Oitachi no omoide : Chapitre 11

Note de l'auteur : Et bein voilà ... Dans le prochain chapitre, la belle aventure de douze chapitre prendre fin ... "Belle" ... J'en suis pas sur :p A l'origine, ce chapitre devait conclure l'histoire ... Je me suis dit "ça a assez duré, on va faire un truc triste pour conclure" et puis j'ai réfléchis un peu plus et je me suis dis que, décidément, il manquait un truc ... Une fin comme ça, c'est génial, bien sur seulement ... Je voulais que ça finisse d'une autre façon ... Voilà pourquoi vous avez eu le droit à un chapitre suplémentaire ... En général, quand j'écris, c'est toujours après avoir réfléchis pendant des heures mais le chapitre onze, ainsi que celui d'après, me sont venus tout naturellement ... Et bein ... Je crois que j'ai dit tout ce que j'avais à dire ^^

Chapitre 11 : De bien triste souvenir.

Suichi soupira, assise dans le canapé. Elle n'avait pas envie d'aller se coucher mais tout le monde était déjà partie ... elle avait dit qu'elle se chargerait d'éteindre la lumière et rien ne l'empêcher de rester un peu pensive. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas vu ses amis de lycée, à part ses colocataires ... Elle avait plusieurs fois proposé des rendez vous mais Makoto avait toujours violemment refusé ... il ne voulait plus voir personne du lycée depuis le dernier jour de cours ... La rouquine comprenait son comportement mais ça la rendait triste de le voir s'enfermer de cette façon dans un monde de souvenir ... d'après ses informations, il ne sortait plus autant de chez lui et était tellement introvertie qu'on ne le reconnaissait plus ... depuis ce jour de Mars, plus personne n'avait entendu sa voix. Elle était pourtant si jolie sa voix ... une voix claire et chaude ... une voix d'enfant ... Il n'avait jamais été très expensif mais tout de même ... et il était plutôt bavard en plus ...
La roussette soupira en se remémorant ses souvenirs ... ceux d'un Makoto aimant discuter, toujours fourré avec ses amis, Akemi et Tsubasa, tentant le maximum pour réconcilier Atsushi et son frère jumeau. Quand ils n'étaient pas tous les quatre, il était avec Akemi, en train de discuter sur la leçon de mathématique ou sur les dessins animés de la veille. Il était vraiment adorable avec sa petite manie de dire "Nyô" quand il ne savait plus quoi dire.
Tout en réfléchissant à cette époque bénite, elle avait rouvert machinalement son carnet bleu et, decidant d'aller rejoindre les autres aux pays des rêves, elle s'appretta à le fermer quand elle fut intrigué par un détail ... Il y avait une photo de Makoto et Akemi sur la page en question. Attiré par cela, elle regarda la suivante et commença à lire ... c'était une page quelconque, racontant une journée de sa vie s'éttalant sur une quinzaine de feuilles, situé vers le dernier quart de l'ouvrage. Pourtant, si Suichi avait feuilleté les pages suivantes, elle se serait apperçut qu'après cette histoire, les pages étaient vièrges ... un détail qui l'aurait probablement empêché d'aller plus loin ... mais c'était trop tard. Elle avait déjà lu les premiers mots et elle ne voulait plus s'arrêter.

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Ma très chère Kit ... Tu n'imagines pas combien ce choix a été dure pour moi mais, après ce résumé de mon histoire, je te laisserais enfin te reposer ... tu m'as aidé presque un an à surmonter les épreuves que j'ai vécu en première année ... mais cette année est terminée, et je crois que nous ne pourrons plus jamais revenir en arrière. Je donnerais pourtant n'importe quoi pour que cette journée s'efface et que rien ne change ... je voudrais graver cette année dans mon coeur à tout jamais, mais se serait beaucoup trop douloureux pour moi ... c'est pourquoi après mon histoire, je te rangerais dans une boîte afin d'enterrer ses souvenirs ...

