Suki-- ni kyuuka : Chapitre 7

Allez ! Je pense que c'est le dernier chapitre que je mettrais pour ce soir ... Peut être autre chose la semaine prochaine ... En fait, je ne suis pas encore sur de moi ... Mais pour ce soir, je suis trop fatigué ... Je suis tellement creuvé ... Enfin bon ... Je crois que je ne vais pas me coucher trop tard ce soir (c'est à dire avant l'aube :p) ... Mais j'ai envi de faire un autre truc avant ^^ [Aki : Je te paris que tu seras pas couché à 3h !] Tu vas arrêter de toujours te moquer de moi ? ce que tu peux être mesquin par moment ! [Mako : J'avoue que je suis d'accore avec Akihito ...] Le monde entier est contre moi T^T

Chapitre 7 : 20 Février, soirée crêpe

 

Suichi remonta dans sa chambre dès son arrivé à l’hôtel. La neige qui s’était collé à ses cheveux et à ses vêtements à chacune de ses chutes avaient maintenant fondu, ce qui rendait ses vêtements humides … Et comme si cela ne suffisait pas, le vent de la tempête de neige lui donnait froid un peu partout où elle avait été mouillé ... Aussi ne rêvait elle plus que d’une chose : prendre une bonne douche chaude ! Peut être même pourrait elle profiter les sources chaudes dont leurs professeurs leur avaient parlé ! Oui ! C’était une bonne idée ! Elle avait justement apporté un Yukata dans ses affaires, alors, pourquoi ne pas profiter de la chaleur d’une source chaude ? Sans compter que ça lui éviterait probablement une bonne pneumonie, qu’elle ne tarderait pas à avoir si elle restait dans cette tenue plus longtemps. Sans attendre l’arrivé de Sakura, elle entra dans la salle de bain et se déshabilla avant de se sécher rapidement. Elle était en train d’enfiler un pentalong en tissus fin lorsque Sakura. Elle attacha alors rapidement le noeud qui servait à serrer son pentalong et ouvrit sa valise pour chercher son yukata, ainsi qu’une autre serviette, sous le regard étonné de sa camarade de chambre à qui elle ne tarda pas de donner une explication :

 

- Sakura, ça te dirait qu’on aille profiter des sources chaudes qu’ils ont dans l’hôtel ? On pourrait se réchauffer un peu et plus ça nous détendra avant le repas … Surtout qu’avec cette tempête de neige, on va avoir besoin de chaleur !

- Oui mais … Tu ne penses pas que la source sera fermée avec le temps qu’il fait ? Demanda la jeune fille en se demanda à quoi servirait la source chaude si la neige tombait dans l’eau.

- Nous, j’ai regardé sur un plan, expliqua la rouquine en lançant une serviette jaune sur le lit. Elle est à l’intérieur alors il n’y a pas le moindre problème.

 

Tout en disant ça, elle se retourna vers l’adolescente qui accepta, alors, sa proposition. Sakura n’avait même pas pris la peine d’entrer dans la salle de bain et s’était changée directement dans la chambre, sans s’occuper du fait que la jeune fille pouvait la voir. Très rapidement, elle se retrouva avec juste une culotte bleu avec des petits ours dessus et un soutient gorge vert pomme, qui n’allait pas du tout ensemble. Suichi soupira en sortant, afin, son yukata à bleu de son sac … Sakura ne changerait décidément jamais ! Elle avait de la chance d’être tombée sur sa meilleure amie et pas une parfaite inconnue (même si il n’y avait pas réellement de « parfaite inconnue » dans leur classe) puisqu’elle était du genre à se changer sans s’occuper des gens qu’il y avait autour d’elle … C’était d’ailleurs une des choses qui la rendait aussi amusante … Elle se fichait de tout et agissait un peu à l’instinct … Ou était elle tout simplement stupide ? En tout cas, elle avait toujours du mal à croire que cette petite fille qui avait tendance à ne pas se préoccuper du regard des autres étaient aussi celle qui la ramenait à l’ordre lorsqu’elle séchait les réunions du comité.

