Suki-- ni kyuuka : chapitre 4

Yooo les gens ! J'uis désolé mais le chapitre de ce mois si est pitoyable --" j'étais à court d'inspiration et pis j'ai perdu toute motivation ... Très franchement, Vous avez probablement devant vos yeux le plus mauvais chapitre de toute l'histoire de Suki- ni kyuuka ... Et je dis ça avec le rouge aux joues ... Non pas de fierté mais de honte --" Je n'aurais jamais pensé pouvoir pondre un jour quelque chose d'aussi ... *va se pendre* [Aki : Ouais, bref, le chapitre est pourris mais bon ... ça change pas tellement de d'habitude en fait ...] *ressucite* ... Bon, je prend note "Akihito Takaba désire couper les ponts avec Asami" ... Faut que je l'appel ... [Aki : *affolé* C'était une blague, elles sont géniales tes histoires ! S'il te plait ! Si tu dis une chose pareil à Asami, il me tue !]


Chapitre 4 : 19 Février, répartition

 

Suichi laissa tombé la lecture d’Ayasumi Mizuki pour regarder par la fenêtre. Il ne neigeait quasiment jamais à Sakurajo et elle était toute emballée d’en voir pour la première fois. Dehors, le paysage était complètement blanc et elle se précipita vers Kikuri Michiru pour qu’il prenne une photo. Elle savait qu’il ne sortait jamais sans son magnifique appareil qui lui avait coûté plusieurs années d’économies et de petit boulot et qu’il adorait s’en servir … Il n’y avait même pas une chance sur dix pour qu’il refuse de lui photographier le paysage de dehors. Elle le remercia quand il lui promis de la lui donner à son retour puis alla réveiller Sho, toujours endormis. Cette fois, il fallait absolument qu’il voie ça ! C’était tout simplement magnifique. Le petit roux ouvrit péniblement les yeux …
Suichi était encore sous lecharme du paysage quand elle descendit du car. Bien sur, le regard de Mimomiya Makoto ne lui échappa pas. Il pouvait faire le dur comme il voulait et donnait l’impression qu’il n’éprouvait aucun sentiment mais il ressemblait à un enfant devant une sucette. Cette fois, ce fut Sho qui courut voir Michiru – tout en s’étalant dans la neige froide. Lui aussi avait vu Makoto et il était conscient que s’était quelque chose qu’on ne reverrait pas souvent et donc, qu’il fallait capturer ! Michiru avait visiblement eu la même idée puisqu’il venait de ressortir son coûteux appareil … ce qui n’échappa pas à Makoto. Toute fois, si il jeta un regard noir à Michiru, il ne répondit rien, comme à son habitude. Décidément, l’apathie de ce garçon était parfois bien difficile à comprendre. Quoi que … pouvait on vraiment appeler ça de « l’apathie » ? Il réagissait, c’était juste qu’il ne montrait pas ses sentiments aux gens avec lesquels il n’était pas intime. Suichi poussa un profond soupire et pris Sho par le bras. Il était temps d’aller voir avec qui elle allait partager sa chambre.


L’hôtel dans lequel la classe était reçue était particulièrement accueillant et on en oubliait vite la froide température qui régnait dehors. Ici, les gens étaient chaleureux et dans l’entrée, un grand feu de cheminer était allumé. Suichi eut un petit sourire en voyant Matsuhiko Nao se précipiter près de la source de chaleur tout en passant sa main dans ses cheveux pour retirer la neige. Elle fut toute fois obligée de s’en éloigner quand Tashimoto-sensei commença à faire l’appel avant de répartir les élèves dans les chambres qui leur avait été assignées. En entendant qu’elle partagerait la sienne avec Sakura, Suichi eu un cri de victoire. Comme toujours, les deux inséparables pourraient rester ensemble. Et elle était soulagée de ne pas devoir dormir avec l’une des filles bizarres qui lui tournaient autour à longueur de journée.


- Sakura, tu viens, on va voir à quoi ça ressemble ?
- Les filles au troisième étage, les garçons au deuxième … Les garçons ont l’interdiction de monté chez les filles. Si il y a un quelconque problèmes, Mizuno-sensei et moi-même seront dans la chambre 206. Si vous vous sentez malade, Tsuzuki-sensei est dans la chambre 208. N’hésitez pas à venir la déranger.

