Suki-- ni kyuuka : chapitre 6

Je ne me souviens plus du tout dans quel état j'étais lorsque j'ai écrit ce chapitre mais je me souviens que c'est peu après que j'ai commencé à écouter les cd Drama de Viewfinder ... Et c'est à la suite de ce chapitre que je me suis réellement mis au CD Drama yaoi ^^ En réalité, le chapitre en lui même n'a rien à voir avec cela mais bon ^^ [Suza : ... Quand vas tu fais réparer la touche majuscule du pc ?] Je ne la ferais pas réparer ... [Suza : T'as l'intention d'acheter un nouvel ordinateur ?] J'ai l'intention de passer toute ma vie à économiser pour un PC portable code geass ... Sinon ... Je sens que la rentrée va être dur ... Je n'ai plus l'habitude d'avoir une semaine complète. On a d'abort eu une sortie et comme j'étais malade, j'ai passé ma matinée à l'infirmerie (semaine 1), puis on a eu des interview à faire pour les TPE donc on a loupé presque toute la journée du jeudi (semaine 2), ensuite, il y a eu le conseil de classe donc pas cours le vendredi après midi (semaine 3) et le prof d'éco a été absent toute la semaine ou presque (semaine 4) et enfin, la prof de math était à des obsèques (semaine 5) ... Sur 6 semaines, on en a une une de normal !

Chapitre 6 : 20 Février, sur les pistes (partie 2) :

 

L’air froid faisait trembler Suichi. Elle venait de se casser la figure en beauté et, la tête dans la neige, elle tenta de se relever, aidé de Mitoreno Sho, pendant que Sakura allait chercher l’un de ses ski qui s’était décroché lors de sa chute. Elle eu un soupire de soulagement lorsque, une fois sur ses pieds, elle réalisa qu’elle était encore en un seul morceau. Pendant un instant, elle avait cru qu’elle s’était cassé tous les os du corps entier, même si – si il avait été là – Makoto lui aurait dit qu’il y avait tellement d’os dans le corps que s’était impossible. Elle était encore en vie, voilà qui était une excellente nouvelle … mais malgré tout, elle était obligée d’admettre que le ski était beaucoup plus compliqué que ce qu’elle avait toujours cru ! Douée en roller, elle s’était imaginée qu’elle n’aurait aucun problème pour skier comme un professionnel … elle était bien loin de la vérité, comme le montrait la dixième gamelle en moins de quinze minutes.

 - Tu vas bien Shû ? Tu est sur que tu ne veux pas terminer à pieds ? Lui demanda Sho, commençant à être un peu inquiet de l’état de sa petite amie.

- Hors de question ! Répliqua Suichi en remettant le vilain ski qui avait continué de dévaler la piste sans sa propriétaire. J’ai bien l’intention d’y arriver avant la fin du séjour alors peu importe que je rentre après la tombée de la nuit mais en tout cas, je descendrais jusqu’au bout !

 Si les groupies de la rouquine avaient été là, on aurait alors entendu un « kyaaaa ! » collectif. En effet, sa persévérance était probablement l’un des traits de caractère qui plaisait le plus chez les filles qui lui tournées autour. Car, si Suichi avait l’habitude de sécher les réunions du conseil des étudiants, elle n’abandonnait jamais quelque chose une fois qu’elle l’avait commencé. Que se soit un exercice de mathématique (que qui, généralement, prenait assez longtemps) ou une partie de jeu vidéo. Il était d’ailleurs probable que se soit ce trait de caractère qui fasse de la jeune fille ce qu’elle était, c'est-à-dire la meilleure de sa classe en sport – sauf pour les art martiaux où Mimomiya Makoto mettait facilement la pâté à n’importe qui et qui pouvait se montrer vraiment effrayant lorsqu’il était énervé.

