Suki-- ni kyuuka : chapitre 2

Note de l'auteur : J'aime bien écrire cette histoire, même si c'est toujours très difficile. Parler de personnage, ou plutôt d'enfants normaux me fait du bien ... ça me change des histoires compliqués de pouvoir magique et de meurtre en série ... c'est juste un voyage tout ce qu'il y a de plus banal où on profite de la vie et on reste avec ses amis, on discute avec les gens de la classe à qui on ne parle habituellement pas, on s'ouvre aux autres ... les voyages, c'est un moyen de se rapprocher.

 

Chapitre 2 : 19 Février, départ


C’était enfin le grand jour … le rendez vous était prévu à six heures quarante mais à six heures, Suichi était encore calmement dans son lit, malgré les remontrances de son frère qui lui disait de se presser. Aller vite ? A quoi ça servait ? De toute façon, au pire, elle serait en retard, elle n’en mourrait pas. La rouquine était quelqu’un qui n’aimait pas faire d’effort le matin. Elle était sportive, sympathique, compréhensive et appréciée de tous, mais franchement pas du matin. Il n’y avait rien qu’elle détestait plus qu’être réveillé par son réveil ou pas un rayon de soleil qui aurait pénétré dans la chambre de façon abusive, malgré les rideaux blues aux fenêtres. Elle se décida finalement à ce lever lorsqu’on frappa à la porte. S’était probablement Sho qui venait la cherchait. Elle avait déjà préparé son uniforme qui était soigneusement posé sur son bureau … elle en avait pour cinq minutes, à peine. En bas, Tatsuya s’activait en cuisine et proposait à Sho de boire une tasse de chocolat avant de partir … elle dévala les escaliers quatre à quatre, sa valise faisait un bruit horrible … elle n’aimait pas se lever mais le chocolat chaud, par contre, elle adorait.

- Ohayô tout le monde ! Comment ça va aujourd’hui ?
- Onee-chan, t’es pitoyable ! Tu t’es pas coiffé et t’as de la bave au coin de la bouche. Tu n’as pas honte de montrer ça à Sho-senpai ?
- Ne t’en fait pas Tatsuya … ta sœur est toujours aussi belle, même à moitié endormie. Mais faudra quand même se dépêcher si on ne veut pas être en retard.
- Okay !

Etrangement, dans la bouche de Sho, « se dépêcher » n’avait pas l’air si terrible. En trois minutes, elle eu fini son petit déjeuné. Elle vérifia encore une fois si elle avait bien son baladeur CD puis enfila ses chaussures. Elle n’avait pas l’habitude de se rendre à l’école à pied, préférant le roller, mais aujourd’hui, s’était une exception … elle ne pouvait pas les prendre avec elle. Tatsuya sortit son vélo du garage et annonça qu’il allait les accompagner en expliquant qu’il avait des courses à faire pour le repas du soir … c’est vrai que ce soir là, Shiori n’était pas de garde et ils seraient donc tous les deux à la maison … Tatsuya avait probablement envi de faire un super dîné pour fêter ça … car ce n’était pas si fréquent.
De la maison des Yokoyama, il fallait seulement quinze minutes pour arriver au lycée. Ils avaient donc largement le temps d’être à l’heure, même en marchant tranquillement … mais Tatsuya semblait prendre un malin plaisir à partir devant, obligeant les deux amoureux à lui courir après pour ne pas être à la traîne. C’était sa jalousie qui lui donnait envi de constamment les embêter quand il les voyait tous les deux. Tatsuya fait preuve d’un léger sister complex qui était responsable de bien des moqueries de la part de son meilleur ami, Tenezuko Tetsuo, mais il était en plus amoureux d’Hana Sakura, la meilleure amie de sa sœur, ce qui n’était pas toujours quelque chose qu’il gérait très bien, aussi était il souvent jaloux dès qu’il voyait un couple dans la rue. Suichi était ainsi obligée de subir les coups bas de son petit frère qui lui proposait de faire un choix pour avoir la paix : l’aider avec Sakura ou se séparer de Sho … bien sur, il n’avait jamais mis la rouquine au courant, aussi pouvait il attendre bien longtemps avant qu’elle ne comprenne ce qu’il attendait d’elle.
A ce rythme de course forcé par le collégien, c’est à six heures trente que Suichi et Sho arrivèrent. A leur grand étonnement, ils constatèrent que malgré l’heure incroyablement tôt, tout le monde paraissait parfaitement réveillé, surtout Tashimura Haruka qui pleurait toutes les larmes de son corps dans les bras de son père, à moitié endormis et encore en chemise de nuit, il avait probablement été traîné de force, en disant qu’elle n’allait pas le revoir pendant trois jours. Suichi n’avait pas ce genre de problème puisque sa mère ne rentrait que très rarement le soir … elle était généralement seule avec son frère alors cela ne lui faisait plus rien de lui dire au revoir pendant plusieurs jours … mais en
regardant Haruka, elle ne pu s’empêcher d’être un peu jalouse. Elle aussi elle aurait bien aimé pouvoir dire une dernière fois « au revoir » à sa mère, avant son départ.
Le car était déjà là et la roussette décida de monter dedans afin de pouvoir prendre les places au fond, où on pouvait se mettre à cinq. De toute façon, rien ne la retenait dehors, à part son petit frère qui lui embrassa la joue avant de rentrer se recoucher.