En entendant ça, la rouquine se retourna pour savoir si s’était une blague où si le professeur était sérieux … Visiblement, il n’avait pas dit ça pour plaisanter et semblait particulièrement remonté contre la jeune femme qui le regardait avec des yeux plein de colère. Elle savait qu’il y avait de l’électricité dans l’air entre ces deux là, mais elle n’avait jamais su pourquoi (bien que se doutant que le côté mère poule de l’infirmière devait parfois déranger Tashimoto-sensei qui, étant le plus jeune professeur de l’école, n’était déjà pas à son avantage. Elle décida de ne plus y penser, même si la situation était plutôt amusante, et courut jusqu’au troisième étage pour découvrir comment était sa chambre.

Arumi

Le jeune professeur avait lancé sa remarque d’une voix plus froide qu’à l’ordinaire et ne s’était pas préoccupé du regard noir que lui avait lancé Tsuzuki-sensei. Cette femme était bien gentille, mais il lui était impossible de la supporter. Chaque fois, elle venait dans son bureau et pendant une heure, elle lui faisait la morale sur le fait qu’Ayasumi Mizuki venait chaque jour passer la pause déjeuné dans son bureau. Bien sur, il s’était chaque fois retenu de dire que s’était normal qu’il traîne souvent avec Mizuki car il sortait ensemble. Ensuite, elle lui reprochait son côté laxiste avec les élèves et estimait qu’en temps que professeur principale de classe C, il devait faire quelque chose vis-à-vis de la relation entre Mimomiya Makoto et Tekemoto Akira … Qu’est ce que s’était que cette farce pourrit ? Elle avait quelque chose contre les gays ? Pas de chance, il l’était lui-même, sauf que s’était aussi une chose qu’elle n’avait pas à savoir.
Arumi poussa un soupire d’exaspérement et suivit le flux d’élèves qui montaient s’installer pendant que Tsuzuki-sensei et Mizuno-sensei discutaient avec le patron de l’hôtel. Décidément, pourquoi fallait il qu’il soit devenu adulte aussi vite ? Enfant, il ne rêvait que d’être capable de vivre seul, et maintenant, il désirait redevenir adolescent. La vie était décidément mal faite ! Maintenant, il était capable de se rendre compte de tout ce qu’il avait loupé quand il était jeune … l’amour, l’amitié … tout ça, il ne les avait pas connu avant longtemps. Il était quelqu’un de solitaire et personne ne lui parlait. Avec le temps, il avait réussi à aller vers les autres, mais il se rendait compte qu’il avait tous gâché en refusant de faire le premier pas … ainsi que le second.
Sa tête lui faisait mal … Heureusement, il était arrivé à sa chambre, il allait pouvoir se reposer, enfin. Il posa sa valise et ne pris même pas le temps de retirer ses chaussures. Il se posa sur l’un des deux lits de la chambre et ferma les yeux. Pourquoi était il tombé amoureux de Mizuki déjà ? Il était un de ses élèves, et en plus s’était encore un enfant … Il savait qu’il faisait une bêtise en l’aimant alors pourquoi ? Oh, bien sur, il aurait dû profiter de ses « vacances » pour courir s’amuser dans la neige, mais il n’avait pas la tête à ça. Cette question le tourmentait depuis déjà quelques jours … S’était stupide, mais il n’arrivait pas à la chasser de sa tête …
Quelqu’un frappa à la porte. Probablement un garçon qui n’était pas content parce que son copain lui avait pris la couverture … Mais non … Quand il ouvrit la porte, se fut sur Mizuki qu’il tomba … Mizuki et Makoto qui lui proposèrent de les accompagner faire un tour dans la ville enneigée … Mizuki souriait comme à son habitude … Maintenant, Arumi se souvenait … il était tombé amoureux de son sourire …

- Bon, alors on fait la course … le premier dehors a gagné ?