Suichi regarda le reste de la piste en se disant que, finalement, commencer par une piste bleu, ça n’avait peut être pas été le meilleur choix de sa vie. Ça n’était pas tellement que s’était difficile mais … s’était déjà bien en pente et les plaques verglas étaient monnaies courante ! C’était d’ailleurs généralement elle qui était responsable des chutes de la jeune fille. Malgré tout, elle se remonta le moral en ce disant qu’elle n’était pas la plus stupide de la classe puisqu’elle avait vu Kusanagi Naomi, suivit de près par Mashimoto Kazuya, dévaler la piste en criant à qui veut l’entendre (et il était préférable de l’écouter vu la situation) : « dégager le passage ! J’ai pas trouvé les freins » … d’ailleurs, le bruit de chute dans la poudreuse quelques minutes plus tard témoigna du fait qu’elle avait, finalement, trouvé un moyen de s’arrêter, même si ça n’était pas celui qu’on aimait utilisé et celui pratiqué par les plus grand skieur. Le deuxième détail qui remonta le moral à la jeune rousse, s’était que, d’après les panneaux, elle n’avait plus que quelques mètres avant de rejoindre la piste verte. Elle pourrait alors obliquer et finir sa descente sur une surface plus praticable, où en tout cas, plus facile à pratiquer … et sans plaque de gèle tous les deux centimètres !

 - Bon … S’exclama la jeune fille tellement fort qu’elle manqua de faire tomber Sakura qui ne s’y attendait pas, je crois qu’il est temps de reprendre la route si nous voulons arriver avant demain matin, qu’en pensez vous ?

 Ses deux amis hochèrent la tête en signe de consentement et ils recommencèrent leur descente. Même si elle ne l’aurait jamais avoué, Suichi était un peu jalouse de la simplicité avec laquelle Sho et Sakura avaient appris à glisser sur la neige. Il n’avait déjà plus aucune difficulté alors qu’elle n’arrivait toujours pas à tenir debout plus de quelques minutes ! Mais enfin, voilà que la piste verte était en vue … elle allait peut être s’en sortir en vie finalement …

 Satoshi

 - Satoshi-nii … je ne suis pas sur que ça soit une bonne idée de prendre par là … tu ne tiens même pas sur tes skis …

- Ne t’en fait pas Ayu-Ayu ! Le meilleur moyen d’apprendre, c’est de faire directement les pistes difficile … Et puis, tu es avec moi donc je dois te protéger !

 Même si il disait ça, Takahata Satoshi était conscient qu’il avait fait une bêtise en prenant la piste noire … que lui-même se casse la figure dans un ravin, ça ne lui faisait ni chaud ni froid, mais si s’était à Sasaki Ayumu que ça devait arriver … surtout que, comme Ayumu l’avait relevé, il avait beaucoup de mal à tenir sur ses skis, contrairement au petit garçon qui semblait très bien se débrouiller, à sa grande surprise. Il avait voulu faire son malin mais finalement, il se retrouvait dans une situation peu enviable et était mort de peur à l’idée qu’il arrive quoi que se soit à son protégé. Si jamais Ayumu se blessait en tombant dans la neige, il ne se le pardonnerait pas, même si pour le moment, l’adolescent l’attendait plusieurs mètres plus bas, assis sur la souche d’un arbre, visiblement inquiet pour son « grand frère ».

Si ses souvenirs étaient bons, il était tombé amoureux d’Ayumu en première année de collège. Il était arrivé d’Osaka en milieu d’année et avait vite était choisis comme « souffre douleur attitré », à cause de son accent et de son visage féminin … c’est comme ça que les plus crétins de la classe avaient abandonné leurs attaques incessantes contre Kikuri Michiru, qui n’en avait de toute façon rien à faire (il se contentait toujours de répondre que les vieux Yakuza qui lui courait après pour les photos étaient plus inquiétant qu’une bande de gamin de 13 ans, désireux de faire la loi), et avait commencé à embêté Ayumu. Il n’avait pas fallu longtemps pour que Satoshi se retrouve mêler à cette histoire. Il était déjà, à cette époque, le meilleur ami de Mitoreno Sho, et ainsi quelqu’un de proche de Yokoyama Suichi … et si il y avait une chose que Suichi ne supportait pas, s’était rester sans rien faire pendant que les autres avaient des problèmes. Ainsi avait elle mêlé Satoshi à une bagarre contre la bande de crétin. Après cela, Ayumu était resté attaché à Satoshi et avait commencé à l’appeler « grand frère ». Dans cette situation, il n’avait pas fallu longtemps pour que Satoshi ne tombe amoureux du jeune adolescent au visage d’ange et au regard perdu dans le vague.

