Pensionnat Jigoku : Chapitre 5

Note de l'auteur : Et bien voilà déjà l'avant dernier chapitre du pensionnat Jigoku qui est probablement l'histoire que j'aime le plus parmi toutes celles que j'ai écrit ... Si seulement y'avait pas le couple Mako-Akira, je pense que j'oserais montrer à mes parents, ce qui est une grande première en soi ... En général, je garde mes histoires pour moi tellement j'ai honte mais celle là, je crois que je l'apprécie vraiment ^^ J'ai beaucoup bossé dessus, je me suis amusé et pis c'était la première fois que j'écrivais une histoire avec une enquête ... ça m'a bien motivé ...

Chapitre 5 : Dernier meurtre

Je sursautai en entendant ça et serrai mon poignet foulé avec ma main valide. Si quelqu’un avait eu la stupidité de faire, c‘était qu’il ne savait probablement pas que je m’étais blessé, donc le club de tir à l’arc était hors de cause. Donc, le véritable coupable devait sûrement connaître mon talent pour le tir à l’arc … hors, je ne voyais personne dans l’école qui était au courant. Je me sentais soudain complètement désarmé. Nous n’avions plus aucun suspect … Qu’est ce qui se passait donc ?
Megumu m’informa que les policiers m’attendaient en bas pour me poser des questions. Il n’en avait donc pas eu assez avec leurs interrogatoires à la con ?! Mais ce qui me surpris, ce fut que Tekemoto se leva brusquement en criant qu’il en avait marre. Un peu inquiet, je suis courut après pour l’arrêter, mais il semblait vraiment en colère. A peine arrivé à la porte qui donnait sur la rue, il aperçut les policiers et commença à s’époumoner :

- ça commence à bien faire vos putains d’accusation ! Vous croyez qu’on est trop stupide pour comprendre tous vos sous entendus ? Là encore, vous allez accuser Makoto ? C’est con, mais c’est impossible ! Makoto c’est foulé le poignet, il ne peut rien faire !

Les deux détectives parurent un peu surpris du ton avec lequel il s’était exprimé. J’étais arrivé à la fin de sa prestation et, reprenant mon souffle, je sentis mes jours rougirent en voyant qu’il me protégeait avec tant d’ardeur … là, maintenant, tout le suite, je pense que je l’aurais pris dans mes bras si j’avais été plus courageux. Tekemoto, de son côté, ne semblait pas du tout gêné puisqu’il continua son discours en lançant :

- J’aime Makoto, et je ne vous laisserais pas lui faire du mal !

Là, je m’étouffai … Je n’arrivais pas à croire qu’il avait avoué ça si facilement, devant plus de la moitié du campus … Tekemoto était vraiment cool … j’avais de la chance qu’il soit amoureux de moi qui était tellement banal et … et bien, j’étais moi quoi. Tekemoto avait été la première personne à m’apprécier et à me parler normalement … j’étais vraiment heureux maintenant. Mais je savais que j’allais devoir partir … ça me faisait vraiment mal au cœur de penser que j’allais devoir le quitter alors qu’il m’avait enfin révélé son amour … alors que nous étions enfin ensemble ! Je comprenais maintenant pourquoi j’avais toujours refusé de me lier à quelqu’un avant aujourd’hui … J’étais de ceux qui avait peur d’être blessé et qui, pour l’éviter, restait dans leur coin, isolé, ne parlant pas, ou très peu, avec les autres.
L’un des deux policiers eu un petit rire en entendant Tekemoto et demanda comment je m’étais blessé en sous entendant que je m’étais battu avec la dernière victime. A mon grand étonnement, ce fut le capitaine du club de tir à l’arc qui répondit à la question, tout en mentant habillement sur la raison pour laquelle j’étais au club pour me protéger.

- C’est de ma faute. Je luis ai demandé de me montrer si il était capable e tirer au centre d’une cible mais l’arc que je lui ai prêté était cassé et l’a blessé à la main.

Un peu déconcerté par la réponse, le policier pria son collègue de le suivre et tous les deux sortir de l’espace réservé aux pensionnaires. Moi, j’étais extrêmement surpris de ce qui venait d’arriver. Je pensais que le capitaine me détestait … pourtant, il était venu me protéger. En voyant que je le regardais, il se frotta la tête et regarda ailleurs pendant que ces joues prenaient une couleur rouge.