Izumi

Miyagi Izumi poussa un soupir de soulagement lorsqu’il apprit qu’il ne partagerait pas sa chambre avec Takamura Kuro. En effet, le jeune garçon étant quelqu’un d’assez efféminé, il lui arrivait souvent de recevoir des propositions peu catholiques – même si il ne l’était pas lui-même – de la part de certains garçons et Kuro était celui qui revenait à la charge le plus souvent. Presque tous les jours pour être honnête ! Même dans le bus … le karaoké organisé par Mimomiya Makoto lui avait sauvé la vie puisqu’il s’était retrouvé assis côté de lui. Car en plus, Izumi n’avait pas vraiment d’ami dans la classe. Ho, bien sur, il lui arrivait de discuter avec l’un ou l’autre de ses camarades, mais ça s’arrêtait là … tout en pensant à sa solitude, il posa son sac sur le lit recouvert de dras bleu. Tashimoto-sensei avait dit qu’il serait avec Takashi Megumu … un ami de Mimomiya Makoto … même Makoto, pourtant réputé pour être misanthrope et taciturne, réussissait à avoir des amis … et d’ailleurs, une grande partie de la classe l’appréciait pour son calme légendaire et son côté mystérieux. Bien sur, il était bien moins célèbre dans l’école qu Yokoyama Suichi, mais ça ne l’empêchait pas d’être la mascotte des troisièmes années.

Il s’allongea sur le lit, regardant Megumu, qui venait d’entrer, ouvrir sa valise pour ranger ses affaires. Pour deux jours, il aurait pu les laisser dans sa valise … Il ne savait pas grand-chose sur Megumu – et c’était comme ça pou une grande partie des élèves de la classe – mais il le trouvait sympathique. Il savait qu’il était l’ami d’enfance de Yoshizawa Shûichi qui, si il avait été moins laxiste aurait pu, comme Yokoyama Suichi, prétendre au titre de président du conseil des élèves. Il savait aussi qu’il était toujours avec Makoto mais qu’il était moins intime avec lui que ne l’était Ayasumi Mizuki. Il savait qu’il était très intelligent et assez malin, mais surtout, il savait que quand il était en colère, il valait mieux l’éviter. C’était en cela qu’il ressemblait le plus à Makoto. Il n’avait eu qu’une seule fois l’occasion de voir le petit blond en colère et il avait souhaité ce jour là ne plus jamais le revoir. C’était l’année précédente. Il avait appris en sortant de l’école que des garçons avaient blessé Tekemoto Akira. Ce jour là, il avait bien fahi les tuer et, si il n’avait pas passé quelques semaines à l’hôpital avec une côte cassée et de multiples blessures, il aurait probablement été renvoyé. Toute la classe d’Izumi était passé le voir et s’était promis de ne jamais toucher à son petit ami. A l’époque déjà, il était quelqu’un qui semblait froid, mais personne n’aurait pensé qu’il était capable de telles actions …

Izumi repensait souvent à cette journée. Le petit blond savait probablement qu’il n’était pas assez fort pour battre la bande qui s’en était pris à Akira … L’adolescent ne pouvait pas s’empêcher de penser que même Makoto, qui semblait pourtant encore plus chétif que lui, avait plus de courage. Izumi ne cessait de se remettre en question, et s’était d’autant plus le cas depuis qu’il était entré au lycée. Il poussa un nouveau soupir qui sembla irriter Megumu.

- Qu’est ce qui t’arrive pour soupirer comme ça Miyagi
- Ah … Izumi balbutia un instant. Il ne pouvait pas avouer ses pensées tout de même … Quoi que … non, c’était impossible.
- Si tu veux pas répondre, je vais pas te forcer …

Il tourna les talons et enfila une veste avant de remettre ses chaussures … Visiblement, il avait l’intention de sortir …

- Makoto et Mizuki-kun veulent faire un tour dehors avec Tashimoto-sensei … Si tu veux venir, tu es le bienvenue …

Izumi ne répondit rien mais fit un sourire qui en disait gros sur ce qu’il était en train de penser … Il courut chercher son mentaux et pris ses bottes qui étaient facile à mettre … « Les voyage, s’était l’occasion de se faire des amis » disait souvent son professeur d’anglais …