Aussi avait il passé tout le reste de sa première année collège à essayer de faire sourire Ayumu, ce qu’il avait finalement réussi à faire au prix d’immense effort et après lui avoir hurlé dessus … Le pire, c’était que son première sourire ne lui avait même pas été adressé ! Il avait été pour Suichi, qui avait retrouvé sa carte d’étudiant dans laquelle il gardait une photo très précieuse que Satoshi n’avait jamais réussi à voir … visiblement, s’était quelque chose d’interdit … probablement la photo de la personne dont il était amoureux, donc probablement pas une photo de lui … rien que d’y penser, Satoshi était déprimé …

 - Satoshi-nii !! Est-ce que ça va ?

 Satoshi mangeait de la neige … il n’y avait pas tellement d’autre expression qui pouvait illustrer ce qui était en train de se passer. Il était tombé, la tête la première dans la poudreuse. L’avantage dans cette situation, s’était qu’Ayumu ne voyait pas son visage enflammé. C’était pareil à chaque fois qu’il se souvenait de cette année là … Pourtant, il n’avait pas de raison de rougir, alors pourquoi est ce que ça le mettait dans un état pareil ? Quoi qu’il en soit, lorsqu’il sortit la tête de la neige, il frappa son front très fort contre le menton d’Ayumu qui avait abandonné ses skis contre la souche et était venu en courant pour voir si il allait bien, comme en témoignait ses vêtements qui s’était couvert de neige lorsqu’il était tombé (vous avez déjà essayé de courir avec des chaussures de ski ?!). Satoshi ne savait pas sur quoi se concentrer en premier … Sa tête douloureuse ou le sentiments de joie qu’Ayumu se soit inquiété pour lui. Mais ce fut finalement la troisième option qui l’emporta lorsqu’il vit la neige se tacher de rouge là où Ayumu avait toussé.

 - Qu’est ce qui t’arrive Ayu-Ayu ? Tu t’es fait mal ? Tu saignes …

- Ah, ça … répondit le jeune garçon, qui était parfois beaucoup plus mature qu’il en avait l’air, ça n’est rien. Je me suis un peu coupé à la langue mais rien d’inquiétant. Ça va cicatriser tout seul !

 Le sourire dont il gratifia Satoshi eu finalement raison de lui et l’adolescent pris la grande décision de continuer à descendre la piste à pied pour éviter d’avoir un accident. Normalement, on pouvait rejoindre la piste bleu en continuant tout droit …

 Makoto

 Tashimoto Arumi avait finalement fini par utiliser le télésiège pour rejoindre Mizuki, Makoto et Megumu, qui commençaient vraiment à s’ennuyer, assis dans la neige froide. A cette pensée, Makoto soupirait. Mais à quoi pensait il donc ? La neige était toujours froide de toute façon, alors il n’avait pas besoin de le préciser. Comment ça s’appeler déjà ce genre de chose ? Un pléonasme non ? Quoi qu’il en soit, ça n’était pas vraiment le genre de tournure qu’un écrivain reconnu était sensé utiliser … Et depuis que Makoto avait commencé à écrire, il faisait attention à tout ce qu’il disait, toutes ses pensés et aussi ce qui se passait autour de lui. Il avait besoin de se renseigner sur tout, de façon à ce que ses personnages soient le plus réel possible et utilisent des mots que des adolescents étaient habitués à utiliser. Bien sur, à cause de cette façon qu’il avait de toujours tout analyser, il était devenu encore plus taciturne, mais lui s’en fichait complètement. La seule chose qui importait à Makoto dans la vie, s’était de pouvoir toujours rester près d’Akira, et, aux dernières nouvelles, Akira n’étaient pas près de le virer de chez lui, s’était même tout le contraire. Mais là, pour le moment, il lui manquait. Surtout qu’habituellement, le Dimanche, ils avaient tous les deux l’habitude de passer la journée ensemble. Que se soit pour aller faire les courses ou tout simplement regarder les vitrines sans même entrer dans les magasins, ce qui leur importait était simplement d’être ensemble. Bien sur, à cause de l’agoraphobie aigu de Makoto, il fallait éviter les endroits où il y avait trop de monde mais, ce détail mis à part, ils se fichaient de l’endroit où ils allaient …

