Suki-- ni kyuuka : Chapitre 8

Je ne sais pas si je vous l'ai déjà dit mais j'ai écrit le dernier chapitre ainsi que l'épilogue de Hisshi ... La fin a été très dur à écrire et m'a fait beaucoup pleuré mais, finalement, je suis fier de moi ^^ Enfin bon ... Je crois que cela fait longtemps que je n'ai pas mis de chapitre de Sukii qui attend pourtant depuis plus longtemps [Aki : Tu as toujours eu un sens des priorités un peu particulier --"] C'est Makoto qui me l'a donné, je n'y suis pour rien. [Mako : On ne t'a jamais appris qu'il ne fallait pas dénoncer les autres ?] Nan ^^ Enfin bon ... Un petit chapitre de Sukii avant mon départ en vacances et j'en remettrais après mon retour, promis ^^

Chapitre 8 : 21 Février, la piste noir

Suichi vit Sho jeter discrètement un coup d'œil à sa montre. Il était seulement neuf heures du matin mais il était déjà sur ses skis, en haut des pistes. La jeune rousse savait bien que, si il avait pu, il serait resté dans son lit, bien tranquillement, sous sa couette. Les professeurs leur avaient donné leur matinée de libre avant de partir tous pour la piste noir, l'après midi ... Bien sur, vu la difficulté de la chose, c'était une activité facultative et ceux qui n'en avait pas envi pourrait rester avec Mizuno-sensei, qui avait, d'hors et déjà prévenu, qu'il refuserait d'aller skier cet après midi et profiterait de son temps libre pour aller faire les boutiques dans la ville. Ceux qui avaient, malgré tout, envi de faire du ski, avaient le droit d'aller skier seul, comme la veille, à l'extrême condition de ne rien faire de dangereux. Toutes ces consignes avaient, bien sur, été dicté par Tashimoto-sensei, qui faisaient une fixation sur l'état de santé des élèves et se baladait toujours avec une trousse de premier secours ... Même lorsque l'infirmière était là.
De tous ses amis à qui la roussette avait demandé « vous venez skier ? », il n'y avait que Sho qui avait accepté de l'accompagner, mais elle savait que c'était plus pour être avec elle que parce qu'il désirait vraiment faire du ski. L'adolescent avait vu qu'elle allait se retrouver toute seule et il avait probablement eu peur qu'elle ait un accident et avait décidé de venir avec elle pour l'aider si il devait lui arriver quoi que se soit. Il ne lui avait rien dit mais la jeune fille le connaissait depuis longtemps et connaissait par cœur sa façon de penser. Il n'agissait que très rarement dans son propre intérêt et elle ne comptait plus le nombre de fois où elle lui avait dit d'arrêter d'être trop gentil avec les autres, sans pour autant arriver à un quelconque résultat.
Un frisson parcourut la lycéenne lorsqu'elle reporta son regard sur la piste rouge. Il y avait déjà pas mal de bosse et elle ne se sentait pas particulièrement rassurée. En même temps, elle était bien décidé à faire la piste noir l'après midi et ce n'était pas avec ses performances de la veille qu'elle allait y arriver, surtout que Satoshi lui avait raconté comment il avait eu du mal à la descendre avec Ayumu. Elle poussa un profond soupire et essaya de deviner