Michiru

Kikuri Michiru s’était contenté de poser sa valise avant de sortir dehors mitrailler tout ce qu’il trouvait. Depuis assez longtemps déjà, il souhaitait devenir photographe … mais pas simplement photographier les stars ou les mannequins, ça, s’était passablement ennuyeux. Michiru, comme il l’avait déjà prouvé de nombreuse fois et comme le lui rappelait à chaque instant les cicatrices qu’il avait sur presque tout le corps, aimait le danger. Il n’y avait pas de situation plus intéressante que celle dont il n’était pas sur de sortir vivant. Il avait pris en photo des affaires louches entre des bandes de Miyashoro, une ville qui n’était pas très loin de Sakurajo. Il s’était fait tabassé de nombreuse fois, avait passé la moitié de sa première année de collège à l’hôpital … mais rien ne l’avait jamais arrêté. Peut être qu’il était simplement masochiste, comme le lui faisait souvent remarquer ses amis en se moquant de lui, ou peut être était il juste un adepte des sensations fortes, comme les types qui faisaient du parapente. Sauf que lui, au lieu d’essayer de voler, il se mettait dans des situations dangereuses de plein grès.

« Kikuri est bizarre » « C’est pas normal un comportement pareil » « Tu n’en a pas marre de mettre ta vie en danger, et en même temps celle des gens qui t’entour ? » « Tu serais pas suicidaire ? » … Ces phrases, il les entendait à longueur de journée. Les filles de l’école, ses amis, même sa famille … Tous pensaient qu’il était bizarre. Mais ça, Michiru s’en fichait. Il avait décidé de vivre comme ça, et personne ne pourrait lui faire changer de façon de vivre ! Il poussa un soupire et s’allongea dans la neige en prenant une photo du ciel par la même occasion. Un voyage à Hokkaido … il avait été emballé quand on lui en avait parlé. Hokkaido était grand et il trouverait probablement un scoop qui pourrait l’aider à se payer un appareil encore mieux ! Il en avait trouvé un qui semblait pas mal. Il y avait aussi le petit numérique de base qu’il y avait dans chaque famille qui l’intéressait bien. Ça pouvait être utile dans le cas où il voudrait passer inaperçu. Quoi de plus banal qu’un ado mitraillant tout ce qui passe à la hauteur de son objectif avec son nouvel appareil … Sauf bien sur que, maintenant, toutes les bandes peu recommandable connaissait Michiru … difficile, dans ses conditions, de ne pas se faire remarquer.
Une quinte de toux pris le jeune garçon qui se redressa. Et voilà que ça le reprenait. Il avait beau dire que tout allait bien, il n’était pas stupide au point de ne pas se rendre compte qu’il était malade. Mais il n’aimait pas les médecins alors il refusait de se faire consulter et persistait à dire qu’il allait très bien. Et ça n’était pas ici qu’il allait admettre que ça n’allait pas ! Il sortit son baladeur et mis une musique au hasard avant de se relever pour recommencer à prendre des photos. Ils avaient quartier libre jusqu’à dix neuf heures, heures à laquelle tout le monde irait aux sources chaudes … voilà encore une idée qui branchait bien l’adolescent. Les sources chaudes, y’a rien de mieux quand on est malade … la chaleur était la seule chose qui lui faisait oublier le mal de crâne persistant depuis une semaine. Ah … il n’était visiblement pas le seul qui avait décidé de sortir prendre l’air … Voilà Mimomiya Makoto, avec son éternel air « la vie est pourrit mais c’est comme ça alors gère et ferme là », Ayasumi Mizuki, le p’tit gars mignon qui était toujours collé aux basques de Makoto et du professeur de littérature, Tashimoto Arumi-sensei, le fidèle professeur de littérature dont nous parlions avant, Takashi Megumu qui avait l’air d’avoir écrit sur la figure « Qu’est ce que je peux m’ennuyer » et aussi Miyagi Izumi. Autant pour les quatre premiers il pouvait comprendre, ils étaient toujours ensemble, avec Yoshizawa Shûichi et Tekemoto Akira, mais pour Izumi … habituellement, il préférait rester seul. Bah … au fond, s’était bien qu’il se soit trouvé des amis … Même si ça n’était que pour aujourd’hui … Parce qu’il lui faisait vraiment pitié ce gamin, avec son air de jeune fille innocente. Le problème, s’était que Michiru ne regardait les gens qu’à travers son objectif … c’était peut être juste une forme de timidité mais ça l’empêchait souvent de se rapprocher des autres. Il fut pris d’une nouvelle quinte de toux et décida de rentrer un moment pour se réchauffer.

