Kurushimi to hatsukoi : Chapitre 5

J'ai décidé de me mettre aux révélations ... Je pense que je finirais cette histoire dans 3 ou 4 chapitres, en gros, maintenant qu'on a eu les grosses révélations, je pense que je vais bientôt arrêté ... Je sais, c'est triste T^T Enfin bon ... A la base, je ne voulais pas faire une histoire trop longue ... Enfin ... Je vais poster quelques chapitres et retourner à Monk ^^ [Aki : Et ton anime ? Tu arrêtes ?] Non mais je bosse sur autre chose ... J'aimerais bien faire un site juste pour mes images aussi ... Mais bon ... J'y réfléchirais un peu plus tard je pense [Aki : Arrête ton délire --"] Maiheu !!! Messant T^T

Chapitre 5 : Real doubt

 

Makoto secoua la tête de gauche à droite et se pinça le bras gauche … « aie » eut il envi de dire. Ce n’était donc pas un rêve. Il s’était bel et bien encore endormi dans le lit de Kazuya. Cela arrivait de plus en plus souvent mais ça le surprenait toujours autant à chaque fois qu’il se réveillait parce qu’en même temps qu’il s’éveillait, il se souvenait de la douceur avec laquelle Kazuya lui avait fait l’amour la veille et cette situation le surprenait toujours autant. Il n’arrivait vraiment pas à y croire mais, depuis son anniversaire, leur situation avait réellement changé. Il n’était maintenant plus aussi méchant avec lui et ne le balançait plus par terre dans un élan de colère, comme si il se sentait toujours responsable de la blessure que le jeune garçon avait à la jambe. D’ailleurs, il avait remarqué qu’il caressait assez souvent la cicatrice qui n’était pas partie, malgré les six mois qui étaient passés. Elle ne le faisait désormais plus du tout souffrir mais il avait parfois l’impression qu’il n’était pas celui qui avait été blessé. Après tout, Kazuya semblait bien plus affecté par sa blessure qu’il ne l’était lui-même et cette idée le mettait souvent mal à l’aise.

L’adolescent entendit un gémissement à côté de lui et tourna la tête. Son manège avait visiblement réveillé Kazuya qui se réveillait lentement. Ses mains quittèrent les hanches de Makoto auxquels elles étaient accrochés et il chercha son téléphone à côté de lui, sur la petite table à côté du lit et pris connaissance de l’heure qu’il était. Il réalisa, visiblement avec soulagement vu le petit soupire qu’il poussa, qu’il n’était pas en retard pour l’école. Il n’était même pas encore sept heure, il avait donc encore du temps pour se préparer, néanmoins, il retira les couvertures et alla se chercher un boxer afin d’être un minimum habillé puis se dirigea vers le radiateur qu’il alluma avant de se poster devant la fenêtre, son uniforme entre les mains.

 

- Tu devrais rester sous les draps jusqu’à ce que la chambre se soit un peu réchauffé, commença t’il à l’attention de son jeune amant. Il a neigé cette nuit donc il fait assez froid.

- De toute façon, il faudra que je sorte, fit remarque le neko en lissant ses oreilles de chaton. Je dois m’occuper du jardin avec Tomoyo-sama aujourd’hui …

- Tomoyo … répéta Kazuya en se plongeant dans ses pensés. Je vois …

 

Même si il ne l’avait plus questionné à ce sujet, Kazuya ne semblait toujours pas apprécier la relation qu’il y avait entre son jouet préféré et sa jeune sœur. Makoto n’avait toujours pas réussi à comprendre ce qui provoquait sa colère et son attention dans cette relation hypothétique. De toute façon, Makoto n’aimait pas Tomoyo. Pas de la façon dont Kazuya avait l’air de le soupçonner de l’aimer en tout cas. Pour lui, Tomoyo était juste « la jeune maîtresse » comme Kazuya avait longtemps été pour lui « le jeune maître ». Ils étaient les enfants de la famille qu’il devait servir, c’était tout, il n’y avait pas à s’étendre sur le sujet. Et pourtant … Pourtant, sa relation avec Kazuya n’avait jamais été celle d’un maître à son domestique. Ils avaient toujours été plus proches qu’ils auraient dû l’être, Makoto le savait et en avait honte mais il ne pouvait rien y faire … Il était tombé amoureux de Kazuya … Mais il s’était promis de garder cette amour secret jusque dans sa tombe. Il ne voulait pas entendre les moqueries de la personne qu’il aimait … Parce qu’il n’y avait aucune chance pour que Kazuya soit aussi amoureux de lui … Et si il lui disait, il risquait de gâcher la relation qu’ils avaient en ce moment. Même si il était un jouet pour Kazuya, au moins, il le gardait près de lui … Et ça lui suffisait. Il n’était plus violent et faisait attention à lui … Il ne voulait pas que ça change … Sous aucun prétextes !