qui allait risquer sa vie en faisant la piste noir l'après midi même ... Puisqu'il y avait Tashimoto-sensei, il allait probablement y avoir Ayasumi Mizuki, qui était très souvent avec le professeur de littérature ... Après, la tendance à faire des choses stupides de Kikuri Michiru le rendait directement candidat à la « descente de la mort » ... Mimomiya Makoto aussi semblait être le genre de personne qui allait venir et Takashi Megumu accompagnerait probablement ses deux amis. Après ... Takamura Kuro avait bien le profile pour les accompagner et elle avait entendu elle avait entendu Hanabi Misaki dire qu'il viendrait. Chez les filles, elle ne voyait que Ashizawa Ayumi qui pourrait être intéressé par un truc pareil ... Sakura lui avait déjà dit qu'elle ne le sentait absolument pas de faire un truc pareil et Satoshi lui avait répondu qu'il l'avait déjà fait la veille. Quand à Ayumu ... Il l'avait regardé avec ses grands yeux tout mignon et avait dit que « Satoshi-nii ne veux pas parce que je me suis fait mal à la langue hier » ... C'était du Satoshi tout craché ça ... Il était tellement surprotecteur qu'il avait décidé pour Ayumu qu'il n'irait pas, une fois de plus, faire une chose aussi dangereuse. En voyant l'air tellement désolé du jeune garçon, Suichi n'avait pas pu s'empêcher de lui tapoter la tête en disant que ça n'était pas grave et que c'était mieux pour lui de s'amuser avec Satoshi, et l'adolescent était parti en souriant rejoindre le brun qui lançait, de là où il était assis, un regard courroucé à la jeune fille qui avait parlé à son protégé sans son autorisation.
Elle s'aperçu soudain que Sho la dévisageait. Il avait cessait de regarder sa montre et ne scrutait plus l'horizon ... Non, il fixait les yeux de Suichi, comme si il avait compris qu'elle était perdu dans ses pensés et qu'elle allait avec besoin d'un coup de main pour l'y déloger. Son regard s'attarda alors sur son petit ami. Il portait un bonnet en laine qu'il avait acheté la veille, de même que les grosses lunettes qu'il portait sur le front, auquel Suichi avait préféré les banales lunettes de soleil qu'elle avait déjà chez elle. Pour ne pas avoir froid, il avait aussi enfilé une grosse polaire dont le colle lui remontait presque jusqu'à la lèvre et qu'il aurait bien aimé coupé, puisqu'il le trouvait trop serré. Il avait aussi opté pour un pentalong rembourré que sa mère lui avait acheté l'année précédente, lorsque la météo, toujours aussi nulle qu'à l'accoutumé dans ses prévisions, avait annoncé des températures qui avoisineraient les moins dix degrés ... Il n'avait d'ailleurs pas eu moins de douze degrés tout cet hivers là et Sho n'avait jamais eu l'occasion de porter son pentalong pour sortir le week-end.
Dans le regard de son petit ami, Suichi pouvait lire le désire d'en finir au plus vite pour rentrer ce réchauffer près de la cheminé. Un désire très fort qu'il n'osait pas exprimer à voix haute. Elle regarda donc de nouveau la piste et, pour répondre à la prière muette de l'adolescent, appuya sur ses bâtons pour entamer la descente.