Kuro

Takamura Kuro s’était retrouvé tout seul dans sa chambre. Etant un nombre impaire dans la classe, s’était normal que ça arrive et ça ne le dérangeait pas. Non, ce qui le dérangeait s’était que ça soit quelqu’un d’autre qui soit avec Miyagi Izumi. Il mis cette pensée de côté et alla faire un tour dehors. Déjà, les élèves étaient en train de courir partout en se lançant des boules de neige. Kuro avait l’impression d’être redevenu un gamin, quand il gambadait dans la neige à Sapporo … Parce que Kuro était originaire d’Hokkaido ! Donc il était un peu comme chez lui ici … bien sur, ça n’était pas la ville où il avait vécu mais une station de ski, mais ça n’était pas si mal et ça lui plaisait bien de pouvoir retrouver la neige qui lui avait manqué pendant si longtemps.
Malgré tout, il se contenta de s’assoire sur une pierre et regarda les autres s’amuser. Oh, ça n’était pas qu’il avait peur d’être malade ou qu’il se sentait trop vieux pour ces jeux de gamin ! Non, il voulait respirer l’air pur de la campagne. Du coin de l’œil, il regardait aussi Kikuri Michiru qui venait de ressortir … pourquoi traînait il dehors alors qu’il avait la grippe ou une autre maladie bizarre depuis presque une semaine ? Il devrait rester au chaud et pas sortir dans le seul but de prendre des photos. Pourtant, Kuro ne pensait pas comme les autres. Quand il entendait dire que Michiru était un imbécile de mettre sa vie en danger, il n’était pas d’accore. Il trouvait que s’était un acte irresponsable mais courageux. Probablement que le jeune photographe voulait prouver qu’il existait à travers ses « exploits », mais cette fois, s’était inutile de sortir. En même temps, il n’avait jamais compris l’attachement que ce petit garçon – Michiru était quand même le garçon le plus petit de la classe après Makoto et Mizuki – portait à la photographie. Si s’était si important pour lui, il devait bien y avoir une raison … Et s’était son choix, il n’avait pas à lui en parler …
Ouais … S’était surtout un prétexte pour ne pas lui adresser la parole. Kuro avait beau avoir une réputation de dur à cuir, il n’arrivait jamais à faire le premier pas pour aller vers les autres, sauf quand il s’agissait du mignon petit Izumi. Il aimait beaucoup Izumi et s’était la seule chose qui le poussait à lui parler ! Décidément, qui aurait crus qu’un fier à bras comme lui était en fait un grand timide ?

Ryoko

Minetsuko Ryoko était allongée sur son lit et regarder son « amie », Matsuhiko Nao qui tentait de se réchauffer. Enfin … Si tenter que l’on puisse appeler ça « une amie ». Ryoko était le genre de fille gentille avec tout le monde, et cela n’avait pas échappé à Nao. Depuis quelque temps, elle était devenue encore plus distante vis-à-vis de Ryoko … probablement avait elle compris que la jeune fille restait avec elle essentiellement par pitié. Ryoko avait un peu du mal à l’avouer, mais s’était ça. Elle ne pouvait pas laisser seul quelqu’un qui n’avait personne sur qui compter et s’était uniquement pour ça qu’elle restait avec la jeune frileuse … Elle poussa un soupire et recoiffa ses longs cheveux châtains clairs dans le but de les attacher. Quelle coiffure allait elle bien pouvoir se faire ? Elle aurait volontiers opté pour des tresses mais s’était quelque chose de long à faire et elle était pressée de sortir s’amuser dehors avec les autres … Quitte à laisser Nao à l’intérieur !
Elle se décida finalement pour deux couettes qu’elle eu rapidement terminé puis qu’elle enfila un manteau, ainsi que ses bottes, avant de sortir. Si Ryoko était parfois considérée, à raison, comme la richarde de la classe, elle était plus souvent vue comme la plus jolie fille de l’école … malheureusement, elle passait assez souvent après Yokoyama Suichi, ce qui avait le don de la vexer … mais elle était obligée de l’avouer, Suichi était quelqu’un d’exceptionnelle.