Sakura, de son côté, ne semblait guère gênée d’être observée par sa camarade de chambre et était en train d’enfiler un short dont Suichi ne comprenait absolument pas pourquoi elle l’avait pris avec elle. En même temps, lorsqu’elles étaient sur les pistes, il ne lui avait pas semblé de Sakura ait froid … Peut être que son amie résistait bien aux températures froides … Elle avait vécu à Hokkaido pendant un an après tout, alors c’était bien possible. Enfin, Sakura sembla prête à accompagner son amie. Elle tenait dans ses bras une serviette bleu clair que Suichi lui avait offerte lorsqu’elles étaient encore en primaire, ainsi qu’un vieux Yukata de la même couleur que son soutien gorge, et cela n’aurait pas étonné la rouquine d’apprendre qu’il avait, un jour, appartenu à la grand-mère de Sakura, dont la jeune fille semblait avoir hérité cette manière de vivre dans un monde un peu à part. Tout en pensant à cela, Suichi réfléchit un moment, tout en se dirigeant vers la salle, au rez de chausser, où était censé se trouver les sources chaudes, à la famille de son amie. Sakura avait vécu à Hokkaido jusqu’à ses sept ans, année où elle a rencontré Suichi pour la première fois. La rouquine savait aussi qu’elle avec sa grand-mère, sa mère et qu’elle avait deux sœurs. Une qui était plus grand et vivait à en moment en Amérique, s’appelait Miyuki … Sa plus jeune sœur avait l’âge du petit frère de Suichi et son nom était Myoko … Elle savait aussi que ses parents étaient divorcés … Elle soupira à pensant à une telle situation familiale. Elle avait connu Miyuki et la jeune fille aidait beaucoup sa mère lorsqu’elle était encore là, aussi, la famille avait un peu de mal à gérer son départ …

 

- Shû !!! La dernière à l’eau est une limace des neiges ! Plaisanta Sakura en se plantant devant la porte de la source chaude.

 

Makoto

 

Makoto avait eu la même idée que Suichi lorsqu’il était rentré et Mizuki, Megumu et lui se regardaient désormais en essayant de faire abstraction de Michiru, qui gardait son appareil photo avec lui, même lorsqu’il allait dans ses sources chaudes. Les trois garçons espéraient qu’il allait vite renoncer à son progrès de les prendre en photo dans la source chaude. Après tout, chacun des garçons, moins pudique que les filles qui prenaient leurs serviettes même dans l’eau, étaient totalement nus et n’avait pas particulièrement envi de commencer une carrière de mannequin pour des pornos gays … Surtout Megumu, qui aimait les filles ! Makoto soupira en mettant sa main devant son visage lorsque l’objectif de Michiru se pointa sur lui. Décidément, ce garçon était une véritable plaie ! Il était toujours à courir partout, à faire n’importe quoi, à chercher le danger … Mais pourtant, Makoto n’arrivait jamais à lui mettre un bon vieux crocher du gauche. Il se contentait de souhaiter qu’il arrête ses bêtises et, parfois, qu’il meurt dans d’atroce souffrance. Outre le fait que, malgré son côté masochiste, Michiru était quelqu’un de très attachant, l’adolescent se dit que la raison était peut être qu’il lui rappelait ses premières années, à l’époque où sa mère était encore en vie. Jusqu’à ses quatre ans, lui aussi était du genre à faire n’importe quoi, sans penser à conséquence … Puis sa mère était morte et son père avait pris sur lui pour s’occuper de « son fils ». C’était à partir de ce moment que le lycéen avait commencé à se fermer aux autres. La mort de sa mère l’avait beaucoup affecté et il avait commencé à avoir peur de s’attacher aux gens … Ou plutôt, peur de perdre les gens auxquels ils s’attachaient … Ashizawa Ayumi était le parfait exemple de ce qu’il redoutait le plus.