La journée avait pourtant débuté comme n'importe quel journée ... une journée simple, une journée normale et même merveilleuse puisque c'était la dernière de cours ... après, sous étions enfin en vacances ! Qui d'entre nous aurait pu deviner ce qui allait se passer ? Tout était tellement banal ... j'étais arrivé avec une demi-heure d'avance tellement j'était pressée de dire enfin "adieu" à mon professeur de mathématique et surtout ... surtout, ma mère avait invité Sho, Sakura, Satoshi et Ayumu a passer les vacances avec nous à Okinawa ... je pensais que rien ne pourrait troubler mon bonheur ... j'étais insouciante et je ne pensais qu'aux deux semaines de vacances qui m'attendais après cette journée ... nous devions partir le lendemain et mes valises étaient déjà prêtes. Sho entra en fanfarre comme à son habitude et vint me sauter sur le dos alors que je rêvassais à la fenêtre de la salle. Je sursautai en sentant son poids sur mes épaules et lui caressa les cheveux, le laissant ensuite se glisser à coté de moi pour regarder aussi par la fenêtre. D'ici, nous avions une vue merveilleuse de la montagne en face l'école. J'avais envie que cette journée se finissent le plus vite possible pour pouvoir enfin partire vers la mer.
Je fus réveillée de ma rêverie par Sho qui me tira la manche de mon uniforme et me montra un point dans la cours. Notre salle de classe étant au premier étage, je n'eu aucun problème pour distinguer ce qu'il me montrait. C'était Ayumu et Satoshi qui arrivaient ensemble à l'école, comme ils le faisaient tous les matins depuis bientôt deux mois. On avait l'habitude de les voir main dans la main, franchir le portail de l'école, Satoshi prennant sur lui pour ne pas prendre Ayumu dans ses bras et le jeune garçon au visage pourpre, ne comprenant pas encore très bien si il vivait un rêve ou si c'était la réalité, mais Sho aimait ce spéctacle et se réjouissait chaque jour un peu plus de les voir ensemble, comme si il s'agissait de lui. Satoshi avait toujours été son meilleur ami et il s'était souvent comporté avec Ayumu comme avec un grand frère ... les voir heureux tous les deux représentait pour lui un réel bonheur ... si grand que j'en étais jalouse par moment ... mais chaque fois que ça arrivait, je sentais les bras de Sho me tirer vers lui pour me serrer contre lui et ça suffisait à me remonter le moral.
Peu après l'arrivé du couple de l'année, tel était le surnom qui leur avait été trouvé au cour du mois de septemble, Sakura arriva à son tour en hurlant presque les paroles du générique de son anime préféré dont la saison un s'était terminé la veille. Franchement, cette journée semblait être une journée de bonheur et de joie ... en particulier à l'arrivé de Makoto, Akemi, Atsushi et Tsubasa, dit le club des quatre, qui nous proposèrent une petite virée en ville pour fêter la fin des cours ... seul Keiko faisait une tête de si pied de long, ayant des cours de soutiens pendant les vacances, parce qu'elle avait complètement loupé les derniers partiels et avait déjà eu de la chance de passer dans la classe supérieur.
Le reste de la journée était très flou ... je me souvenais vaguement des professeurs qui nous disaient que ce n'était parce que c'était la fin de l'année qu'il fallait endormir nos cerveaux et autre conseil qui me passèrent bien au dessus de la tête ... travailler pendant les vacances ? Très peu pour moi. J'avais déjà prévu tout un emploie du temps où je n'avais déjà même pas la place pour y inséré "regarder ma série préférée" alors des devoirs ... ils n'étaient pas bien !
Pour le dernier jour, nous fûmes libérés bien plus tôt que d'habitude ... aussitôt après le dernier cours de la matiné. Après c'être longuement discuté sur le choix du réstaurant, nous finîmes par écouter Ayumu qui nous conseillait celui d'Okonomiyaki au bout de la rue ... il avait été tellement adorable quand il nous avait demandé de sa petite voix "on pourrait manger un plat de chez moi ?" que personne n'avait osé dire non et que toutes disputes cessa aussitôt ... personne n'était capable de résister à sa petite tête qui me donner envie de le serrer contre moi comme une grosse peluche.
Une fois rassasié, et le porte monnaie très alégé, nous nous dirigâmes vers la quartier commerçant de la ville ... quelle erreur ! Si seulement nous avions pû prédire l'avenir, nous nous serions abstenus et aurions écouté la proposition de Keiko ... aller dans la salle d'arcade était une bien meilleure idée finalement, même si elle me parut totalement stupide sur le moment, la moitier d'entre nous n'ayant jamais eu une manette entre les mains avant. Si nous étions allés au karaoké comme je le proposais, nous aurions évité le drâme ... mais finalement, se fut le quartier commercial qui remporta la préférence de tout le monde.