Makoto

- Debout tout le monde ! Makoto, arrêtes de traîner au lit ! Ashizawa, on se lève ! Je sais qu’on est juste à côté de l’école mais si vous êtes en retard, j’y suis pour rien !

Makoto ouvrit péniblement les yeux en sentant l’odeur de chocolat … Akira détestait pourtant tout ce qui était sucrée … est ce que, par hasard, il aurait fait ça … pour lui ? Il se redressa brusquement sur le futon à cette idée et vit le visage souriant de son amant juste devant lui, lui dire en riant « tu es vraiment mignon quand tu dors ». Chaque matin, s’était la même comédie. Makoto n’était franchement pas un lève tôt contrairement à Akira qui lui, tout en se couchant tard, était toujours en forme. En même temps, Makoto avait une excuse … il était souvent fatigué, soit à cause de leurs ébats de la veille – voyons, on ne dit pas ça dans une histoire pour jeune fille ! – ou encore par l’écriture du chapitre x du roman à succès qu’il avait bien du mal à terminer dans les temps. Et oui ! En plus de son travail de lycéen, Makoto était un jeune auteur assez connu pour ses nombreuses histoires mettant en scène des personnages mystérieux, inspiré de ses connaissances. Il y avait bien sur Akira, qui tenait un rôle essentiel, mais aussi Mizuki, son grand ami, et Shinichi, le frère jumeau de son amant … c’était principalement pour ses personnages si réalistes et complexe à la fois que Makoto était célèbre et beaucoup des élèves de la classe en parlait, sans savoir qui se cachait derrière le pseudo « Sakurato Aoi »

- Doucement le matin Akira-kun. Je te rappelle que nous ne sommes pas seul.

En effet, Ashizawa Ayumi était juste devant la porte de la chambre que partageaient les deux garçons mais ne fit aucun commentaire, à part un « bonjour » retentissant. Makoto était heureux de pouvoir discuter normalement avec elle. Ils avaient été très bons amis à une époque mais Ayumi ne lui avait plus parlé au bout d’un moment et l’adolescent en avait été très affecté. Mais maintenant, tout semblait allait pour le mieux … il s’assit à la table de la cuisine, en face de sa camarade, et regarda d’un œil suspicieux le bol de riz qu’il avait devant lui … depuis quand Akira se mettait il à la cuisine ? Chocolat, petit déjeuné … autant de signe qui trahissait l’envi d’Akira de faire plaisir à son jeune amant … et l’intéressé n’allait pas se priver pour en profiter. Ça n’était pas tous les jours comme ça. Il y avait des jours où ils s’insultaient et le blondinet avait même une fois quitté la maison … avant de se rendre compter que le seul endroit où il se sentait bien, s’était dans les bras d’Akira-kun.

- Et bien, et bien, sourit sa camarade de classe en voyant le lycéen jeter un regard vers son aîné. Je suis désolée de vous déranger alors que vous semblez avoir plein de chose à faire.