- C’est de ma faute si tu t’es blessé mais ça t’innocentait de ce meurtre … je pouvais pas le laisser déblatérer comme ça, ce bouffon en costard cravate !

Tekemoto eut un petit rire et s’assit sur un gros rocher qui trônait devant les dortoirs depuis des années et dont personne ne connaissait l’utilité. Le capitaine tourna la tête avec un air gêné … il n’avait probablement pas envi qu’on sache qu’au fond, il était quelqu’un de vraiment gentil.

- Merci beaucoup … Tu m’as sauvé …
- Juste pour un temps … répondit il sans me laissé finir. J’ai entendu les profs qui en parlaient tout à l’heure … Tu pars dans deux jours maximum c’est ça ?
- Yumitsushi-senpai !
- Makoto !

La première voix indignée, c’était la mienne, qui reprochait à mon senpai d’avoir révélé ce que je m’étais donné du mal à cacher. La seconde, s’était celle de Tekemoto. Il avait l’air complètement choqué par ce qu’il venait d’appendre et je n’avais rien à dire pour ma défense … J’aurais dû lui avouer que j’étais renvoyé … j’aurais dû tout lui dire depuis le début … il aurait pu m’aider, me réconforter, me prendre dans ses bras et me dire qu’il ferait tout pour que ça n’arrive pas … mais je ne lui avait rien dit sur mon envoie parce qu’en parlait, ça voulait dire que c’était comme ça … que j’étais viré et qu’on ne pouvait plus rien y faire. Et ça, je ne pouvais pas l’admettre … pas encore en tout cas. Mais de ne rien avoir dit … ça avait dû choqué Tekemoto et il était probable qu’il n’allait pas vouloir me parler, qu’il allait m’en vouloir de lui avoir caché quelque chose d’aussi important … mais qu’est ce que je pouvais y faire ? Dire la vérité était bien trop douloureux. Je ne voulais pas partir ! Je désirais rester près de Tekemoto pour toujours, pouvoir éternellement être auprès de lui, l’entendre me promettre que tout ira bien …
Lorsque je me suis réveillé le lendemain matin, j’étais sous le kotatsu, dans la chambre de Tekemoto, tout contre lui. Je me rendis vite compte que je ne portais qu’un caleçon et mon tee-shirt rouge, ce qui était inhabituel, et surtout, je ne me souvenais pas du tout de ce qui s’était passé la veille. En me relevant, je vis qu’il y avait aussi Megumu et Yoshizawa, tous les deux endormis l’un contre l’autre. Qu’est ce qui s’était passé la veille et pourquoi est ce que je n’en avais aucun souvenir ?
Je me pris la tête entre les mains et quelques brides de souvenir me parvinrent au cerveau. Ah oui … j’avais tenté d’expliquer à Tekemoto pourquoi je ne lui avais rien dit … puis il était allé voir le directeur et ensuite … ensuite on était rentré dans sa chambre et on s’était saoulé avec un bouteille qu’il avait piqué dans le bureau de son père … C’est à ce moment que j’avais eu chaud et que je m’étais déshabillé avant d’aller me coucher … je suppose que Tekemoto, vu l’état dans lequel il était lorsque je me suis endormis, m’a rejoins peu de temps après … Et finalement, il ne me restait plus qu’une journée pour prouver mon innocence … une journée pour découvrir qui était le coupable et pour le coincer … autant dire qu’il était temps pour moi de faire mes valises. Je n’avais aucune chance de m’en sortir en si peu de temps. Surtout que la police, malgré le témoignage de Yumitsushi-senpai, restait persuadée de la culpabilité … je ne comprenait vraiment pas pourquoi le sort se plaisait autant à s’acharner sur moi … je n’avais pourtant rien fait de mal, en tout cas, je n’en avais pas le souvenir … Ma seule erreur avait été de naître en tant que fils illégitime du grand Mimomiya-sama … et ça, quoi que je fasse, je ne pourrais pas y échapper … parce que je resterais toujours son fils et ma réputation restera la même, quoi qu’il m’arrive. Mais ça n’avait aucun lien avec cette affaire ! Là, je n’avais rien fait de mal ! J’étais nouveau et j’avais rien fait d’autre que d’arriver en plein milieu d’année ! Ce n’était pas un crime ! Je n’avais pas tellement pu faire autrement ! On ne pouvait quand même pas me rendre coupable d’un truc pareil !
J’avais mal à la tête … Je n’avais jamais bu d’alcool avant hier, mais je pense que j’allais attendre très longtemps avant de réessayer, vu l’état dans lequel j’étais ! J’allais être incapable de suivre les cours et il était sur que les professeurs allaient en profiter. Et là, en plus, ils auraient une raison suffisante pour me punir, avec des preuves ce coup ci … mais à quoi ça leur servirait ? C’était ma dernière journée au pensionnat Jigoku, et la seule chose que je pouvais faire pour rester, s’était trouvé le coupable … et ça promettait d’être particulièrement difficile, dans la mesure où il semblait vraiment intelligent et où la police refusait de nous aider, disant qu’ils n’allaient pas perdre de temps alors à chercher un deuxième assassin alors qu’ils en tenaient déjà un … sympa … Normalement, j’étais innocent jusqu’à ce que je sois jugé et en plus, on ne m’avait pas encore lu mes droits … donc logiquement, c’était qu’il manquait encore de preuve contre moi, sinon, voilà longtemps que j’aurais été arrêté et on le m’aurait pas renvoyé (j’aurais été en prison de toute façon alors pas besoin de me virer).