Il était très calme à cette heure ci et je pu assouvir ma passion de manga sans avoir à faire la queux trop longtemps, ressortant de la boutique avec un bonne dizaine d'ouvrages réparties équitablement dans plusieurs sacs. Mitsuki courut ensuite vers la boutique de prêt à porté où elle n'essaya pas moins de vingt robe différente, cherchant celle qui aurait le plus d'effet sur son petit copain qu'elle avait prévus de voir tous les jours. C'est lorsque nous nous dirigeâmes vers le magasin d'éléctronique, où tout le monde avait quelque chose à acheter, que tout bascula. Nous allions passer à la caisse quand un homme encagoulé entra brusquement, manquant de casser la porte vitrée de l'entré. Il paraissait inquiét et complètement paniqué. Je fus la première à voir qu'il avait un révolver dans la main et je criai aux autres de se baisser quand il le pointa sur la vendeuse en lui demandant de sortir la caisse.
Son casse aurait probablement pu se passer sans blessé si nous n'avions pas été là. Makoto avait toujours été un garçon qui ne supportait pas la violence et se révoltat des manières de cet homme. Il n'hésita pas à lui dire que c'était lamantable et commença à lui faire la moral. L'homme dû certainement en avoir marre de se faire réprimender par un garçon de lycée et il pointa son arme sur lui près à tirer. En voyant ça, Akemi se jeta devant Makoto pour le protéger et, de surprise, le coup partit et se logea directement dans l'une des côte du jeune garçon.
Makoto avait toujours eu la mauvaise habitude de vouloir sauver tout le monde, pensant plus aux autres qu'à lui même ... il montrait ce trait de caractère particulièrement avec Makoto avec lequel il n'hésitait pas à se battre contre les plus forts garçons de l'école, alors qu'il détestait la bagarre, pour protéger le jeune garçon ... cette fois, ce n'est pas quelques bleus et des égratignures qu'il résultat de son geste héroïque. Le coup de feu attira la sécurité et l'homme fut vite neutralisé mais la chose était fait et on ne pouvait plus revenir dans le temps ... Cette fois, c'est la vie qu'Akemi laissa ... on eu beau le transporter en urgence dans l'hôpital le plus proche, et d'ailleurs le seul de la ville, la balle avait fait des dégats qu'on ne pouvait pas arranger et il était probablement déjà mort quand il monta dans l'ambulance ...
Tous les souvenirs de cette tragédie me revinrent soudain en tête ... je me souvins du sang qui salit mes mains quand tentai comme je pouvais d'empêcher le sang de couler ... je me souvenais de mon impuissance face aux évênements ... au fait que malgré tous mes efforts, je n'avais pas réussi à le sauver ... je me souvenais d'absolument tout, dans les moindre détail ... les larmes qui coulaient sur nos joues pendant qu'Akemi tentait encore, comme à son habitude de nous rassurer avec son éternel "je vais bien" ... il regardait Makoto, effondré. Il lui souriait avec le même sourire que tous les jours en cours pendant leurs éternels discutions ... je n'ai vu que rarement des sourires sur le visage d'Akemi mais c'était toujours lorsqu'il était en présence de Makoto ... maintenant seulement je comprenais qu'Akemi aimait Makoto ... il était heureux de donner sa vie pour lui parce que ses sentiments étaient les plus importants et qu'il n'aurait pas pu vivre sans lui. Il avait préféré tout risquer pour être sur de ne pas perdre la chose la plus importante pour lui ... il avait agit sans réfléchir, de la même façon que d'habitude ... il avait laissé son coeur réagir seul, sans demander au cerveau si c'était vraiment sérieux de le faire ...
La dernière page de cette journée d'août était maintenant presque illisible ... mes larmes avaient recouvert mon écriture et fait baver l'encre, pourtant totalement sèche. De la même façon que ce jour là devant le corps inerte d'Akemi, je ne pouvais retenir mes pleures. Ce jour là, le tenant dans mes bras, sans m'occuper de la couleur rouge sang que prenait son uniforme au fur et à mesure que le temps passait, j'avais sentit son coeur s'arrêter de battre, mes mains étant sur la plaie ... je le savais mais je n'avais jamais osé le dire ... je ne voulais pas me dire qu'il était mort ! Je voulais continuer à chercher un moyen de le sauver ... tout comme le sang qui coulait de sa blessure, la vie d'Akemi s'échappait et je savais que j'étais impuissante ... je savais qu'il m'était impossible de faire quoi que se soit pour le sauver ... il m'était juste impossible de l'avour ... je me souvenais maintenant de la raison pour laquelle je n'avais plus rouvert mon journal depuis ce jour ... je comprenais pourquoi il trainait, seul, dans une boite vite ...
Je n'entendis pas Sho entrer dans le salon, sûrement alerté par mes gémissements. Il avait l'air inquiét, mais je ne m'en apperçut pas ... Je ne voulais plus lâcher mon cahier ... je n'y arrivais plus ... je voulais enterrer cette journée et mon passé mais maintenant, je n'y arriverais plus ... Sho me le retira délicatement des mains et aussitôt, j'eclatai en sanglot dans ses bras ... Cette fois, tous les pensionnaires entrèrent de la pièce pour voir ce qui se passait ... même Ayumu avait été réveiller par mes pleures ... je n'en pouvais plus ... je commençais à crier pendant que Sho me serrait dans ses bras de plus en plus fort, contre son coeur.