Misaki

Hanabi Misaki passa un regard circulaire dans la chambre qu'il partageait avec Yamashita Tomoki, qui était allongé sur son lit, en train de lire un roman policier bien trop long pour la petite tête de Misaki, qui détestait lire. L'adolescent avait perdu ses gants. Il se souvenait très nettement les avoir posé dans la chambre la veille, après être rentré du ski, mais n'avait pas la moindre idée de l'endroit où ils étaient, maintenant. Qu'est ce qu'il avait bien pu en faire ? Il allait en avoir besoin pour descendre la piste noir, et il était bientôt l'heure du déjeuné ! Il réfléchis un moment, assis sur son propre lit et chercha à se rappeler de ce qu'il avait fait de sa soirée de la veille mais il n'y avait pas moyen ... Peut être qu'il avait bu de l'alcool et ne s'en souvenait plus ... Son esprit qui aimait divaguer lui rappela quand mêmes qu'ils était avec leur professeur et qu'il était impossible de boire si les professeurs, et Tashimoto-sensei en particulier, étaient au même étage que lui, puisqu'ils avaient fait des rondes une grande partie de la soirée pour voir si tout le monde allait bien ... Alors, pourquoi n'avait il plus aucun souvenir de cette satané soirée ? Ah ! Si ! Il y avait quelque chose dont il se souvenait ! C'était ce plat qu'on leur avait servit la veille ... Les crêpes. Il avait bien fahi être traumatisé en voyant la confiture et les autres ingrédients sur la table mais finalement, ce qu'on lui avait servit n'avait pas une tête si bizarre et on n'avait pas voulu l'empoisonné. En fait, il avait même eu l'impression d'avoir une omelette sucrée dans son assiette et ça ne lui avait pas déplu. Par contre, il s'était bien gardé de mettre quoi que se soit à l'intérieur, hormis du sucre.
Misaki était probablement l'un des seul, avec Kikuri Michiru, qui avait déjà fait du ski avant de venir ici, aussi était il confiant quand à la descente de l'après midi. Une piste noir ? Il en avait déjà fait plusieurs ... Il avait cinq ans la première fois qu'il avait skié ! Certes, il n'en avait plus fait depuis qu'il vivait seul, mais le ski, c'était comme le vélo ... On oublis pas comment on fait ! Pour preuve, la veille, il n'avait fait qu'une seule chute, après avoir buté contre une plaque de verglas. Ses amis avaient été drôlement impressionnés et lui, qui était d'habitude celui qui admire les autres, était bien content d'être le centre de l'attention, même si ce n'était qu'un petit moment vu que le sauvetage de Michiru lui a bien vite volé la vedette.
En résumé, il n'avait pas peur du tout de ce qui l'attendait sur les pistes, cet après midi. De toute façon, Tashimoto avait lui-même dit qu'il était nul en ski et qu'il ne venait que pour accompagnait, donc ça ne serait pas honteux de se casser la figure, car ça allait probablement souvent lui arriver. Mais il ne se sentait pas d'affronter les pistes de ski, la neige et le froid des hauteurs sans une paire de gant ... Et la sienne restait décidément introuvable. Il avait regardé sur son lit, sous son lit, sur le radiateur de la chambre, à côté de la fenêtre ... Il avait même vérifié si il ne les avait pas, tout simplement, mis dans la poche de son manteau, mais rien. Où donc avait il pu les ranger si ce n'était à aucun des endroits où il avait regardé ? Bien sur, il avait de l'argent pour acheter une nouvelle paire de gants, bien sur, ses gants étaient vieux et usés, ils avaient appartenu à son père, et il serait bien qu'il pense à en changer un jour mais malgré tout, il y tenait à sa paire de vieux gants ! C'était un peu son « porte bonheur des pistes » ! Ils avaient commencé à les porter dès ses six ans, sans faire réellement attention au fait qu'ils étaient bien trop grands pour lui et ne pouvait pas imaginer le ski sans ses fidèles gants porte bonheur !
Désespéré, il commença à fouiller dans sa valise. Peut être les avait il tout simplement rangé à l'intérieur ... En tout cas, il priait pour que personne n'ait eu l'idée stupide de les mettre à la poubelle ! Si jamais une quelconque personne avait osé faire une chose pareil, il allait entendre parlé du pays ! On ne jette pas les affaires des autres, c'était une règle de vie bon dieu !
Misaki était tellement occupé à mettre la chambre sans dessus dessous, qu'il n'avait même pas remarqué que Tomoki avait arrêté de lire et le regardait à présent d'un air intrigué. Tomoki faisait parti des garçons de la classe qu'on cataloguait comme « timide » et il n'osait pas trop adresser la parole aux autres, aussi ne savait il pas trop quoi dire pour proposer son aide.

- Tu cherches quelque chose ? Finis t'il par lâcher.
- Mes gants ! Pesta Misaki en retournant sa valise, un rien agacé par cette interruption.
- Je sais où ils sont ...

Misaki dévisagea des yeux l'adolescent qui s'approchait de l'armoire, se retenant de clamer « t'aurais pas pu le dire avant ?! ». Il sorti alors la paire de gants amoché qu'il avait, visiblement, posé à côté de ses affaires.

- Tu les avais oublié près de la cheminée hier, alors je les ai remonté ... Mais ça m'est sorti de la tête ... Désolé.

Misaki ne savait pas trop quoi dire ... Visiblement, il avait sauvé ses gants mais les démonstrations d'affection, ça n'était pas trop son truc, surtout avec Tomoki qu'il avait tendance à trouver trop sage. Aussi se contenta t'il de lâcher un « merci » avant de commencer à s'habiller.