Makoto renonça soudain à l’idée qui lui avait, un moment, effleuré la tête … Non, décidément, balancer Michiru à l’autre bout de la pièce pour qu’il reste dans les vapes au moins jusqu’au moment où il enfilerait son Yukata marron … Celui qu’Akira avait, fourbement, rangé dans sa valise alors qu’il avait le dos tourné … Finalement, ça n’était pas si mal en fait … Il n’y avait rien de tel qu’un bon bain chaud et un yukata lorsqu’on revenait d’une journée éprouvante, cela était bien connu ! Non pas que cette journée l’ait fatigué … Le problème venait surtout du fait que, depuis qu’il était arrivé à l’hôtel, il ne cessait d’éternuer et Michiru lui avait, plusieurs fois, fait remarqué, qu’il avait le nez un peu rouge … Le petit blond n’avait jamais supporté les températures extrêmes, aussi bien trop chaude que trop froide … Et visiblement, il ne lui avait pas fallut longtemps avant d’attraper un rhume. « Saloperie de neige » ne pu t’il s’empêcher de penser tout en plongeant son corps dans l’eau jusqu’au menton. Tomber malade maintenant, ça n’était vraiment pas sa veine ! Ici, il y avait Arumi et, même si il l’appréciait vraiment, il allait forcément vouloir lui donner des médicaments … Hors, si il y avait bien une chose que Makoto détestait plus que la foule … C’était les médicaments ! Makoto maudissait leur inventaire et lui promettait, chaque fois qu’il était contraint d’en prendre, de lui faire subir les pires tortures de cette terre. Mais en même temps … Arumi n’avait probablement pas pris de médicaments contre le rhume dans ses valises, aussi, il avait encore une faible chance de s’en sortir sans devoir avaler une de ces poudres répugnantes … Car, de toute façon, Makoto ne savait pas avaler les comprimés, alors les médicaments qu’on lui donnait, après l’avoir attrapé et attaché pour qu’il arrête de se débattre, était obligatoirement en poudre, sinon il ne pouvait pas les prendre … Après, les deux fois où il s’était retrouvé à l’hôpital, les médecins n’y étaient pas allé par quatre chemins et lui avaient caremment fait une piqûre … Après, les médoc’ entraient dans son sang par un truc qui s’appelait … Une intraveineuse ? Le jeune métisse n’en était plus tout à fait sure et de toute façon, il s’en fichait ! Il détestait ces machins, quel que soit leur nom !

 

- Makoto, tu veux bien sortir un peu ta tête de l’eau que je puisse prendre une photo ?!

- Mais bien sur … Et tu veux peut être que je pose aussi, pendant que tu y es ! Un truc bien sexy ! Je pose pas pour les photos pornos, baka !

 

Parfois, lorsqu’il était avait Michiru, il avait un peu honte de sa faiblesse. Les deux adolescents n’étaient pas solidement battit mais Makoto avait une connaissance des art martiaux qui lui aurait facilement permis de faire taire Michiru … Pourtant, lorsqu’il était près de lui, bien qu’il veille le faire taire, bien qu’il lui arrivait de souhaiter qu’il se casse la figure dans les escaliers … Finalement, il était incapable de lui faire le moindre mal … Et puis … Il ne connaissait rien de Michiru. Sa famille, sa vie … Pour être devenu ce qu’il était maintenant … Qu’est ce qu’il avait bien pu traverser ?

Tout en pensant à cela, et en oubliant soudain la présence de l’appareil photo, qui n’hésiterait pas à prendre de jolis clichés, Makoto sorti de la source comme on sort d’une piscine et, sans se soucier un seul moment du fait qu’il était nu et des regards que sa peau laiteuse semblaient susciter, il quitta la pièce pour aller enfiler son yukata … Il avait décidément vraiment besoin de vacances et il se promis d’en demander à son éditeur, une fois son projet terminé.