Contrairement à Akira qui prit immédiatement une couleur écrevisse, Makoto ne compris pas tout de suite les sous entendus. Dès qu’il se rendit compte de ce que la jeune fille voulait dire, il balbutia, rougit et s’exclama :

- C’est pas du tout ce à quoi tu penses !

Pendant que son amie éclatait de rire en voyant la tête gênée du jeune garçon qui tentait péniblement de se justifier. Même sans Akira, le voyage allait peut être l’amuser finalement …

Yuko

Sawari Yuki boucla sa valise en un soupire. Elle était sur d’avoir oublié quelque chose ! Sa mère l’avait pourtant avertie ! « Essaye de t’y prendre à l’avance pour une fois » … s’était plus fort qu’elle, elle ne pouvait pas s’empêcher de toujours tout faire à la dernière minute. Tout en faisant rouler le sac sur les dalles de l’immeuble – veillant malgré tout à ne pas réveiller les voisins encore endormis – elle refit, mentalement, la liste de tout ce qu’elle avait pris. Des chaussettes, des pulls, un anorak, des tee-shirt, une jupe, une combinaison de ski … avait elle pensé à son pyjama ? Oui, elle avait le souvenir d’avoir glissé le rose dans son sac … et son ours en peluche ? Elle n’avait pas pu s’empêcher de le glisser dans le sac à dos qui contenait ses affaires pour prendre des notes. Elle allait pouvoir passer plusieurs jours avec Yokoyama Suichi.
Yuko n’était pas quelqu’un de prétentieuse … elle était même du genre discrète, n’aimant pas se faire remarquer, mais elle vouait une sorte d’admiration à Suichi. Elle était belle, forte, courageuse, intelligente … la preuve ! Elle avait été élue présidente du conseil des élèves alors qu’elle n’était qu’en première année ! C’était une grande première dans l’histoire de l’école ! Mais elle n’en faisait jamais toute une histoire et elle avait su rester la même, sans jamais prendre la grosse tête. Au fond, elle était comme tous les autres élèves … elle se mettait parfois, même souvent, en colère mais Yuko ne pouvait pas s’empêcher de vouloir lui plaire … d’essayer d’être amie avec elle. Mais elle était bien trop timide pour le lui demander ! Alors elle faisait quelques efforts pour mieux travailler en classe, afin qu’elle la félicite, elle participait activement en cours de sport et essayait de paraître gentille, mignonne … mais Suichi continuait à passer devant elle sans lui adresser la parole. Peut être la détestait elle ! Cette idée lui faisait mal au cœur … pourquoi la roussette était gentille avec tout le monde et l’ignorait ? Elle poussa un soupire et traversa la première rue qui menait à son école.

Mari

Mimura Mari aurait probablement hurlé de joie si il n’avait pas eu peur de réveiller Takie Yuki qui dormait à côté de lui. Il était quand même un peu triste de laisser Yuki tout seul, mais le garçon et lui n’étai pas dans la même classe … ils n’étaient même pas dans la même école ! Cette pensée ramena Mari à la réalité. Il était déjà six heures dix et il était encore en pyjama dans la chambre de Yuki, à l’internat d’art dramatique de l’école. Il connaissait bien le camarade de chambre de son petit ami aussi, quand il lui avait demandé si il pouvait passer la nuit ici, Tamura Mashiro avait immédiatement accepté. Toute fois, même si il aurait aimé resté un peu plus allongé, il allait finir par être en retard au rendez vous si il ne se levait pas ! C’est donc péniblement qu’il retira son pyjama pour enfiler son uniforme puis attrapa sa valise avant de sortir discrètement par la fenêtre, après avoir laissé un mot sur le bureau de Yuki … « je reviendrais vite ».
Quand il pensait à sa situation actuelle, Mari avait toujours beaucoup de mal à y croire … il y a quelque mois, il était encore à critiquer l’orientation sexuelle de Mimomiya Makoto, et voilà qu’à présent, il sortait lui-même avec un garçon … en fait, même lorsqu’il insultait Makoto il était déjà avec Yuki … sauf qu’il ne savait pas encore que s’était un homme … Une fois le choc initial passé, il avait fini par s’y habituer mais s’était tout de même toujours difficile pour lui de comprendre comment Makoto lui avait pardonné aussi facilement toutes les horreurs qu’il lui avait dit auparavant … C’était vraiment un garçon étrange … S’était peut être pour ça qu’il aimait bien être seul … Tout en poussant un soupire, Mari passa la grille de l’internat qui ouvrait très tôt et pris le chemin de son école.