- En fait, la seule preuve qu’ils ont contre toi, c’est cette lampe de poche … et je ne pense pas que ça peut leur suffire pour te faire coffrer, soupira Megumu en attrapant un biscuit au chocolat que nous proposait Akira. Je pense que c’est pour ça qu’ils veulent de virer … c’est un moyen de se séparer de « l’élément perturbateur ».

Nous avions décidé d’éviter la cafétéria où la rumeur que j’étais renvoyé avait déjà dû se propager. Je n’avais pas particulièrement envi d’être, encore une fois, le centre de l’attention … Heureusement, Tekemoto avait toujours une ou deux boîtes de biscuits cachés dans sa chambres et nous n’allions donc pas mourir de faim … Avec un regard un peu déçu, je jetai un regard à mon poignet blessé … je m’étais finalement fait mal pour rien puisque le véritable assassin ne faisait pas parti du club de tir à l’arc et que ma blessure ne m’avait même pas servi d’alibi … pendant un instant, je regrettai même l’idée d’être allé dans cette école, mais un simple regard à Tekemoto suffis à me faire oublier cette pensée stupide. Venir ici, ça avait été ma chance ! J’étais tombé amoureux pour ma première fois de ma vie ! Et ça, s’était probablement la meilleure chose qui me soit arrivé dans ma vie. Je n’aimais pas vraiment me plaindre, même si s’était souvent ce que je faisais, mais depuis que j’étais arrivé ici et que j’avais rencontré des gens qui croyaient en moi, qui m’appréciait pour autre chose que « tu veux bien parler de la société de mon père à ton père ? » … des gens qui m’aimaient sans se soucier de qui j’étais, je n’en ressentais plus le besoin. Je n’avais plus envi de me plaindre parce que, même si on me soupçonnait d’avoir tué plusieurs personnes, en vérité, j’avais des gens qui m’aidaient …

- Hum … je ne crois pas l’avoir déjà dit mais … je voulais vous dire merci à tous pour ce que vous faites pour moi …
- Tu n’as même pas à nous remercier Makoto, rigola alors Tekemoto en me caressant la tête avec ses grandes mains. C’est à ça que ça sert les amis …
- J’n’aime pas qu’on dise du mal des gens qu’on ne connaît pas, continua Yoshizawa en prenant un biscuit à son tour.
- Et si on s’était trompé de piste ?