 

Dix heures … C’était l’heure à laquelle Makoto était censé commencé à travailler le Lundi … Makoto, à cause de son état de santé qui se détériorait au fil des années, du fait qu’il était encore mineur et de sa maladresse, avait un emploi du temps organisé de façon différente que les autres domestiques de la maison. Il sortit péniblement du lit du plus jeune fils de la famille Katsuragi et se mit en quête de ses vêtements qu’il n’avait pas pris grand soin de ranger la veille … Une fois habillé avec ses vêtements de la veille, un short noir qui lui arrivait jusqu’à mi-mollet et une polaire bleu qui lui tenait bien chaud, il quitta la chambre et se dirigea vers la cuisine où il devait se rendre pour aider à préparer le déjeuné, de dix heures à onze heures trente, avant d’aider à mettre la table. En chemin, il fut assez surpris de croisé Atsushi dans le salon. Il l’un des grands frères de Kazuya et ne vivait plus dans la maison depuis maintenant plus de trois ans … Il ne l’avait plus revu depuis la fois où il était parti en claquant la porte après une dispute contre son père … Makoto n’avait jamais su ce qui s’était passé ce jour là et pourquoi Atsushi était parti … De toute façon, il ne s’était jamais vraiment entendu avec lui alors il n’avait pas regretté son départ. Toute fois, sa présence dans la maison familiale le surprenait autant qu’elle l’énervait. Comment osait-il se montrer dans la maison du maître après l’avoir insulté comme il l’avait fait trois ans plus tôt ?! Même si Makoto avait longtemps détesté Katsuragi-san, depuis sa maladie, il avait appris que cet homme avait de bon côté et était peut être plus attaché à son jeune domestique qu’il ne se l’était imaginé et avait commencé à le servir avec toute la meilleure volonté du monde … D’ailleurs, le nombre de ses maladresses avaient sensiblement diminué. A peine entré dans le salon, il senti le regard froid d’Atsushi Katsuragi se poser sur lui …

 

- Alors tu es encore là ? Lâcha-t-il alors que Makoto, malgré la haine qu’il portait à la personne devant lui, se courbait de façon polie.

 

Le neko ne répondit rien mais sentit que la personne en face de lui n’attendait, de toute façon, aucune réponse. D’ailleurs, il continua sans s’inquiéter du manque de réaction de son vis-à-vis …

 

- Je n’arrive pas à croire qu’Otôsan garde à la maison un bon à rien comme toi. Tu ne sais que casser des assiettes et bailler aux corneilles, tu es le garçon ne plus inutile que je connaisse et pourtant, otôsan est toujours en train de te protéger lorsque qui que ce soit essaye de le convaincre de te mettre dehors …

 

Makoto essaye de cacher sa surprise. Il n’aurait jamais pensé que Katsuragi-san puisse dire du bien de lui, malgré tout ce qu’il faisait sans arrêt comme bêtises. Il détestait vraiment cette personne pour avoir dit du mal d’un homme aussi gentil que le maître … Mais il ne pouvait pas le dire, ce n’était pas dans ses assignations et il ne voulait pas provoquer des problèmes en se battant avec Atsushi …

 

- Je vous pris de m’excuser Atsushi-sama, commença le neko en se courbant de nouveau devant lui, mais on m’attend en cuisine. Pardonnez mon impolitesse mais je vais devoir vous quitter …

- Tu as changé, se contenta de répondre l’autre garçon en s’asseyant sur l’un des fauteuils. Tu sembles moins vulgaire qu’avant … Tu traînes toujours avec Kazuya ?