« On dirait une réplique de conte de fée … tout à fait le genre de phrase que j’utiliserais dans un roman à l’eau de rose pour lycéenne », pensa l’adolescent en faisait attention à la plaque de verglas qui avait bien manqué de provoquer la chute d’Arumi. Il n’arrivait pas à croire que ce genre de chose puisse exister en dehors des mangas. Bien sur, il avait entendu beaucoup de fille le dire … « je pourrais aller n’importe où du moment qu’il est là » …  Mais avant de rencontrer Akira et de vivre avec lui, il n’aurait jamais cru que ce genre de sentiment existe réellement. En même temps, lorsqu’il avait commencé à vivre chez Akira, il avait tendance à n’éprouvait aucun sentiment, si bien qu’il ressemblait souvent à une coquille vide. Surtout après qu’Ashizawa Ayumi ait arrêté de le fréquenter. Mais de toute façon, à cette époque, personne ne se serait inquiété de cette absence de sentiment puisque personne n’approchait jamais Makoto. Il portait toujours des bandages et des marques de coups, si bien que les rumeurs allaient bon train et qu’il faisait peur à l’école entière … dommage que personne n’ait jamais su la vérité … il aurait peut être pu faire coffrer son imbécile de père pour violence … Mais bon … si il avait raconté la vérité, on l’aurait probablement accusé de dire ça pour attirer l’attention. Après tout, les adultes étaient tous persuadés que s’était à ça que servaient tous ces bleus qu’il avait sur le corps. Un professeur le lui avait même dit une fois … « Mimomiya, tu sais, si tu veux qu’on s’occupe de toi, il y a d’autre moyen que de te faire mal … ». A ce moment là, il aurait voulu répondre qu’il n’y était pour rien, mais il avait été tellement choqué par l’idée même que les professeurs puissent penser une chose pareil qu’il était resté la bouche ouverte, sans rien répliquer et sans réagir au « Tu pourrais au moins dire quelque chose » de son professeur … Oui … Quand on y réfléchissait, il était possible qu’il ait eu une enfance douloureuse … peut être même un début d’adolescence douloureuse aussi … Mais il n’avait jamais été du genre à se plaindre à cause de ça. Pourtant, il n’était pas quelqu’un de particulièrement courageux. Mais il ne voulait pas donner à son père la fierté de lui hurler dessus en disant « arrêtes un peu de te plaindre de ta situation et occupes toi des autres ! Tu es vraiment égoïste ! » … Non … Il ne voulait pas donner à son père la joie de le traiter d’égoïste … En fait, son enfance, s’était une sorte de course poursuite contre son père … Celui qui disait ce que l’autre ne voulait pas entendre avait perdu ou plutôt … celui qui donnait à l’autre une raison de dire ce que vous ne vouliez pas entendre avait perdu. Et Makoto avait finalement été plutôt doué à ce jeu là … Mais il avait finalement perdu en quittant la maison pour vivre avec Akira, laissant son père dire à tout le monde qu’il n’était qu’un fils indigne …