Tout le monde se retourna vers Megumu, qui était en train d’enfiler son uniforme comme si il venait simplement de réciter une leçon d’histoire – la matière où il est le plus fort. Qu’est ce qu’il voulait dire par « trompé de piste » ? Oui on s’était trompé de piste … on pensait que le coupable faisait partie du club de tir à l’arc et ça n’était pas le cas … pas besoin d’être Kogoro Akeshi pour réaliser ça … et visiblement, vu la tête de Tekemoto et de Yoshizawa, je n’étais pas la seule personne à avoir pensé ça … Il était pourtant intelligent, alors pourquoi dire l’évidence tout haut ?

- Non, je ne parle pas de l’histoire du tir à l’arc, corrigea Megumu en voyant nos regards. Je vous parle du mobile du tueur ! On est parti du principe qu’il avait un lien avec Makoto … mais si on réfléchis bien, il est aussi tout à fait possible que se soit après Akira qu’il en ait …
- Mais dans ce cas, répliqua Yoshizawa qui ne semblait pas tout comprendre, il s’en serait pris à Akira plutôt que de faire accuser Makoto !
- Pas si il est amoureux d’Akira ! S’exclama alors Megumu. Depuis qu’il est arrivé, Makoto est quand même vachement plus proche d’Akira que n’importe qui d’autre dans l’école … Et cette fille, la première victime … S’était pas la fille qui t’a frappé la veille de l’arriver de Makoto ?
- Maintenant que tu me le dis, fit Tekemoto en réfléchissant, si c’est elle …
- Il a dû profiter de l’arrivée d’un nouveau en se disant qu’on lui mettrait tout sur le dos alors il l’a tué … Après, il s’est aperçu que ça avait marché et il a commencé à s’en prendre à d’autre fille … j’ai compris qu’il y avait un lien avec Akira en remarquant qu’à partir de la troisième victime, s’était uniquement des filles qui étaient sorties avec toi … Et en plus, pendant ce temps, tu continuais à te rapprocher de Makoto, ce qui n’a pas dû plaire au tueur …
- Alors le coupable doit être une personne qui me connaît bien pour savoir tout ce qui m’est arrivé … Mais dans ses conditions, à part toi et Shûichi, il n’y a qu’une personne qui pourrait avoir fait ça …
- Oui, soupira Megumu en finissant de nouer sa cravate. Je ne vois que cette personne …
- Tu penses vraiment qu’il aurait pu faire ça ? S’interrogea alors Yoshizawa, qui semblait avoir compris de qui il était question.
- On peut faire n’importe quoi par amour, ou plus précisément, dans ce cas là, par jalousie, répondit Megumu qui semblait bien connaître le sujet. Tu n’imagines même pas le nombre de coup fourré que j’ai fait aux filles qui te tournaient autour lorsqu’on était au collège. Quoi que, je ne suis quand même jamais allé jusqu’au meurtre.

Moi, de cette conversation, la seule chose que j’avais compris, s’était que Megumu était beaucoup moins sage qu’il en avait l’air … En tout cas, après ce qu’il venait de dire, j’étais bien décidé à ne jamais m’approcher de trop près de Yoshizawa-senpai, surtout que la suite de la conversation m’appris que ça ne s’arrêtait pas à un peu d’eau dans les chaussures … entre déchirer les cahiers et mettre des bonbons dans les cheveux, si j’avais besoin d’aide pour un coup fourré, je savais à qui je devais m’adresser maintenant ! Et ça n’était pas la personne à laquelle j’aurais pensé ! D’ailleurs, ça semblait aussi étonner Yoshizawa-senpai qui ne s’était, visiblement, jamais rendu compte que les filles qui s’approchaient trop près de lui finissait par avoir des problèmes …
Par contre, pour ce qui était de l’affaire, je n’avais rien compris et je semblais être le seul à ne pas avoir suivit la conversation … bon, évidemment, je perdais toujours les parties de cluedo et, lorsque je lisais un roman policier, je ne parvenais jamais à trouver le coupable avant qu’on le dise … mon sens de déduction était nul et je ne vous parle même pas de ma chance … Quand il s’agit de dire sous quel verre est le dé, vous pouvez être sur que je vais me planter … Mais bon … Tout le monde avait compris qui était le coupable et ce qui m’énervait le plus, c’est que lorsque j’ai demandé qui s’était, on m’a répondu « tu le sauras plus tard » ! C’était quand même de moi dont il était question ! J’étais accusé de meurtre et on ne voulait pas me dire qui m’avait mis dans une telle histoire ? Quoi que … s’était peut être préférable car je serais probablement allé lui cassé la figure … J’avais déjà été suspendu deux semaines de mon collège il y a deux ans pour avoir frappé un garçon de ma classe … et j’aurais probablement été renvoyer définitivement si le garçon en question n’avait pas fait vingt centimètres de plus que moi et n’avait pas commencé la bagarre … mais bon … je raconte ma petite vie là, et je ne suis pas sur que cela vous intéresse vraiment …