Arumi

Tashimoto Arumi bâilla un grand coup tout en cochant sur la liste le nom de Mimura Mari qui venait d’arriver. Avec lui, la moitié de la classe était arrivée mais il n’y avait aucune trace d’Ayasumi Mizuki … il commençait à être vraiment inquiet de son absence e n’écouta même pas Tsuzuki-sensei qui le réprimandait froidement, comme chaque fois qu’il avait passé la nuit au téléphone avec son élève et qu’il tombait de fatigue … et comme chaque fois, son comportement agacé Arumi. Il n’était plus un enfant, il était tout à fait capable de savoir quand
il n’avait pas assez dormis, ce qui n’était pas le cas ici ! Et même si il était fatigué, il pourrait très bien se reposer dans le car, durant le voyage. De toute façon, ils en avaient pour au mois six heures de route, il pourrait bien dormir une heure ou deux …
Arumi regarda sa montre après avoir coché les quelques élèves qui venaient d’arriver en groupe … Il était six heures trente … Dans dix minutes, ils allaient partir et Mizuki n’était toujours pas là … qu’est ce qui avait bien pu le retarder ? Il était pourtant le genre de personne à arriver à un rendez vous avec une demi-heure d’avance, et Arumi était bien placé pour le savoir puisqu’il était déjà sorti avec lui une dizaine de fois. Soudain, alors qu’il était plongé dans ses pensés, il vit Mimomiya Makoto arriver. Makoto était non seulement la seule personne au courant de sa liaison avec Mizuki, mais aussi le meilleur ami de ce dernier … si il avait eu un problème, il était probable que le jeune garçon le sache … seulement, il était venu avec Tekemoto Akira – ce qui lui semblait logique – mais aussi avec Ashizawa Ayumi, devant qui il ne pouvait pas décemment parlé de ses inquiétudes … Heureusement, après s’être fait noté présente, elle rejoignit son groupe d’amie composé Sawamura Mayuko, Miyazawa Irie et Tashimizu Kaori.

- Makoto, interpella t’il alors qu’il se dirigeait vers Takashi Megumu.
- Que ce passe t’il Tashimoto ? Demanda alors le petit blond en se rendant compte que son professeur n’allait probablement pas lui poser une question sur le temps qu’il faisait.
- Est-ce que … Mizuki-kun t’a appelé ? Finit il par dire en baissant la tête vers ses chaussures. Parce qu’il n’est toujours pas là alors que nous allons bientôt partir alors je me demandais …
- Arumi, l’interrompis son élève en souriant. Si Mizuki avait eu un problème, il t’aurait appelé tout de suite … tu n’as pas à t’affoler, il va surment arrivé. Je te laisse, j’ai promis à Akira de rester avec lui jusqu’au départ …
- Tu as promis ou c’est toi qui voulais ? Ironisa le professeur qui connaissait bien Makoto.

Celui-ci se contenta de tirer la langue et courut rejoindre son amant qui discutait activement avec Yoshizawa Shûichi, son meilleur ami et l’amoureux de Megumu. Arumi ne put s’empêcher de glousser en voyant le petit groupe … ils étaient vraiment très soudés … s’était vraiment rare de voir des gens qui s’entendent aussi bien mais assister à ce genre de chose, ça donnait une raison à la profession d’Arumi. Il avait voulu être professeur pour se rapprocher des jeunes, pour pouvoir les aider car, quand lui avait été au lycée, les espérances que ses parents avaient placées en lui l’avaient longuement tourmenté et il voulait éviter que ça arrive à d’autres enfants … mais il n’aurait jamais imaginé tomber amoureux d’un de ses étudiants.
Mais Makoto avait raison … Mizuki avait dit qu’il viendrait alors il n’avait qu’à lui faire confiance. C’était ça aussi l’amour … non ?

Mizuki

- Itekimasu !!