Makoto

Makoto était allongé sur son lit, les écouteurs sur les oreilles, coupés de tout ce qui se passait à l'extérieur. Il lisait un livre de Takeshima Hirumi, un auteur dont il était fan depuis un long moment maintenant. A côté de lui, Mizuki et Arumi étaient plongés dans la lecture de son manuscrit. On aurait pu croire qu'il serait inquiet de savoir ce qu'il avait à en dire, mais pourtant, il semblait se désintéresser totalement de leur correction. Bien sur, leur avis était important à ses yeux mais pas jusqu'au point qu'il allait rester derrière eux et dire toutes les cinq minutes « Ah, non ... Là, vous n'avez pas bien compris ! » ... Un travail pareil avait besoin d'être fait dans le calme et il n'allait pas les déranger juste pour leur expliquer qu'ils n'avaient pas le même point de vu sur telle ou telle phrase ... Non, Makoto n'était pas comme ça. Il n'avait pas peur de leurs critiques car il savait que même si ils étaient tous les deux ses amis, ils restaient objectifs dans ce genre de situation ... Il leur faisait confiance et écoutait leur conseil sans les couper. Mais lorsqu'ils lisaient, s'arrêtant parfois sur certain mot, Makoto restait en retrait, dans son coin.
La musique était tellement forte qu'elle menaçait de le exploser les tympans à n'importe quel moment. Il aimait écouter la musique à fond ... Peut être parce qu'il était un peu sourd, tout simplement. Il avait toujours plus de mal que les autres à entendre ce qu'on lui disait mais il n'y prêtait pas tellement attention. Il s'intéressait plus à la chanson qui disait « Let's the sun shine !!! » d'une voix particulièrement ridicule et à son livre qui parlait d'un amour perdu et d'une histoire de guerre ... Probablement pas le meilleur de l'auteur, mais c'était Takeshima Hirumi quand même, alors Makoto lisait quand même. Si on se mettait à vraiment réfléchir, on réalisait que l'adolescent n'avait pas grand-chose en commun avec les autres lycéens de son âge. Il avait déjà un boulot, et qui lui rapportait assez pour payer son loyer, ne vivait plus dans sa famille depuis longtemps mais avec son petit ami avec qui il avait une relation durable et il était toujours calme et impassible ... Peut être parce qu'il n'avait pas eu une enfance des plus banale non plus, mais il était devenu mature plus rapidement qu'un grand nombre de personne. Mais malgré tout, même si il avait toujours nourrit le désire de pouvoir se débrouiller tout seul, il n'avait pas voulu grandir aussi vite - même si il était toujours aussi petit en taille, ce qui ne semblait pas l'importuner plus que ça, même quand on lui faisait des remarques moqueuses ou l'appelait « chibi-tan » - et ne voulait pas devenir un adulte. C'était aussi probablement un contre coup de l'attitude de son père, qui l'avait dégoûté des adultes. Bien sur, il adorait Arumi, mais le professeur de littérature était encore très jeune et se conduisait comme un gamin alors il ne le considérait pas vraiment comme un adulte. Et il était différent des autres adultes qu'il connaissait. Il était gentil, toujours à l'écoute et calme quoi qu'il arrive ... Et puis il y avait aussi le fait qu'il était l'amant de son meilleur ami ... Ils étaient obligés de se côtoyer alors autant qu'ils apprennent à s'apprécier, c'était nettement plus simple.
La musique changea brusquement pour un rythme plus lent et mélancolique dont les paroles, décidément de plus en plus pitoyable, se résumaient à « mon chéri m'a quitté hier et je ne m'en remettrais pas ! » mais Makoto ne se demanda même pas « pourquoi diable ai-je une chanson aussi pourris sur mon MP3 ? ». Makoto écoutait souvent des musiques qu'il considérait comme nullissime, ou pire, peut être parce que c'était distrayant et que les paroles, tout en donnant envi de rire, montrait un peu ce que ressentait le compositeur. Celle-ci, par contre, atteignait des sommets et la voix mielleuse de la chanteuse - qui chantait d'ailleurs d'affreusement faux - eu vite fait d'irriter les oreilles, pourtant peu sensible, de Makoto qui poussa un soupire et posant son livre et en cherchant à tâtons son MP3 qui, en toute logique, devrait se trouver au bout du fil des écouteurs. Il l'attrapa rageusement et regarda un peu les titres qu'il avait dessus ... Il se rendit soudain compte qu'une grande partie des titres qu'il avait mis était des daube qui ne c'était jamais vendu ... Pourquoi écoutait il toujours des chansons aussi incroyablement ratées ? Par pitié pour les chanteurs ? Probablement pas ... Makoto ne connaissait pas vraiment la pitié alors on pouvait l'exclure. Peut être était ce tout simplement parce que c'était des chansons qu'il était qu'elle n'allait pas le déranger en plein milieu de sa ligne lorsqu'il lisait ... Elles étaient tellement pourries qu'il ne risquait pas d'avoir une envie soudaine et irrépressible de les chanter, comme c'était parfois le cas avec la bonne musique ...
En levant les yeux, il réalisa que Mizuki avait lâché sa lecture et se tenait à côté de lui, vraisemblablement désireux de lui parler. Afin de l'entendre correctement, Makoto retira ses écouteurs et posa son regard sur son ami.

- Je disais, repris alors l'adolescent qui semblait avoir déjà parlé avant, même si le petit blond ne l'avait pas entendu, que c'est l'heure de manger.