- Et bien, vous êtes tous dans la même chambre ? Vous avez fait la fête sans moi hier ?

Yoshiki venait d’entrer pour vérifier que Tekemoto était bien réveillé. Il semblait à moitié de bonne humeur et à moitié triste … Il était probablement ravi pour la temps splendide qu’il faisait dehors mais bon l’air dépité qu’il affiché sur son visage, je n’en compris la raison que lorsqu’il me pris dans ses bras et me serra très fort en disant qu’il ne voulait pas que je parte … visiblement, la rumeur de mon renvoie avait bel et bien fait le tour de l’école pendant la soirée de la veille, et ça n’était pas la seule rumeur à s’être propagé visiblement !

- Au fait, je suis ravi pour toi et Akira ! Tu mérites d’avoir un mec bien pour te protéger dans cette situation ! J’espère que vous aller réussir à trouver le vrai coupable avant qu’il ne soit trop tard ! Si vous avez besoin de mon aide, n’hésitez pas … Ah, je vais devoir vous laisser, mon entraînement va commencer !

Tout en disant cela, Yoshiki avait pris un gâteau dans la boîte après avoir interrogé Tekemoto du regard – genre « je peux t’en piquer un mon pote, je t’adore et j’ai pas le temps d’aller manger, je me suis réveillé en retard ce matin » - et sorti de la chambre en courant. En effet, Yoshiki était membre du club de base-ball et, en raison d’un match qu’il devait jouer à la fin du mois leur entraîneur leur avait rajouté des séances pour être sur de gagner … enfin, ça, s’était Miyamoto-senpai (l’entraîneur), qui le disait … parce que Yoshiki était beaucoup plus sceptique. Il ne cessait de répéter que, de toute façon, leur équipe était tellement nulle que, quoi qu’ils fassent, ils allaient se faire laminer par l’équipe adverse. Bien sur, on lui avait dit d’arrêter de penser négatif, mais ça n’avait visiblement pas marché … mais ça, je m’en étais un peu douté. Je ne connaissais pas Yoshiki depuis longtemps, mais je savais qu’il ne croyait que ce qu’il voulait, s’était pour ça qu’il était toujours aussi difficile à convaincre. Ces derniers temps, il restait de moins en moins avec nous aussi je ne compris pas pourquoi Megumu le fixa intensément du regard toute la durée où il était dans la chambre … Qu’est ce qu’il y avait de surprenant à venir faire un petit coucou à des amis à qui on ne parlait plus trop parce qu’on était occupé par un compétition ? Ou alors, il en voulait à Yoshiki de nous abandonner en cette période de crise … mais s’était normal ! Moi aussi j’aurais choisi mon club … du moins, je crois … en fait, je n’en avais pas la moindre idée, mais je pense que Yoshiki savait ce qu’il faisait ! Après tout, s’était un grand garçon, il était capable de savoir lui-même ce qu’il devait faire ! C’est ce que j’expliquais à Megumu lorsque Yoshiki eu quitté la pièce, mais mon ami ne se donna même pas la peine de relever et il repris la conversation sur le coupable à laquelle je ne comprenais toujours rien …

- Bien … au moins, la rumeur comme quoi Makoto et Akira sont en couples a visiblement circulé ! Avec ça, nous allons pouvoir tendre un piège au coupable !
- Hors de question ! S’écria Akira qui était en train de galérer à mettre sa cravate. Je refuse, ne serait ce que tu émettes l’idée, que nous utilisions Makoto comme appât ! Imagine que ça tourne mal, qu’on n’arrive pas assez vite, et qu’il se fasse tuer ! Qu’est ce qui se passera ?
- J’aurais au moins lavé mon honneur ! Répondis je en m’approchant pour l’aider à nouer sa cravate. Je n’avais pas tout compris, mais le plan de Megumu me paraissait clair comme l’eau de source. De toute façon, si je rentre à la maison sans avoir prouvé que je n’étais pas le coupable, mon père se chargera de m’assassiner ! Alors autant que ça soit le tueur qui s’en charge …
- Donc tu acceptes de servir d’appât ? Demanda Megumu en attrapant son sac pour quitter la pièce.
- Oui !