Il n’y eu aucune réponse … non pas que Ayasumi Mizuki en attendait une mais il aurait espéré que les insultes se seraient tues au moins quelques secondes … le temps de lui dire "au revoir", "à dans trois jours", "tu vas nous manquer" … mais il n’y eu rien de tout ça. Seulement une vague d’injure en plus hurlée par son père. Il soupira … il n’y avait rien à attendre de ses parents de toute façon. Il passait leur temps à se crier dessus sans se soucier de lui et après, ils s’étonnaient quand le jeune garçon découchait pour allait dormir chez son professeur de littérature. Quand il était avec Tashimoto Arumi, il n’y avait jamais un mot plus haut que l’autre … il était toujours très calme et il écoutait tout ce qu’il avait à dire sans le couper, même quand il explosait de rire à la fin en disant qu’il ne pensait pas que son petit protégé avait autant d’imagination. Mizuki aimait vraiment son professeur et il aimait tout autant discuter avec lui … mais la veille, ils avaient peut être parlé un peu trop longtemps. En tout cas, Mizuki ne s’était pas réveillé en entendant la sonnerie de son téléphone et avait dû partir en précipitation en se rendant compte qu’il n’avait plus que dix minutes devant lui … il avait même été forcé de sauter le petit déjeuné.
Tout en regrettant de ne pas avoir pris un sac à roulette, Mizuki commença à courir dans la rue encore sombre et inanimé tout en composant le numéro de téléphone de Tashimoto. Tel qu’il le connaissait, il était probablement mort d’inquiétude en train d’imaginer le pire … il fallait qu’il le rassure avant d’arriver, même si cela ne prendrait que trois ou quatre minutes grand maximum, sa maison n’étant pas loin de l’école. Tashimoto répondit à la première sonnerie, ce qui confirma la théorie du jeune garçon … il était mort de trouille !

- Mizuki ! Hurla t’il dans le combiné en oubliant complètement d’être discret – si bien que Mizuki le soupçonna même de s’être éclipsé dans un coin pour qu’on ne l’entende pas. Où est ce que tu es ? Pourquoi n’es tu pas encore arrivé ? Tu as eu un accident ?
- Nan, répondit le garçon entre deux respirations, continuant sa course effrénée. J’ai juste eu une panne d’oreiller … je me suis probablement couché trop tard hier … je compte sur toi pour me garder une bonne place dans le car, je suis sur que tu peux faire ça en temps que professeur.

Sans attendre la réponse de Tashimoto, il raccrocha et remis correctement la lanière de son sac qui commençait à tomber de son épaule. C’était vraiment la galère de courir aussi vite avec un sac aussi gros … surtout quand on n’était pas encore très bien réveillé, ce qui était le cas du jeune garçon qui ne devait le fait de rester éveiller qu’au froid glacial qu’il faisait dehors. Quel pouvait bien être la température ? -3 ? -5 ? En tout cas, c’était un temps à rester sagement sous la couette plutôt que de se précipiter dehors pour aller à Hokkaido, où il gelait encore plus !
Il pensait à ça, mais en réalité, il était plutôt pressé d’y être … il voulait y être le plus vite possible ! Il devait courir pour arriver à temps … il l’avait promis à Tashimoto ! Mizuki poussa un long soupir de soulagement en apercevant l’école … le car était encore là, il était à l’heure. Mizuki repris son souffle comme il pouvait pendant que Makoto applaudissait sa prestation … arrivé à l’école en six minutes, s’était son nouveau record ! Mizuki se félicita soudain de faire partie du club d’athlétisme et de suivre régulièrement les entraînements, contrairement à d’autre membres qui ne faisant que glandouiller, assis sur le pierre. Il détestait ce genre de personne ! Alors que certain ce tuait à la tâche, eux, ils regardaient, applaudissant quand, fatigué des quarante minutes de course intensive, quelqu’un s’écroulait sur le terrain … Il avait même manqué d’être renvoyé temporairement un jour pour avoir frappé un groupe de ces crétins qui riaient en matant Mishimoto Kazuya, une jeune fille de sa classe qui venait de rejoindre le club. Mizuki se souvenait encore de la colère qu’il avait eue ce jour là. Il avait commencé à ce battre avec les quatre deuxièmes années puis un professeur était arrivé … sans Tashimoto, il se serait probablement retrouvé avec son nom d’inscrit sur le tableau des élèves renvoyés …

- Yo, Mizuki, l’héla le professeur dès que les élèves commencèrent à monter dans le car. J’ai fait comme tu m’as demandé … tu as une place attitré dans le car … ça te va si c’est à côté de moi ?