A cette annonce, Makoto posa ses écouteurs sur le lit et se dirigea vers la porte, d'un pas qui n'était pas pressé, même si il était en retard à table.

Arumi

Arumi regarda le plat qu'on leur avait servit et auquel il n'avait pas touché. C'était pourtant quelque chose qu'il connaissait ... Des râmen ... On ne pouvait pas rêver d'un plat plus normal mais l'estomac d'Arumi était tellement noué qu'il ne pouvait rien avalé. Mais qu'est ce qui lui avait pris ! En entendant que Takahata Satoshi et Sasaki Ayumu avaient tenté la piste noir la veille, certain, et Mizuki en particulier, avait manifesté le désir de faire de même ... Mais Arumi avait eu tellement peur qu'ils leur arrivent quelque chose qu'il avait immédiatement proposé de les accompagner ... Les autres professeurs avaient rient de cet excès de zèle et bien qu'il ne voulait pas abandonner ses élèves à leur triste sort, Arumi regrettait un peu sa décision ... Il skiait très mal et ne se voyait pas du tout descendre la piste noir ! Il allait mourir de peur et ça allait plutôt être à ses élèves de l'aider ! Pourquoi diable avait il proposé de les accompagner ? Il allait être incapable de tenir debout ... En voyant l'heure où ils iraient tous sur les pistes arriver, Arumi fut brusquement pris de nausées, bien qu'il ne montra à personne à quel point il se sentait mal. Son cœur lui faisait mal et battait la chamade et il ne releva même pas la remarque de Mizuki qui lui disait qu'il était extrêmement pâle ...

- Sensei ... Vous êtes sur que vous n'êtes pas malade ?

En entendant la voix de Mizuki et le mot « sensei », Arumi pris conscience de l'endroit où il se trouvait ... Non ! Il ne devait pas faillir à son devoir de professeur ... Et surtout, il devait protéger Mizuki, quoi qu'il arrive ! Et puis ... Il voulait être près de Mizuki le plus possible. Il ne voulait pas le laisser seul, il ne voulait pas le partager ... Il savait que de tel pensé était égoïste, mais que pouvait il faire contre ? Il aimait Mizuki ... Son corps, son sourire, la façon qu'il avait de passer sa main dans les cheveux quand il était gêné, son regard profond et ses joues rougies lorsqu'il lui disait « je t'aime ». Il aimait tout en Mizuki et il ne voulait pas risquait de tout perdre si Mizuki avait un accident de ski ! Il fallait qu'il vienne avec lui ! Plus que son devoir de professeur, c'était son devoir d'amant qui lui dictait sa conduite au moment où il remonta dans sa chambre pour se changer.
Il regarda autour de lui. Dès leur arrivé, Mizuno et Arumi avait bien pris soin de délimité l'espace de chacun, mais quand on y réfléchissait, il avait été inutile de leur part de faire une limite avec leur deux valises puisqu'il suffisait en fait de regarder l'état de la moitié de chambre pour savoir à qui elle appartenait. Celle d'Arumi était bien rangée, les vêtements posés sur une chaise, les livres rangés sur le bureau ... Du côté de Mizuno, on avait l'impression qu'une tornade était passé et avait tout balayé, ou plus, tôt retirer toutes les affaires de sa valise pour les éparpiller un peu partout dans la pièce. Tout en ce disant que Mizuno n'avait décidément aucun sens de l'organisation, Arumi attrapa les vêtements qu'il avait prévu de porter aujourd'hui. Il s'était acheté une combinaison de ski et un chapeau ... Avec ça, il était sur de ne pas avoir froid. Il pris ensuite ses gants et descendit les marches d'escalier pour attendre les élèves ... Il avait un peu d'avance mais il n'était plus aussi inquiet à propos de la piste noir ... Après tout, ça n'était pas bien grave si il tombait et se ridiculisait ... Si il se faisait mal et s'il avait froid ... Le plus important, c'était de passer un bon moment avec Mizuki, de s'amuser avec ses élèves et de leur permettre de faire ce qu'il souhaitait sans danger !
Il poussa un profond soupir ... La piste noir ... ça n'était pas si effrayant ... C'était juste de la neige avec plein de bosse, des virages et très en pente ... Même si il tombait, il aurait mal ... Au pire, il se casserait une jambe ... Mais il n'y aurait pas de quoi en faire un flan ... Peut être était il juste trop simplet comme Mizuno le lui disait souvent ... Mais si il pouvait être avec Mizuki, alors peut importait qu'il se casse la figure encore et encore ... Se serait toujours plus amusant que de rester allonger avec un bouquin ... Parce qu'il serait avec Mizuki et que ça leur ferait des souvenirs.
Lorsqu'il releva les yeux, qu'il avait, entre temps, baissé sur ses chaussures, il remarqua que tous ceux qui étaient venu le voir pour lui dire qu'il voulait venir étaient présents. Michiru surexcité. Il mit ses doigts « V » et s'exclama :

- Alors sensei ? Vous êtes prêt ?