« Celui qui a dit qu’un génie ne l’était pas dans une seule matière avait fichtrement raison ! Par contre, les mathématiques, c’est probablement différent "

Pensa Ryoko en sortant dans le « jardin » de l’hôtel où avait commencé une bataille de boule de neige. Elle observa tout ce qui se déroulait autour d’elle … Takamura Kuro, comme d’habitude, à l’écart en train d’observer … les garçons en train de fabriquer des tranchés afin de se protéger des attaques de l’armée féminine … Kikuri Michiru avec son fidèle appareil photo, qui était pris d’une nouvelle quinte de toux. Ça lui arrivait assez souvent ces derniers temps et il était inutile d’être médecin pour savoir de Michiru était malade. Elle connaissait le caractère du jeune garçon, à savoir qu’il aimait le danger, mais elle se doutait que le danger qu’il aimait n’était pas d’attraper une pneumonie ou une autre maladie louche !

- Kikuri-kun, tu ne crois pas que tu devrais rentrer ?
- Boucle là Minetsuko ! Répondit l’adolescent en prenant une nouvelle photo. Y’en a marre de toi et de tes aires parfaits ! T’es pas ma mère !

Le combat de boules de neige qui avait lieu à côté cessa aussitôt. Ryoko était tétanisée. Jamais encore on avait eu à son égard, des paroles aussi dures. Bien sur, elle savait que Michiru n’avait aucun tact, mais de là à sortir une chose pareille … Alors qu’elle voulait juste l’aider ! Elle sentit une violente colère monter en elle et elle ne put rapidement plus la réprimer … sa main finie sur la joue de Michiru sans qu’elle ne s’en rende compte.

Makoto

Makoto ressemblait à un gamin de cinq ans ! C’était bien la première fois qu’il était dans un tel état alors qu’Akira n’était pas là. Il avait beau venir d’une famille aisée, n’étant considéré comme le fils du maître de la maison que lorsque que ça arrangeait ce dernier, il n’avait guère reçu que des claques de la part de son père … et n’avait jamais voyagé. C’était non seulement la première fois qu’il quittait la ville mais aussi la première fois qu’il voyait de la neige, aussi ne pouvait il pas s’empêcher de courir un peu partout … S’était tellement magnifique ! Tout le paysage était blanc, comme une toile avant que l’artiste ne l’ait peinte … ce paysage … Makoto avait l’impression qu’il pouvait tout lui arriver. Pour un jeune auteur comme lui, cette blancheur représentait plus qu’un paysage enneigé. C’était la création de quelque chose de nouveau …
Il ferma les yeux un instant … il avait besoin de se calmer, n’étant pas habituer à avoir autant de sentiments en même temps dans son cœur. Il avait eu la même réaction la première fois qu’il s’était retrouvé dans le lit d’Akira et quand Akira lui avait fait sa déclaration (quoi que, dans l’ordre, ce fût le contraire). Aujourd’hui encore, il avait les joues rougies mais cette fois, s’était essentiellement à cause du froid qui régnait dehors … Il avait beau s’être couvert, il ne pouvait pas s’empêcher d’avoir froid. Il fallait dire aussi qu’il était habitué à la température de Sakurajo, nettement plus chaude. Mais pour le moment, il ne rêvait que de venir ici avec Akira et se fichait pas mal du froid qui engourdissait ses membres ou du fait qu’ils avaient fait plus de deux kilomètres … il ne s’était d’ailleurs même pas aperçut que Mizuki était sur le dos d’Arumi. Le professeur de littérature avait commencé à le porter dix minutes plus tôt, quand il avait vu qu’il semblait ne plus en pouvoir de marcher …
La sonnerie du téléphone d’Arumi ramena le petit blond à la réalité … c’était vrai … il allait bientôt falloir rentrer … Et en plus, il s’était laissé emporter par ses sentiments alors qu’il y avait Miyagi Izumi … Voilà qui rendait la situation encore plus gênante que si quelqu’un était tombé sur son manuscrit …

- On va devoir rentrer les enfants. Kikuri a eu une poussée de fièvre après s’être battu avec Minetsuko. Et en plus, c’est bientôt l’heure de manger.