Pendant un instant, Mizuki n’en crus pas ses yeux … avait il bien vu ce qu’il avait cru voir ? Les joues de son professeur de litérature avaient elles vraiment viré au rouge quand il avait dit ça ? C’était trop mignon ! Tashimoto le faisait exprès, s’était forcé … il ne pouvait pas être aussi adorable pour de vrai … quoi que …

- Ça me va très bien sensei, répondit le jeune garçon avec un sourire.
- Alors monte vite … j’ai inventé une excuse auprès de Mizuno-sensei … il te placera directement quand tu monteras … A tout à l’heure.

Non … Mizuki n’avait pas rêvé … le professeur avait vraiment perdu son assurance légendaire pendant un court moment … Kawaii !

Kazuya

Mishimoto Kazuya poussa un soupire de soulagement en voyant Ayasumi Mizuki arriver en courant. C’était une jeune fille habituellement timide et, lorsqu’elle avait été transféré en été, Mizuki avait été la première personne à lui parler … c’était lui qui lui avait proposé de rejoindre le club d’athlétisme, dont elle était maintenant un des membres les plus motivés, quand il avait vu qu’elle courait incroyablement vite et il l’avait aussi défendu des deuxièmes années qui avaient tenté de la regarder ce changer … Dès lors, elle était tombée amoureuse du garçon … mais lui passait tout son temps plongé dans un bouquin, à discuter avec le professeur de litérature ou encore avec Mimomiya Makoto … Makoto … elle aimait autant Mizuki qu’elle détestait ce garçon … pourquoi était il aussi froid avec tout le monde ? Il n’avait pas besoin d’esquiver les autres quand même ! S’était quoi cette habitude de manger sur le toit de l’école pour être seul – avec certains troisièmes années, Takashi Megumu et Mizuki. Et surtout, pourquoi était il si près de Mizuki ?! Les deux garçons traînaient toujours ensemble et Makoto attendait même qu’il ai fini son club pour rentre … ils sortaient ensemble ou quoi ?! Ne pas en savoir plus sur ce gamin, Kazuya ne le supportait pas ! Mais ce qu’elle aimait encore moins, s’était que LUI, en sache plus sur Mizuki qu’elle !

- Makoto ? Avait répondu Mizuki quand Kazuya lui avait demandé sa relation avec le petit blond. C’est mon meilleur ami. On se connaît depuis qu’il est arrivé dans la ville c'est-à-dire … deuxième année de collège.
- Et vous étiez toujours ensemble ? Avait alors questionné Kazuya, intrigué de leur relation.
- En fait, au début non … la seule personne qui parlait à Makoto au début, s’était Ashizawa … mais lorsqu’ils ont arrêté de ce parler, ça m’a fait de la peine de le voir toujours seul dans son coin alors je suis allé lui parler. Mais ça n’a pas été facile ! C’est quelqu’un de difficile d’approche mais je suis sur que vous pourriez être amis !

Être amis ? Lui et elle ? S’était tout simplement impossible. De toute façon, Makoto ne parlait pas aux filles et quand l’une d’entre osait s’approcher de lui, il ne répondait que par monosyllabe – ce qui était, de toute façon, le cas avec tout le monde. Mizuki avait beau dire que s’était qu’il avait peur des filles, il ressemblait plutôt à un gros misogyne ! Mais quand elle le regardait là, avec le troisième année qui, d’après les rumeurs, était son petit ami … elle avait presque envi de croire qu’il avait bon fond. Mais seulement « presque » !
Elle soupira et monta dans le car après Mizuki … elle avait bien l’intention de s’assoire à côté de lui mais quand elle lui demanda, ce fut Mizuno-sensei qui répondit à sa place.

- Ayasumi est facilement malade en car donc il va s’assoire à côté de Tashimoto-sensei …

Tout en se dirigeant vers Kusanagi Naomi, l’une de ses seules amies, elle soupira … encore raté.

Suite le mois prochain

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site