Arumi hocha la tête ... Ce coup ci, il n'avait plus peur ...

Ayumi

Le voyage pour les pistes semblait affreusement long ... La veille, il lui avait parut plus rapide mais aujourd'hui, elle se rendait compte qu'ils étaient loin des pistes ... Ils avaient pris le car, puisque c'était plus facile avec les skis, mais l'idée que, la veille, Tashimoto-sensei avait fait le même chemin à pieds suffis à calmer l'impression d'ennuie qu'elle n'arrivait pas à réfréner. A côté d'elle, Megumu feuilleté un magasine de manga et derrière, Makoto et Mizuki discutaient des dernières sorties mangas ... Elle était donc entouré d'otaku ? Elle serait bien allé du côté « Yokoyama, Mitoreno », mais elle craignait de déranger le petit couple, quand à Hanabi, il semblait essayer de se défaire de Kikuri qui voulait absolument qu'il lui parle des sentiments qu'il éprouvait à l'idée que c'était bientôt le retour vers l'école. En entendant ça, le regard d'Ayumi, ce qui n'échappa pas à Tashimoto-sensei, qui était assis juste devant elle mais jetait souvent des regards vers l'arrière pour vérifier si tout allait bien.

- Et bien ... Que t'arrives t'il Ashizawa ? Tu te sens mal ? Lui demanda t'il en le remarquant.
- Je me posais une question sensei ... Vous êtes vieux ...
- Hé ! J'ai seulement vingt-trois ans ! Je ne suis pas « vieux », je suis adulte !

Voyant que la jeune fille ne s'était même pas moquée de lui à la remarque, ce qu'elle avait pourtant l'habitude de faire, Tashimoto compris que son problème était peut être plus sérieux qu'il ne l'avait crus et il s'excusa de l'avoir coupé avant de lui promettre que, cette fois, il l'écouterait calmement et sans rien dire avant d'avoir son accord.

- Non ... C'est juste que je me demandais ... commença la jeune fille en rougissant un peu. Comment peut on avoir envi de passer sa vie dans une école ? Vous aimiez tellement ça ?
- Hum ... soupira le professeur en réfléchissant un moment. Oui ... J'aimais bien l'école. C'était l'occasion de revoir mes amis ... D'ailleurs, je crois bien que grand frère de Mitoreno-kun a été dans ma classe à une époque ... Mais la raison pour laquelle je voulais devenir professeur, c'est que j'avais envi de pouvoir aider les enfants ... L'école, c'est un endroit où on échappe aux parents ... On peu parler plus librement généralement ...
- Alors c'est vrai ce qu'on dit ? Demanda Ayumi, un soupire espiègle se dessinant sur son visage.
- Qu'est ce qu'on dit ? Soupira Tashimoto en sentant qu'il allait en prendre pour son grade.
- Mizuno-sensei répète tout le temps que Tashimoto-sensei est professeur uniquement parce que c'est un simplet idéaliste ... rigola l'adolescente. On dirait qu'il a raison ... Je connaissais des professeurs qui le faisaient pour gagner de l'argent, ceux qui voulaient apprendre des choses aux autres ... Mais aider les élèves ... Sensei, si il y a bien une personne a qui les élèves ne veulent pas parler, ce sont leurs professeurs !

Elle éclata d'un rire qui fit que tout le monde la fixa du regard un moment avant de retourner à leur conversation. Elle vit Tashimoto se frotter l'arrière de la tête un petit moment, comme si il ne savait pas trop quoi répondre à ça, et ne savait pas vraiment si elle avait raison où pas ... Elle ne vit même pas que Michiru avait arrêté sa conversation avec Makoto et la regardait à présent. Au bout d'un petit moment, il soupira et décida de prendre la parole.