Mais Makoto devait décidément être bien masochiste pour repenser à tout cela alors qu’il était entouré de ses amis et qu’il s’amusait, pour la première fois, dans la neige. Surtout qu’il ne se débrouillait pas trop mal sur des skis finalement … Il avait eu peur de se casser la figure mais il avait assez vite compris comment il fallait faire, même si il était pas encore capable de faire comme Kikuri Michiru, c'est-à-dire skier à l’envers. D’ailleurs, l’idée ne l’effleura même pas. Après tout, lui n’avait pas de photo à prendre des gens qui se trouvaient derrière lui et, de toute façon, il n’y avait personne derrière lui … a part un homme qui devait avoir une quarantaine d’années et qui était descendu du télésiège un peu après Arumi …

 - Bon Makoto ! Accélères le mouvement si tu ne veux pas qu’on te laisse seul ici !

 Makoto hocha la tête devant l’insistance de Mizuki. Si il était sur d’une chose, c’est qu’il ne voulait plus être seul !

 Mizuki

 Mizuki était aux anges. On était Dimanche et il était avec son professeur de littérature. Bon, bien sur, il ne pouvait toujours pas se tenir la main, mais s’était la première fois qu’il pouvait s’afficher dehors avec lui. Et même si il ne le montrait jamais, pouvoir passer du temps avec Arumi, dans la rue, au restaurant … c’était important. La seule chose qu’il voulait, s’était rester avec lui, bien sur mais … il était parfois un peu lassé de la cuisine maison que préparait chaque fois Arumi. Bien sur, il savait qu’ils ne pouvaient pas se voir dehors à cause de leur position. Si jamais leur relation venait à être su dans l’école, Arumi se ferait renvoyer, voir pire, et ça, il ne voulait pas que ça arrive. Il n’avait pas envi que la personne qu’il aime perde son droit d’exercer, pour lequel il avait tellement travaillé ! Et ça, il ne voulait pas en être responsable, parce qu’il savait à quel point s’était important pour Arumi. En fait, quand il y réfléchissait, il se rendait compte que toute sa vie tournait autour d’Arumi … Il se conduisait toujours de façon à ce que ça plaise à Arumi, qui, de son côté, faisait la même chose. Il était déjà sorti avec plusieurs filles avant (il était même allé plus loin que sortir avec certaines), mais il n’avait jamais fait attention à ce qu’elle pouvait éprouver. Bon, bien sur, à cette époque, il se conduisait comme un salop, mais malgré tout, le fait qu’il ait changé, n’était ce pas la preuve qu’il aimait vraiment Arumi ?

Mizuki secoua la tête de droite à gauche pour chasser cette idée. Des phrases comme ça, même dans les romans de Makoto, on ne les voyait pas. Il savait qu’il aimait vraiment son professeur de littérature ! Il n’avait pas besoin de discussion psychologique sur le fait qu’il avait changé parce qu’il aimait Arumi ! Il en était conscient ! Oui, il avait arrêté de sortir avec plusieurs filles en même temps parce qu’il aimait Arumi … et qu’il aimait uniquement Arumi. C’était comme ça, il n’y avait même pas besoin de discuter à propos de ça ! C’était comme ça, voilà ! Et d’ailleurs … pourquoi est ce qu’il était en train d’y penser ? Il devrait plutôt se concentrer sur la neige ! Après tout, Arumi avait fahi tomber en glissant sur une plaque de verglas, et si il ne voulait pas que ça lui arrive, il avait intérêt à faire attention !

 - Makoto se débrouille bien, lui confia son professeur en se rapprochant de lui.