Il n’y avait aucune hésitation dans ma voix … depuis que j’étais petit, j’avais plusieurs fois fahi mourir (en sautant par la fenêtre pour sortir ou lors d’une des nombreuses crises de colère de mon père), alors ça ne me faisait plus peur. Je savais ce que je risquais, mais je savais aussi ce qui allait arriver si jamais je ne le faisais pas … Et de toute façon, si nous avions vraiment affaire à un assassin jaloux, j’allais forcément devoir l’affronté, étant officiellement (visiblement), le petit ami de Tekemoto … Et c’est probablement pour ça que ce dernier ne répondit rien en entendant ma réponse … il avait probablement compris que ça ne servait à rien d’essayer de me faire changer d’avis. Et en entendant ma réponse catégorique, Megumu sorti en disant que nous discuterons du plan dans la salle de classe … C’est ainsi que nous nous sommes tous mis à trottiner derrière lui pour savoir comment il comptait si prendre.

J’avais dit « au revoir » à tout de monde. Megumu, Yoshizawa-senpai, Yoshiki-kun … et puis Tekemoto … je n’allais peut être plus jamais le revoir. J’avais toujours dit que ça ne me faisait rien d’être seul mais, bizarrement, maintenant, j’avais l’impression qu’être seul était plus douloureux que d’être accusé à tord de meurtre … Tekemoto Akira … il allait tellement me manquer … Ma valise dans la main, je sentais les larmes commencer à couler sur mes joues … je m’étais pourtant promis de les retenir, mais les adieux, ça n’avait jamais été tellement mon fort. Maintenant, quand j’allais me lever, je n’aurais plus personne qui me dirait « bonjour Mako ! T’as bien dormis ? » … non, j’aurais seulement mon père et mon horrible belle-mère me disant que j’ai encore dormis trop longtemps et qu’on a perdu du temps, que je devrais déjà être au travail … que des choses que j’aurais préféré ne pas entendre et que des parents normaux ne disent pas à leur enfant lorsqu’il se lève le matin, à six heures trente. Mais en même temps, ma belle-mère ne faisait pas vraiment parti de mes parents … elle ne s’occupait même pas de moi, j’aurais été un courant d’air qu’elle m’aurait probablement plus remarqué. Elle ne m’aimait pas et elle n’était même pas ma belle-mère. Je l’appelais comme ça parce que mon père me l’avait demandé mais elle était juste « la femme de mon père ». C’était le problème avec ce problème d’enfant illégitime … je n’avais jamais su comment je devais l’appeler … et finalement, je m’étais rendu compte que le plus simple était de ne pas l’appeler du tout.
Le plan de Megumu était beaucoup plus simple que je l’avais pensé lorsqu’il avait dit qu’il savait comment piéger le tueur … nous avions, tout d’abord, profité du fait que mon train soit nocturne. L’assassin n’aurait probablement pas agit en plein jour. En effet, son but n’était pas que l’on retrouve mon corps. Si il avait vraiment l’intention de me tuer, alors il devait le faire de façon à ce que l’on pense que j’étais bien parti et que je m’étais enfui. Cela prouverait alors que je suis bel et bien le coupable, et il serait tranquille. Ce qui n’était pas vraiment mon cas à ce moment là. J’avais accepté facilement de jouer l’appât, mais maintenant que j’étais en train de le faire, je me sentais beaucoup moins sur de moi. J’étais bien conscient qu’il y avait plus d’une chance sur deux que je me fasse tuer … Il faut dire que tout le plan de Megumu reposait sur le fait que l’assassin essayerait de me tuer comme il l’avait fait pour les premières victimes mais que, dans le noir, il louperait sa cible … Hors, si il était vraiment bon tireur je ne pensais pas qu’il aurait tellement de problème pour m’atteindre, même sans la moindre lumière. Dans certains endroits, on nous apprenait à nous battre avec un bandeau sur les yeux en nous disant « ressent ton adversaire » … bah, pour ce qui était de ressentir, je n’étais pas particulièrement doué et j’avais pris pas mal de coups durant ces exercices.
Un bruit fendit l’air (gné ? J’écris n’importe quoi moi, décidément) et je sentis une douleur sous mon œil droit. Je passai alors ma main sur la plaie pour me rendre compte que du sang avait commencé à couler … j’avais bien fahi y rester ! J’avais de la chance que mon adversaire ne soit pas plus doué que moi pour « ressentir » ! Sinon, je ne m’en serais probablement pas tiré à si bon compte ! D’ailleurs, le tueur semblait bien décidé à terminer ce qu’il avait commencé ! Je senti une autre douleur, plus vive cette fois, à l’épaule gauche et je mis quelques secondes à me rendre compte que mon assaillant était juste devant moi, avec un couteau … et bien … je n’avais plus qu’à réviser mes cours d’art martiaux et faire ce que Megumu m’avait demandé ! Abandonnant ma valise sur place, je frappa mon adversaire à la jambe et m’enfuit vers le lycée ! Une fois arrivé sur le campus, après m’être assuré que j’étais bien suivit, je me couvris les yeux et une lumière m’éblouis. Autour de nous, la police, Megumu, Yoshizawa-senpai et Tekemoto … derrière moi, un couteau à la main, il y avait …