- Je ne pense pas d'être simplet est un défaut ... J'aime bien ça moi. Je trouve que sensei ne serait pas sensei si il n'avait pas ce petit côté qui fait qu'il veut toujours aidé les autres ...

Ayumi hocha la tête ... Le petit ne devait pas avoir tord ... Si Tashimoto-sensei n'était pas toujours en train d'essayer d'aider les autres, il ne serait pas aussi gentil et elle n'aimerait probablement pas autant la littérature ... Ce qui faisait de Tashimoto-sensei ce qu'il était, c'était qu'il toujours trop gentil ...

Michiru

Michiru s'arrêta après avoir passé une dizaine de bosses. Il était le seul, avec Hanabi Misaki, à être encore debout. On voyait bien qu'ils étaient les deux seuls à avoir déjà été sur des skis avant aujourd'hui et Michiru ne résista pas à la tentation de prendre quelques photos de ses camarades de classe. Mimomiya Makoto était en effet en train de faire du sur place depuis bientôt cinq minutes, persuadé qu'il avançait mais ayant, visiblement, trop peur pour passer la première bosse. Non loin de lui, Ayasumi Mizuki semblait avoir décidé de descendre la piste sur les fesses et ne c'était pas relevé depuis sa première chute et avançait en poussant sur ses mains et en avançant les pieds de temps en temps. Yokoyama Suichi, qui en était à sa quinzième chute, était, indéniablement, celle qui était la plus courageuse puisqu'elle passait son temps à tomber et à se relever, le tout sans jamais se plaindre. Mitoreno Sho, qui semblait être venu uniquement pour veiller à ce que Suichi ne fasse pas n'importe quoi, passait son temps par terre et commençait déjà à pester contre la neige qui glissait. Tashimoto-sensei, de son côté, se débrouiller mieux qu'il ne l'aurait cru mais s'obstinait à rester à côté de Mizuki comme si il avait peur qu'il lui arrive quelque chose. Ashizawa Ayumi était probablement celle qui se débrouillait le mieux. Elle n'était tombé qu'une dizaine de fois et était bientôt arrivé à la hauteur de Michiru et Misaki. A côté d'elle, même Takashi Megumu, qui ne se débrouillait pas si mal, était plutôt mauvais. Il fallait dire qu'elle avait une façon de descendre fluide et on sentait qu'elle ne se laissait pas dépasser par la peur.
Michiru lâcha brusquement son appareil, qui cogna douloureusement sur sa poitrine, étant attaché au cou de l'adolescent. Il venait de ce rendre compte qu'il n'avait pris que des photos d'Ayumi. Pourtant, habituellement, son sujet favori, c'était Makoto, non ? Il aimait l'embêter et le provoquer ... Le prendre dans des situations ridicules et se moquer de lui ... Le voir sourire comme n'importe quel adolescent lorsqu'il était avec ce troisième année ... Alors pourquoi est ce que, tout à coup, il se mettait à s'intéresser autant à Ayumi ? Déjà, c'était une fille et, en général, il était toujours mal à l'aise lorsqu'il fallait prendre des filles en photos, mais en plus, les photos n'étaient pas difficile à prendre, alors qu'il aimait les photos pour lesquels il fallait prendre des risques ... ça n'était pas du tout dans ses habitudes de mitrailler une fille de photo ... Il avait l'impression d'avoir changé, brusquement ... Qu'est ce qui lui arrivait ? Et pourquoi son cœur battait plus fort dans sa poitrine ? Il pensait pourtant que sa grippe était définitivement guérie, alors pourquoi ? Voilà qu'il commençait à éprouver des sentiments qu'il ne connaissait pas, et qui était presque aussi agréable que lorsqu'il était sur le point de prendre une belle photo ... Il n'était pas habitué à se sentir comme ça et, lui qui n'avait jamais été gêné, n'arrivait plus à regarder la jeune fille. Elle ne lui avait pourtant rien fait ... Alors pourquoi ?

- Kikuri-kun ? Tu vas bien ? Tes joues sont rouges, tu es encore malade ?

Avant qu'il n'ait le temps de dire quoi que se soit, Ayumi, inquiète, était venue jusqu'à lui ... Elle posa sa main sur le front de l'adolescent dont le teint passa brusquement à l'écarlate sans qu'il ne sache pourquoi et sans qu'il ne puisse rien y faire. Inquiet de cette réaction, il repoussa la jeune fille qui tomba, les fesses dans la neige.