 A cette remarque, Mizuki se retourna pour voir son ami. Il était loin derrière eux, il prenait tout son temps, mais il n’était pas encore tombé une seule fois, contrairement à Arumi, Megumu et Mizuki, qui enchaînaient les chutes depuis qu’ils étaient sur les pistes. C’était vrai qu’il se débrouillait bien, même si ça n’était pas un spectacle qu’on regardait pour le plaisir plus de quelques minutes et il était tenté de demander à Makoto si il ne voulait pas de l’aide pour aller plus rapidement … ce qui aurait, de toute façon, été complètement inutile puisque Makoto ne demandait jamais d’aide, sauf pour la correction de ses livres, dont il ne pouvait pas s’occuper seul. De même, il n’acceptait jamais d’aide, même pour réviser les leçons avant un contrôle. Il restait calme et disait, tout simplement « merci beaucoup mais je pense être capable de m’en charger seul. » … comme le disait toujours Akira son comportement, ça n’était pas mignon du tout …

 - Il a quand même l’air de galérer un peu, soupira alors Mizuki en se doutant qu’Arumi attendait une réponse.

- Tu as raison … ça donne envi de l’aider, mais Makoto préfère encore arriver en bas demain matin que d’être aider … il est comme ça.

 Mizuki hocha la tête … oui, Makoto était comme ça. Il était dans son caractère de toujours se débrouiller seul, même si la situation était désespérée. Il n’aimait pas avoir besoin d’aide, il soupirait toujours profondément lorsqu’on lui en proposait … il était tout simplement insupportable, et le pire, c’était qu’Akira disait toujours qu’il aimait ce côté-là de sa personnalité … un peu casse-cou, comme Kikuri Michiru, qu’il passait son temps à critiquer mais que, malgré les menaces qu’il avait proféré à son insu, jamais il ne frappait …

 - Je le trouve vraiment mignon comme ça, affirma alors Mizuki et souriant.

 Et sans prêter attention au mouvement de protestation de son amant, il décida de continuer sa descente.

 Nao

 Matsuhiko Nao remonta encore un peu la fermeture éclaire de sa troisième veste en se demanda pour la quinzième fois de la matinée ce qu’elle faisait là, en haut de ces pistes froides. Elle ne trouva pas la force, une fois de plus, de s’élancer sur les pistes, comme l’avait fait tous les autres élèves (elle était d’ailleurs monté sur les pistes après tout le monde, y compris les professeurs, et seulement parce qu’elle n’aimait pas le gaspillage et qu’elle trouvait stupide d’avoir un passe pour monter si elle ne l’utilisait pas.), malgré les dix fois où elle s’était dit « j’y vais ! » … pourtant, elle savait que plus vite elle commencerait sa descente et plus vite elle serait en bas, assise à un café, avec un thé bien chaud entre les mains … et pourquoi pas plutôt un chocolat ? Elle avait vu un petit restaurant qui en faisait … Et puis … elle pourrait même se laisser aller et prendre aussi des ramen ! Elle avait vu un vendeur lorsqu’elle était sortie de l’hôtel, contre son gré. Sauf que voilà … Elle ne savait pas skier et elle n’avait pas envi de tomber dans la neige ! La neige, c’est super froid et elle n’avait VRAIMENT pas envi de tomber dedans ! C’était le bon plan pour choquer une grippe, ou peut être même pire ! Et comment est ce qu’elle ferait si elle tombait malade ? Est-ce qu’ils avaient tous les médicaments nécessaires ici ?

Après deux secondes de réflexions, elle admis que s’était une stupide inquiétude. Lorsqu’il y avait Tashimoto-sensei, il y avait forcément une trousse de secours pas loin, ainsi qu’un téléphone près à appeler les urgences … il suffisait de voir la vitesse à laquelle il était rentré, la veille, en sachant que Kikuri Michiru était malade ! Tashimoto-sensei était un grand stressé … il aimait vraiment tous ces élèves et vivait dans la peur qu’il leur arrive quelque chose … C’était pour ça que, même si ses élèves se plaignaient parfois des devoirs compliqués qu’il donnait, ça ne durait jamais vraiment longtemps. On n’arrivait jamais à lui en vouloir vraiment et il ne s’énervait jamais réellement, si bien que parfois, certains élèves en profitait … Quand on lui demandait pourquoi il avait voulu être prof, il répondait qu’il aimait beaucoup les enfants (il y en avait même eu qui avait fait des blagues sur le fait qu’ils étaient louches … que des imbéciles) mais pourtant, tout le monde savait qu’il était célibataire et n’avait pas d’enfant … Tout le monde le savait parce que quelqu’un avait entendu le professeur de mathématique lui en parlait. Il lui demandait pourquoi un homme aussi beau et aussi gentil était encore seul … et Tashimoto avait répondu qu’il ne s’intéressait pas à ce genre de chose … quel homme bizarre décidément … Mais c’était parce qu’il n’avait pas la même façon de penser que les autres professeurs que tout le monde l’adorait !