- Yoshiki-kun ?! C’est toi qui m’as fait ça ?!

J’étais tellement surpris que je ne fis même plus attention au liquide rouge qui commençait à tâcher la chemise blanche de mon uniforme. Je ne pouvais pas croire que Yoshiki était le coupable ! Il était mon ami pourtant ! On avait passé du temps ensemble, il n’avait pas l’air de me détester à ce point !

- Et oui … Yoshiki … affirma Megumu en le désarmant. Nous sommes désolés de ne pas te l’avoir dit ce matin Makoto, mais nous pensions que tu ne nous croirais jamais si on te disait que s’était lui …
- Mais … on était … amis, non ? Murmurais je d’une voix à peine audible, plus pour moi que pour les autres.
- Amis ? Nous ? S’esclaffa Megumu en me fixant. Tu es décidément trop naïf Mimomiya ! Ce n’est pas parce qu’une personne te parle gentiment et reste près de toi qu’elle est ton ami. Je connais Akira depuis plus longtemps que toi ! Tu n’avais pas le droit de me le prendre !
- Yoshiki a dit beaucoup de mal de Mitsushiro Miyuki lorsqu’elle a frappé Akira …
- Mais … tu m’as défendu ! Lorsque l’on m’a accusé … C’est toi qui as dit que je ne pouvais pas être le coupable !
- Tu ne comprends pas Mimomiya ?! S’écria Yoshiki. Depuis le début je te mens ! J’avais besoin que tu penses que je te protégeais, que j’étais ton ami … comme ça, je me rapprochais de toi et je pouvais mieux te faire tomber !
- J’ai commencé à douter de Yoshiki lorsque l’on a retrouvé la lampe … hormis Makoto, Yoshiki était la seule personne qui pouvait avoir accès à la lampe de Makoto … Qui la lui avait prêté à son arrivé, Yoshiki en ayant eu besoin de retrouver son cahier de math en pleine nuit, alors que le lycée était plongé dans le noir ! De plus, il m’est soudain revenu que Yoshiki venait, comme Makoto, d’une famille très traditionnelle, et ou les art martiaux sont enseignés … il sait donc se servir d’un arc !

Je n’entendis rien au reste des explications de Megumu … la seule chose que j’étais en mesure d’entendre, s’était le bourdonnement qui se faisait de plus en plus fort dans mes oreilles. Je n’arrivais pas à croire que Yoshiki ait pu me trahir de cette façon … Si il aimait vraiment Akira … n’aurait il pas été plus simple de le lui dire ?
To be continue

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