 

Kuro

 

Takamura Kuro ne pu s’empêcher de quitter Miyagi Izumi du regard lorsqu’il vit Mimomiya Makoto entrait dans la salle où se tenait plus de la moitié de la classe, car elle était la seule avec un feu de cheminé qui ne soit pas à côté d’une porte et, de ce fait, était capable de les réchauffer. Il fallait dire qu’il n’était pas le seul à avoir tourné la tête à l’arrivé du jeune blond et il ne savait pas si la raison était qu’il ne passait pas inaperçu (il n’y avait pas des centaines de japonais androgyne aux cheveux blonds et aux yeux verts rubis), qu’il était particulièrement rare de le voir entrer de son propre chef dans une pièce aussi remplis ou parce qu’il portait un ravissant yukata marron, qui faisait ressortir son côté féminin, qui était encore mouillé. Il venait probablement de prendre une douche, ou revenait des sources chaudes, car il avait de l’eau qui dégoulinait de ses cheveux blonds … Et il était difficile de ne pas trouver une telle image particulièrement sexy. Il essuya d’un revers de manche une goutte qui venait de couler sur son front avant de s’installer devant le feu, si une chaise que personne n’avait encore réquisitionné, sans s’occuper des regards qui étaient fixés sur lui ou du fait qu’il n’avait pas pris le temps de se sécher. Quel que soit l’endroit d’où il revenait, en tout cas, il avait dû s’y passer quelque chose car il semblait plutôt en colère … Mais, peut être était ce qu’il était fatigué ou peut être était ce seulement la chaleur de la pièce, mais l’adolescent s’endormis rapidement, la tête appuyée contre le bord du fauteuil. Kuro le quitta brusquement du regard.

Il recommença alors à observer Izumi, tout en remettant correctement ses écouteurs sur ses oreilles pour profiter pleinement de la musique de Jpop qui passait en ce moment sur son Ipod qui lui avait coûté tout son salaire de libraire. Car, même si il avait l’air un peu brute et réfractaire au travail, il avait un petit baitô dans une librairie de son quartier, où il se rendait chaque soir après les cours. Il n’aimait pas particulièrement les livres, mais aimait beaucoup l’ambiance de ce petit magasin où il ne passait, habituellement, que des habitués. Au moins, il y avait un endroit où on ne le regardait pas bizarrement, comme si il était sur le point de casser la figure à quelqu’un chaque fois qu’il arrivait quelque chose … Tout le monde le connaissait et semblait l’apprécier … En tout cas, on avait pas peur de lui poser des questions. C’était d’ailleurs là bas qu’il avait rencontré pour la première fois Izumi, qui s’y rendait chaque semaine pour voir les nouveautés … Ils étaient en troisième année de collège lorsqu’il l’avait vu pour la première fois, et il en était tombé amoureux au fil de l’année … Aussi, quel n’avait pas été sa surprise en voyant qu’ils étaient, non seulement dans le même lycée, mais aussi dans la même classe, à la rentré d’Avril ! C’était aussi dans cette libraire qu’il avait parlé pour la première fois à Makoto, ce qui expliquait peut être pourquoi il l’avait fixé à son entré dans la pièce. Il n’était jamais seul et venait chaque week-end pour acheter des livres … Il apportait aussi parfois des bouquins au patron de Kuro. Il s’agissait toujours des mêmes, c’était d’ailleurs des livres qui étaient vendus dans la boutique, aussi l’adolescent avait commencé à s’y intéresser au milieu de l’année précédente. Les livres étaient tous de Sakurato Aoi, une écrivain très en vogue depuis environ deux ans et qui était, d’après une rumeur, encore très jeune. La seule différence des volumes vendus par Iyashiwa-san (il s’agissait du patron de Kuro) et ceux que Makoto apportait, était la petite signature sur la première page, suivit d’un dessin en style manga … Une dédicace de l’auteur elle-même !

Mais malgré la popularité de la jeune femme, Kuro n’avait jamais essayé d’en savoir plus. Peut être que Makoto connaissait un peu Sakurato Aoi, quoi qu’il en soit, tout cela n’était pas ses affaires et il n’avait pas envi de s’en mêler … S’occuper d’une telle histoire ne constituerait qu’une perte de temps, et cette affaire ne l’intéressait d’ailleurs pas plus que ça … Après tout, que pourrait il faire d’une information pareil, lui qui n’était pas fan des ragots ?