Mizuki

Le retour fut plus rapide que l’allé, surtout que Makoto n’était, cette fois, pas en train de s’extasier devant chaque bâtiment ou chaque flocon de neige lui tombant sur le nez. Mizuki était plutôt inquiet pour l’état de santé de Kikuri Michiru. Oh, bien sur, il était tout le temps en train de se fourrer dans le pétrin alors il était presque impossible de le plaindre quand il lui arrivait des bricoles, mais malgré cela, il était quelqu’un de sympathique. Et puis il n’était pas méchant, il avait juste une passion peu recommandable pour le danger … Et la photographie puisque s’était cette dernière qui lui provoquait des ennuis le plus souvent. Par contre, il y avait quelque chose qui l’étonnait dans ce qu’avait dit Arumi. Il serrait battu avec Minetsuko Ryoko … personne ne se battait jamais avec Minetsuko Ryoko ! Elle était riche, de bonne famille et son père avait les moyens de vous rendre la vie impossible. Frapper une fille pareil, il n’y avait bien que Michiru qui en était capable ...

- Est-ce qu’un médecin c’est occupé de l’ausculté ? Demanda son amant à l’infirmière.
- Oui … Il est passé il y a quelques minutes et les comprimés que je lui ai donnés commencent à agir. D’après ses camarades, il était déjà malade avant le départ.

Le regard perplexe d’Arumi n’échappa pas à Mizuki. Visiblement, cette situation ne lui plaisait guère. En même temps, s’était normal. Il était responsable des élèves alors, si il arrivait quelque chose à Michiru, s’était sa tête qui allait tomber. C’était exactement comme dans leur relation. Ils étaient ensemble et ils s’aimaient de tout leur cœur, mais si jamais quelqu’un venait à l’apprendre, toute la faute serait pour Arumi. Quand il avait réalisé ça, Mizuki avait essayé de s’éloigner de son professeur mais il n’avait pas pu … Pourtant, parfois, il s’en voulait vraiment de mettre son professeur dans une telle situation.
Il quitta la chambre 203 et rejoignit la sienne, où était déjà Makoto. Il aurait dû s’en douter puisque son
ami était atteint d’agoraphobie aigu … il ne supportait que difficilement d’être en présence de plus de douze personnes et généralement, ne tenait pas plus de cinq minutes à une fête … ça promettait d’être amusant sur les pistes de ski, avec tous ces gens. On allait pouvoir jouer à « combien de temps va mettre Makoto avant d’aller se réfugier dans un coin isolé » … c’était l’un des jeux préférés des garçons de la classe, mais personne ne le lui avait jamais dit … Il faisait trop peur. Malgré tout, ça n’empêchait pas l’adolescent d’être au courant. S’était Mizuki qui lui en avait parlé, et le petit blond ne l’avait pas trop mal pris. Après tout, sa misanthropie et son agoraphobie étaient tellement incroyables que même lui était d’accore sur un point … il valait mieux en rire qu’en pleurer.
Pour le moment, Makoto était allongé sur le lit qu’il avait choisi et … écrivait sur un ordinateur portable ? Il devait probablement être en train de travailler sur la suite de son roman. Il avait eu presque une semaine de blocage dessus alors maintenant que les idées étaient revenus, il n’arrêtait pas de griffonner sur tout ce qui lui passait sous la main … Arumi avait eu raison quand il lui avait dit qu’il avait juste besoin de faire une pause …

Misaki

Hanabi Misaki dévisagea d’un air inquiet le repas qui leur avait été servis. Pour ce menu « découverte du monde », on avait décidé de leur faire découvrir une spécialité mexicaine … le chili con carne … autant dire qu’il ne se sentait pas très rassuré … et ce même si tout le monde mangeait sans tomber dans le coma profond … Même Michiru, pourtant difficile au niveau nourriture (l’aspect bizarre du plat qu’on leur avait servit devait lui sembler à danger digne de lui). Il voyait bien que certains élèves lui lançaient des regards d’encouragement mais s’était au dessus de ses forces de manger ça … Mais il allait bien falloir … Vivant seul, la seule nourriture que Misaki était habitué à manger était la sienne … et cela se résumait souvent à des nouilles instantanés. Il regarda de nouveau son repas (comment ça s’appelait déjà ?) et ferma les yeux en goûtant une petite bouchée … S’était pas si mauvais finalement … Il se sentait un peu rassuré de voir qu’il était toujours en vie après sa dégustation et, au moins, il aurait
quelque chose à raconter à Tama en rentrant.

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