Elle regarda de nouveau la grande piste blanche et hésita à se lancer. En même temps, elle ne pouvait pas rester ici, même si il était probable que quelqu’un finirait bien pour s’apercevoir de son absence … Quoi que … Et si tout le monde s’imaginait qu’elle était déjà rentrée ? Oui, mais sa voisine de chambre réaliserait bien qu’elle n’est pas là … mais elle ne voulait pas embêter tout le monde à cause de ses problèmes personnelles – à savoir le froid – alors il allait bien falloir qu’elle se lance, à un moment ou à un autre … Elle soupira … Qu’est ce qui lui avait pris de monter là haut ? En plus, il commençait à y avoir une sacrée couche de brouillard et la neige avait recommencé à tomber ! C’était bien sa veine ! Dans quelques minutes, elle ne pourrait même plus voir plus loin que le bout de son nez ! Voilà qui allait rendre la descente encore plus facile qu’elle ne l’était déjà ! Elle était vraiment dans la merde, jusqu’au cou ! Comment allait elle se sortir de cette histoire … ou plutôt, comment allait elle réussir à descendre jusqu’en bas pour retrouver les autres, l’hôtel et la cheminée ? Surtout qu’un menu crêpe avait été décidé pour le soir même ! Et elle voulait absolument y goûter !

 - Matsuhiko ? C’est toi ?

 Une voix parvint à Nao alors qu’elle avait perdu tout espoir de s’en sortir … une voix claire un sur d’elle qui ressemblait un peu à une voix d’enfant. Elle ne tarda pas à voir la personne à qui appartenait cette voix, qui ne semblait pas du tout inquiet … Kikuri Michiru …

 - Je suis remonté pour voir si il n’y avait personne de coincer en haut des pistes … Je vais t’accompagner jusqu’en bas, tu n’as pas à avoir peur … et je ne te demande même pas de photo ! Essaye juste de tenir mon écharpe …

 Elle remarqua alors le morceau de l’écharpe que Michiru lui tendait, l’autre bout ayant été attaché à son poignet droit pour être sur qu’il ne le lâche pas … Habituellement, Michiru ne lui aurait pas paru la personne la plus sur mais là … il n’y avait que lui et en plus, il était habitué à toutes les situations alors elle pouvait lui faire confiance. Elle attrapa alors le morceau d’écharpe qu’il lui tendait et hocha la tête.

 Michiru

 Michiru vérifia si son appareil photo était bien accroché autour de son cou puis regarda la piste de ski. Il était remonté en disant qu’il s’occuperait de voir si Matsuhiko Nao n’était pas coincé quelque part – puisqu’elle était la seule à ne pas être redescendu – mais il n’avait encore jamais fait de ski sous autant de neige et on voyait à peine la piste ! Dans de telle condition climatique, il fallait absolument prendre la piste verte, et c’est ce qu’il dit à la jeune fille qui avait l’air terrifié par la situation, et il l’a comprenait.

 - Bon … on va descendre tout doucement d’accore … surtout, tu ne t’en fais pas et tu restes près de moi … Je te promet pas qu’on va arriver en bas en un seul morceau mais en tout cas, je vais tout faire pour ! En plus, si il nous arrive quelque chose, je n’ose même pas imaginer la tête de Tashimoto-sensei … Il risque d’être traumatisé à vie.