Il cessa soudain de penser à cela lorsque Izumi se dirigea vers la cheminé. Visiblement, il recommençait à avoir froid … Kuro aurait tellement aimé osé s’approcher de lui et lui donner une veste … Mais Izumi ne semblait pas l’apprécier, alors il se contentait toujours de le regarder de loin, en silence, comme si de rien était … Il était comme ça. Son regard parcouru le lycéen de haut en bas … Il était en train de passer une main dans ses cheveux noirs qui lui tombaient toujours devant les yeux et qu’il était forcé d’attacher pendant les contrôles. Pendant qu’il laissait sécher sa combinaison de ski verte pomme, il avait enfiler un jeans noir et un tee-shirt gris à manche longue, par-dessus lequel il avait rapidement rajouté un gros gilet bleu … Visiblement coordonner les couleurs n’étaient pas une passion et il avait probablement juste pris les premiers vêtements qui lui étaient tombés sous la main. Il était vraiment mignon, en train d’essayer de se réchauffer un peu. Mais il cessa brusquement de le reluquer en silence en entendant Kikuri Michiru arrivait … Si il voulait éviter d’être pris en photo, il valait mieux qu’il retourne dans sa chambre tant qu’il en avait encore le temps … C'est-à-dire avant que Michiru n’arrive à sa hauteur !

 

Michiru

 

Michiru n’accorda même pas un regard aux personnes présentes dans la salle. Il n’était pas venu prendre des photos, il était juste venu s’excuser auprès de Makoto … C’était il une première pour lui, qui avait l’habitude d’agir comme bon lui semblait. Il n’avait probablement jamais demandé « pardon » avant aujourd’hui … Il avait tendance à se moquer de ce que les autres attendaient de lui et, après tout, si il les décevait, ce n’était pas sa faute mais la leur, à eux, qui avaient trop attendu de lui ! Pourtant, cette fois, il était conscient d’être allé un peu trop loin avec les photos dans les sources chaudes et il se rendait bien compte que Makoto avait raison d’être énervé après lui. Il avait un petit ami et il n’avait probablement pas envi que tout le monde puisse voir son corps dans ces conditions … D’ailleurs, Michiru avait remarqué qu’outre sa peau très pâle, Makoto avait des marques à certains endroits, qui n’avait probablement pas été provoqué par un amant qui avait oublié que les cours de sport existaient. Des cicatrices qui devaient remonté à trois ou quatre ans, mais qui, pourtant, était encore bien visible … Oui … Il devait y avoir des choses sur Makoto qu’il ignorait et que l’adolescent n’était pas désireux que l’on découvre …

Mais maintenant qu’il était dans la salle, il ne savait pas trop comment s’y prendre. Et puis surtout, il ne savait pas si Makoto accepterait qu’il lui adresse la parole où si il partirait sans rien dire … Il ne savait pas non plus comment on devait s’excuser dans ce genre de cas. Devait il se courber à 90° comme il voyait parfois des gens de la classe le faire après s’être endormis pendant un cours ? Devait si bredouillait qu’il ne recommencerait plus jamais ? Non … Il ne pouvait pas faire une chose pareil parce qu’il se connaissait … Il était sur que si, un autre jour, il en avait l’occasion, il la saisirait et reprendrait des photos du lycéen … Mais il ne pouvait pas s’empêcher d’embêter Makoto. Il était tellement étrange, à s’isoler des autres … Bien sur, Michiru n’aimait pas non plus quand il y avait trop de monde mais, hormis le fait qu’on le traitait de masochiste, il était plutôt apprécié dans la classe. Makoto ne semblait même pas s’intéresser à ce que les autres pensaient de lui et restait toujours dans son coin, avec les stars des troisièmes années, Ayasumi Mizuki, Takashi Megumu et le professeur de litérature. Il était vraiment particulier et Michiru mourait d’envi de comprendre ce qui l’avait rendu comme ça et pourquoi il lui semblait toujours que l’adolescent cachait quelque chose de triste … Et ce soir, il avait eu l’impression d’en entrevoir un bout en voyant les cicatrices qu’il avait sur son torse. Peut être s’était il fait kidnapper quand il était petit, ou peut être était il juste maladroit. Il avait aussi une autre idée mais elle le terrifiait trop pour qu’il ne puisse que l’imaginer un instant … Parce que si Makoto avait été frappé par ses parents quand il était plus jeune, ça expliquait tellement de chose, comme le fait qu’il vive avec ce troisième année ou la haine qu’il vouait à l’ensemble de la famille Mimomiya … Mais en même temps … Des parents qui maltraitent leurs enfants, s’étaient vraiment trop dure à imaginer, même pour lui, et il se sentait mal pour Makoto rien qu’en y pensant.