- Ne me touche pas !
- Qu'est ce qui t'arrive Kikuri-kun ? Demanda Makoto qui, ayant compris qu'il se passait quelque chose d'important, avait retiré ses skis pour descendre plus rapidement.

Michiru ne répondit rien mais il se sentait vraiment mal ... Qu'est ce qui lui arrivait ? C'était vrai ça ? Il n'avait pas l'habitude d'être comme ça ... Habituellement, il aimait être avec les autres, il ne les rejetait pas aussi violemment qu'il venait de le faire avec Ayumi ... Mais quand il la regardait, il se sentait mal ... Avant qu'il n'ait eu le temps de faire quoi que se soit, il senti qu'il allait pleurer ... C'était quoi ça ? Il ne pleurait jamais normalement ... Même quand il se faisait mal ... Mais là ... Et il avait brusquement chaud ... Pourtant, la température ne semblait pas avoir augmenté ... Il fit un pas en arrière, oubliant qu'il était sur des skis, et son pied butta sur Misaki, qui s'était assis. S'étalant de tout son long, Michiru se retrouva dans la poudreuse qui eurent tôt fait de calmer les bouffés de chaleur qu'il avait eu.

Megumu

Takashi Megumu retint un rire en voyant Kikuri Michiru tomber dans la neige. Contrairement à tous les autres qui observaient la scène sans comprendre, il n'avait eu aucun mal à réaliser que Michiru avait, tout simplement, senti des sentiments inhabituels l'envahir ... Dans le cas présent, il était presque sur que ça avait un lien avec Ashizawa Ayumi ... Michiru n'avait jamais éprouvé d'amour pour personne et, hormis Makoto, il semblait n'être intéressé par personne en particulier. Hors, la douzaine de photo qu'il venait de prendre d'Ayumi ne lui avait pas échappé. Si le sourire béa qu'il avait pendant qu'il appuyait sur le déclencheur. Bien sur, sans aucun antécédent amoureux, Michiru ne pouvait pas comprendre ce qui lui arrivait et qu'est ce qu'il était en train d'éprouver ... Mais pour Megumu, qui avait tout compris, la scène était particulièrement comique. Il connaissait ce genre de sentiment ... Michiru ne pouvait même plus regarder Ayumi dans les yeux et paniquait ... Il avait éprouvé la même chose avec Shûichi, qu'il avait pourtant considéré comme un ami pendant très longtemps.
Malgré tout, la scène cessa très vite de l'amuser et il retira, à son tour, ses skis, pour aller à la hauteur de Michiru afin de l'aider à se relever, puisqu'il semblait complètement sonné. Il c'était peut être cogné la tête par terre en tombait, mai il avait plutôt l'impression qu'il avait surchauffé, à trop penser. En même temps, il comprenait un peu ce que pouvait éprouver Michiru. Son seul amour avait toujours été le danger, alors aimer une fille, c'était tout nouveau ... Et pire encore, avoir une petite amie ou une relation amoureuse n'était pas du tout adapté à son style de vie dangereux. Si quelqu'un apprenait qu'il était amoureux, on risquait de faire du mal à Ayumi, vu le nombre de personne qu'il c'était mis à dos au fur et à mesure de sa vie ... Et de toute façon, connaissant le côté buté de Michiru, il se doutait sans peine qu'il ne voudrait jamais accepter ce genre de sentiment, aussi, le plus simple était peut être de ne rien lui dire ... Le laisser dans l'ignorance était cruel mais tellement plus reposant ...

- Vous pensez qu'il va ? Demanda Mizuki en arrivant, enfin, à sa hauteur, toujours sur les fesses après s'être laissé glisser le long de la piste.
- Je me demande surtout ce qui lui a pris, soupira Tashimoto Arumi. A mon avis, il n'a rien du tout, à par peut être une petite bosse ... Par contre, comprendre ce qui lui est passé par la tête pour qu'il te pousse comme ça, c'est une autre histoire ... Il est quelqu'un d'ouvert en général ...

Megumu n'en croyait pas ses oreilles. Il ne pensait pourtant pas être la seule personne lucide, mais il était visiblement le seul à avoir compris ce qui c'était passé ... A moins, bien sur, que se soit lui qui soit dans l'erreur ... Quoi qu'il en soit, il allait maintenant falloir attendre que Michiru se réveille pour continuer à skier. Il s'assit alors dans la neige, espérant qu'il se dépêcherait de finir sa sieste.

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