 L’adolescent eu un petit rire nerveux. Il savait que ça n’était peut être pas une bonne chose à faire que de dire à Nao qu’il pensait qu’il ne s’en sortirait pas mais il était quelqu’un d’honnête et il ne voulait pas lui mentir. En même temps, Michiru était plus sur de lui qu’il n’en avait l’air. Il s’était déjà retrouvé dans des situations pires que ça après tout, alors ça n’était pas une petite tempête de neige qui allait lui faire peur … quoi que … Entre être bloqué sur une montagne pendant une tempête de neige et être poursuivit par une bande de vieux yakuza, il préférait la seconde option … peut être aussi parce qu’il avait plus l’habitude d’être dans ce genre de situation.

Il poussa un profond soupire et se lança sur la piste, en espérant que Nao allait le suivre et éviterait de rester apathique là haut, sinon, il serait remonté pour rien. Il se disait qu’ils pourraient aussi retirer leurs skis et descendre la piste à pied, mais ça n’était probablement pas plus prudent vu la couche de poudreuse, et en plus, s’était des skis de location et si ils les perdaient, ça allait coûter très chère ! Alors il avait choisi la solution la plus dangereuse peut être, mais qui ne risquait pas de provoquer d’autre dommage qu’une jambe ou un bras casser, et ça, Michiru avait déjà connu pire.

C’est à ce moment qu’il sentit un poids sur sa main où il avait attaché son écharpe, signe que Nao était tombée où s’était arrêtée, en tout cas, il fut emporté en arrière et tomba lourdement sur le sol. Il n’était pas très gros – c’était même l’un des plus petits gabarit de l’école – aussi ne pouvait il rien contre la force d’attraction terrestre et il fut obligé de se massa la tête, qui avait frappé trop fort … En remettant sa main devant ces yeux, il remarqua que ses gants blancs étaient un peu rouge et retint un « putain je saigne » … pas la peine d’affoler Nao plus qu’elle ne l’était déjà … Même si la blessure qu’il s’était fait en heurtant une pierre – il fut tout de même ravi de ne pas s’être cogné plus fort – lui faisait un peu peur, il l’oublia vite et se tira jusqu’à Nao qui s’était cassé la figure en beauté dans la poudreuse.

 - Matsuhiko, ça va ? Tu t’es fait mal en tombant ?

- Hum … gémit la jeune fille en tentant de se relever. Je crois que ça va … la neige a amorti ma chute.

 Michiru avait envi de se dire « pourquoi elle n’a pas fait la même chose avec moi » mais se retint à temps et se contenta de sourire. Même si il avait un peu mal à la tête, il était sincèrement heureux que la jeune fille qu’il était venu aider n’ait rien. Il se releva, tant bien que mal, et tendit sa main à la jeune fille qui n’avait pas encore réussi à se remettre debout, avant de vérifier si son appareil photo n’avait rien … Visiblement, il n’avait aucun dommage mais il s’assurerait plus en détail une fois arrivé dans la chambre à l’hôtel.

Ils avaient déjà beaucoup descendu et un panneau qu’ils croisèrent sur la route leur informa qu’il n’avait plus que quelques mètres avant d’arriver en bas de la piste et, hormis la blessure au crâne de Michiru, qui avait déjà séché, il n’y avait eu aucun problème … Et ce fut avec un grand soupire de soulagement qu’il retira le nœud qu’il avait fait à son écharpe en rejoignant les autres. Tashimoto-sensei semblait soulagé et serra les deux enfants dans ses bras avant de proposer à tout le monde de renter à l’hôtel.

- Je crois qu’on a eu la dose de sensation forte pour la journée alors dépêchons nous de renter au chaud avant de cette tempête ne dégénèrent !

 Michiru, de son côté, faisait un sourire encore plus éclatant que d’habitude. Pour une fois, on ne le regardait pas bizarrement après qu’il ait fait quelque chose de dangereux … Ce coup ci, s’était un héro !

 

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