Il poussa un profond soupire et ce remis à réfléchir à sa façon dont on devait s’excuser dans ce genre de circonstance … Il aurait bien demandé de l’aide mais Michiru était comme ça … Il se débrouillait toujours seul, refusait tout assistance et était persuadé de pouvoir toujours régler tous ses problèmes tout seul … La cicatrice qu’il avait au bras droit aurait pourtant dû lui rappeler qu’il ne pouvait pas toujours s’en sortir sans aide ! Après tout, ce jour là, il avait bien fahi y passer ! Mais il n’avait visiblement pas retenu la leçon et continuait de foncer en solo … Peut être qu’en fait, il attendait qu’un jour, un groupe soit plus fort que lui et qu’il y passe … Peut être voulait il juste se tester … Lui-même n’en avait aucune idée … Il ne s’était d’ailleurs jamais posé la question du « pourquoi » et s’était contenté de dire « je n’aime pas demander de l’aide » … C’est tellement plus simple lorsqu’on ne veut pas d’explication ! Il n’avait décidément jamais retenu les leçons de la vie ! Il s’approcha de Makoto sans savoir ce qu’il allait dire.

 

- Eto … Makoto … Pour tout à l’heure, je sais que je n’aurais pas dû … Je ne peux pas te promettre que je ne recommencerait pas, je me connais et je ne tiendrais pas parole … Mais … Je suis désolé !

 

Il se courba et regarda ses pieds pendant plusieurs secondes avant d’entendre un petit bruit qui lui fit relevé la tête … Makoto riait ? Alors ça lui arrivait à lui aussi de réagir comme un être humain normal ? En tout cas, ça le rendait encore plus mignon … Et il semblait apprécier la franchise du futur photographe car, même si il dû tendre l’oreille pour l’entendre, Michiru était sur que Makoto avait dit « merci » !

 

Mizuki

 

Mizuki n’avait pas vraiment réagit au brusque départ de Makoto. Il avait l’habitude que celui-ci agisse comme il le sentait et le comportement de Michiru l’avait visiblement énervé … Il se contenta dons de sortir à son tour et de s’essuyer un long moment. Contrairement à Makoto, qui ne s’inquiétait jamais de ce que l’on pouvait dire sur lui, Mizuki n’avait pas envi qu’on le voit encore mouillé et dégoulinant d’eau … Sans compter que c’était le meilleur moyen pour attraper une pneumonie ou tout simplement un rhume … Quoi qu’il ne pu s’empêcher de penser que la perspective d’avoir un rhume pouvait être une bonne chose puisque Arumi ne s’occuperait que de lui jusqu’à son rétablissement et cela n’étonnerait personne … Tout en pensant cela, il soupira et enfila un pentalong très fin qui ne le protègerait probablement pas du froid si il s’avisait de sortir, ainsi qu’une petite veste faite dans la même matière. Il s’agissait de vêtement chinois, souvenir d’une époque où ses parents avaient encore le temps de s’occuper de lui, et lui rapportaient parfois des souvenirs de leurs voyages d’affaire. Une époque lointaine et décidément révolue. Lorsqu’il avait essayé de les appeler, la veille, au lieu d’être autour du téléphone pour attendre son coup de fil, comme l’avait fait les parents de Megumu, il avait eu l’impression de les déranger durant quelque chose d’important et qui devait probablement être une règlement de compte … « Un de plus », manqua t’il de penser tout haut …