- Je savais qu'il était mort Sho ! Je le savais ! Je n'ai pas voulu ... je voulais le sauver mais je n'ai pas pu ... il est mort alors que j'essayais de le sauver ... C'est de ma faute ... je ... il aimait Makoto et on ne l'a pas compris ... Makoto l'aimait aussi probablement ! On ... on ne peut pas ...

Je n'arrivais pas à finir ma phrase, des petits hoquets me prenant de temps en temps et m'empêchant de parler. Tous le monde comprenait de quoi je parlais et je vis, malgré ma vision rendu flou par les larmes, Ayumu tomber par terre, ses jambes ne le portant plus, Sakura sangloter et Satoshi ... le fort Satoshi ... celui qui, lors de l'enterrement, avait dit qu'il le pleurerais plus jamais ... je vis une larme perler sur sa joue gauche ... Il me fallut plus d'une heure pour me calmer, et même ceci fait, la douleur du souvenir restait présente ... Ayumu n'était plus capable de se lever et son petit ami dû le porter jusqu'au canapé avant d'aller préparer un chocolat chaud ... quand il revint, j'étais endormis contre Sho, serrant sa main droite dans la mienne. Pleurer m'avais complètement épuisé.
Je ne le savais pas encore mais le souvenir de cette journée avait lancé un chronomètre ... un chronomètre qui comptait les jours qu'il restait avant que cette vite paisible que nous avions établis se termine ... avant que le souvenir que j'avais refoulé toutes ses années reviennent ...

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