Mais il avait à présent d’autre chose à penser que ses malheurs personnels. Il alla retrouver Makoto dans une sorte de petit salon, où l’adolescent semblait avoir retrouvé son expression impassible. Il portait un yukata marron qui avait probablement été enfilé à la va vite et était mouillé à plusieurs endroits. Il eu envi de rire en voyant son ami dans un tel état. Certes, la chaleur du feu et de la pièce avait, en grande partie, réussi à le sécher, mais l’eau continuait de couler de ses cheveux et il ne sembla même pas s’en rendre compte. Il connaissait Makoto et se doutait que, si il avait été avec Akira, le petit ami de son camarade lui aurait fait la morale pendant un long moment tout en lui frictionnant les cheveux jusqu’à ce qu’ils arrêtent, au moins, de goutter ainsi sur ses épaules. Peut être qu’en ce moment, ce qu’il pouvait faire pour rendre Makoto heureux, c’était agir comme Akira l’aurait fait …

Il prit la serviette qu’il avait posée sur ses épaules et la posa sur la tête du petit blond qui lui jeta un coup d’œil étonné. Visiblement, il venait de se reconnecter à la réalité. Pas trop tôt !

 

- Non mais vraiment ! Le sermonna Mizuki tout en mettant sa main derrière sa tête dans l’espoir de se donner de la contenance. A quoi tu penses Makoto ! Tu vas attraper froid si tu ne te sèches pas complètement, et ça sera moi qui me ferais gronder par Akira ! Je te rappel qu’il m’a confier de te surveiller !

 

Makoto ne répondit rien mais Mizuki cru apparaître sur ses lèvres, juste l’espace d’un instant, un sourire reconnaissant. Il avait probablement besoin de chasser un moment l’image d’Akira de son esprit … De mémoire, c’était la première fois que ces deux là étaient séparés aussi longtemps. Makoto et Akira vivaient ensembles, passaient les fêtes ensembles … Il était considéré par la famille Tekemoto comme un membre à part entière et était invité aussi souvent que le véritable membre de la famille Tekemoto. Partir aussi longtemps … Makoto ne devait pas avoir l’habitude … Il se demandait aussi si ce n’était pas dû au fait qu’Akira avait tendance à toujours le garder près de lui … Peut être qu’il y avait une sorte de dépendance maintenant, et qui marchait dans les deux sens … Quoi qu’il en soit, le petit blond lui faisait de la peine. Il savait que lorsqu’il se leva, s’était pour retourner dans la chambre et travailler sur le manuscrit de Ichigo ga suki, mais ça ne l’empêcha pas de le prendre par la main pour le conduire dans la salle où, dans moins de dix minutes, aurait lieux le repas. Déjà, plusieurs personnes de l’hôtel et deux ou trois élèves de l’école, étaient installés. Mais il y avait aussi du sucre, de la confiture … Autant d’ingrédient qu’ils pourraient rajouter sur leurs « crêpes ». Mizuki se faisait toujours lui-même la cuisine, depuis qu’il avait dix ans en tout cas … Aussi se préparait il, la plupart du temps, essentiellement des plats faciles … Riz blanc, Yakitori, nouilles instantanés ou Soba …  autant de plat qu’il avait la certitude de réussir … Par contre, les crêpes … Il n’en avait jamais goûté …

 

Yuri

 

Tamagoto Yuri jeta un coup d’œil inquiet à la crêpe qu’un serveur, un jeune homme d’une vingtaine d’années, à l’air absolument charmant, hormis le fait qu’il y apportait un plat bizarre, lui avait servit. Qu’est ce que ça pouvait bien être que ça ? D’après les professeurs de la classe de première année, les français aimaient bien en manger et il s’agissait d’une recette bretonne … Savoir où était la Bretagne ne rassura pas plus Yuri qui continuait d’observer son plat avec appréhension. Ce bidule plat et rond qu’elle avait dans son assiette lui paraissait étrange et elle ne savait pas si elle ne risquait pas une intoxication alimentaire en mangeant ça ! Terrifiée, elle jeta un regard à Miyazawa Irie. La jeune déléguée avait probablement décidé de donner l’exemple et, bien qu’elle puisse lire un brin de peur de l’inconnu sur son visage, Yuri vit son amie attraper le pot de confiture qui était le plus proche d’elle et commença à tartiner la pâte qu’on lui avait apporté, avec l’air le plus calme qu’elle arrivait à faire dans cette situation. La connaissant, Yuri ne doutait pas qu’Irie avait lu de nombreuse chose sur la façon dont il fallait manger ce plat, il n’empêche qu’en la voyant plier sa crêpe, elle la trouva un peu bizarre. Après tout, depuis le début, elle avait essayé de se rassurer en se disant que c’était comme un Okonomiyaki, en moins épais … Mais on ne pliait pas un Okonomiyaki …

Yuri vit la déléguée prendre un couteau et une fourchette, et elle remarqua au passage que, contrairement à elle, Irie semblait savoir s’en servir, et lorsqu’elle s’apprêta à mettre le morceau qu’elle avait coupé dans la bouche, la jeune fille attrapa le sucre qui se trouvait à côté d’elle … Elle ne voulait pas que son amie soit la seule à risquer sa vie ! C’était ce qu’elle s’était dit en commençant à sepoudrer sa crêpe de cristaux blancs, un peu comme la neige … Et en mangeant une première bouchée, elle eu la surprise de sa vie … C’était bon ! Sérieusement ! Elle avait eu vraiment peur, avait frôlé la crise cardiaque mais désormais, elle était pleinement rassurée … Elle repris maladroitement ses couverts et en coupa un autre morceau, cette fois ci imité par plus de la moitié des élèves … Visiblement, en mangeant, elle avait réussi à convaincre tout le monde qu’il n’y avait rien de dangereux dans ce plat, sauf peut être la peur de l’inconnue … D’ailleurs, elle s’aperçut très vite qu’à part Hanabi Misaki, qui regardait toujours son assiette avec un mou de dégoût, et Mimomiya Makoto, qui s’était endormis, la tête dans la crêpe qu’on lui avait servit, tout le monde avait commencé à manger, sans plus aucune crainte ! En fait, une grande partie de la classe semblait même trouvé ça bon et en redemandèrent … Mizuki, qui était assis entre Makoto et Tashimoto-sensei, était en train de manger sa troisième lorsque le petit blond entrouvrit les yeux pour murmurer un faible « j’ai faim » avant de se rendormir aussitôt, ce qui fit rire toute la table, y compris ceux qui n’était pas du lycée mais seulement d’autre client de l’hôtel, sauf Tashimoto qui se leva, secoua l’adolescent un moment et le raccompagna dans sa chambre … Irie non plus n’avait pas ris, mais Irie ne riait pas souvent, au grand malheur de Yuri, qui aurait aimé la voir plus joyeuse …

Tashimoto revint, à peine cinq minutes plus tard, en soupirant … Visiblement, il avait dû batailler pour que Makoto ne se cogne pas contre les murs en avançant, et ne s’endorme pas debout dans les escaliers … Décidément, même ce garçon, pourtant si sérieux, pouvait devenir un phénomène de cirque … Mais très vite, cela n’intéressa plus Yuri, qui reporta ses yeux sur son amie, qui buvait tranquillement un verre de jus de fruits qu’elle s’était servit … Elle n’avait pas décroché un mot de la soirée … Peut être était elle en colère contre elle, bien que la jeune fille aurait bien été incapable d’en expliquer la raison. Et puis, au moment de retourner dans les chambres, Irie se retourna vers son amie :

 

- Au fait … Merci d’avoir mangé avant moi tout à l’heure … Je voulais essayé de rassurer les autres, mais j’avais plus envi de vomir qu’autre chose … Tu m’as sauvé !

 

Les joues de Yuri rougirent de plaisir, mais elle ne trouva rien à répondre … En fait, peut être qu’Irie était tout simplement maladroite pour ses démonstrations d’affection …

 

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