- Si vous souhaitez parler au jeune maître, il vous faudra attendre, il est au lycée en ce moment, répliqua Makoto en faisant bien attention à ne pas paraitre impoli.

- « Jeune maître » ? Ricana Atsushi en fixant le neko, toujours courbé. C’est vrai que tu as toujours plus considéré mon frère comme ton maître que n’importe qui dans la famille … Tu fais toujours tout ce qu’il te demande ?

- Peut être voulez vous que j’annonce votre présence au maître … esquiva l’adolescent avec un sourire purement commercial.

- Il est déjà au courant de ma présence … Et toi, tu es devenu doué pour ne pas répondre aux questions qu’on te pose … Je ne pensais pas avoir un jour besoin de t’arracher des renseignements … Dire que, lorsque je suis parti, il suffisait qu’on te pose une question pour que tu nous sortes tout un roman …

- Atsushi, cesse d’importuner Makoto, retenti la voix de Katsuragi-san qui venait d’entrer dans la pièce. Il posa ensuite son regard vers le jeune neko et repris, va dans la cuisine et ne te fais pas de soucis sur ce que mon imbécile de fils à pu te dire …

 

Makoto se courba et quitta la pièce. Il allait faire comme Katsuragi-san lui avait demandé … Ne p          as se faire de soucis … Oublier tout ce qu’Atsushi avait dit … Penser à autre chose … Il eu un soupire et poussa la porte de la cuisine en s’efforçant d’avoir l’air d’aller bien et de ne pas avoir le moindre problème mais il ne pouvait pas ignorer ce qu’Atsushi lui avait raconté … Le maître … Katsuragi-san … Il le protégeait lorsqu’on voulait le mettre à la porte ? Pourquoi ? Depuis le début, il n’avait jamais été rien d’autre qu’une nuisance … Il avait cassé la moitié des assiettes offertes par la mère de la maîtresse, avait saccagé le jardin plus d’une fois … Il ne faisait même plus la liste de toutes les âneries qu’il avait bien pu faire depuis son arrivé … Alors, pourquoi est ce que Katsuragi-san le protégeait comme ça du reste de la famille ? Il avait le même sentiment que lorsqu’il été malade … L’impression qu’il était toujours en train de s’inquiéter pour lui et qu’il voulait s’occuper de lui le mieux possible … Makoto se rendait soudain compte qu’il avait tout faux depuis le début … Katsuragi-san n’était pas quelqu’un de méchant … C’était plutôt lui qui n’aurait pas dû avoir de doute en trouvant ce document. Dans les faits, Katsuragi-san était celui qui s’occuper le plus de lui ! Avant, même, Kazuya !

 

- Makoto, le riz ne va pas se nettoyer tout seul ! Le rappela à l’ordre l’un des cuisiniers en le voyant fixer le mur.

 

Ses oreilles se dressèrent sur sa tête de surprise et il se remis à la tâche. Il se remémora, une fois de plus, l’ensemble des tâches qu’il avait à faire aujourd’hui … Après avoir mis la table, il irait faire du jardinage avec Tomoyo … Même en hivers, il y avait des choses à faire dans le jardin de la famille Katsuragi et Tomoyo était la personne de la famille qui aimait le plus les fleurs, même si elle ne pouvait pas les voir. Et Makoto se souvint brusquement de quelque chose. Sa journée du lendemain commencerait bien plus tôt que d’habitude. A cinq heures, il devrait être debout  pour préparer le bento de Kazuya … C’était la première fois qu’il avait ce genre de tâche à faire … Il se sentait mal à l’aise rien qu’en y pensant … Et si son repas était tellement mauvais qu’il rendait malade Kazuya ? Il ne se le pardonnerait pas … Mais il n’avait pas le temps de s’inquiéter pour ce genre de détail … Il devait s’occuper de nettoyer le riz …

 

- Makoto, va plutôt mettre la table, soupira le cuisinier qui l’avait réprimandé une demi heure avant, tu es complètement dans la lune aujourd’hui … Tu devrais te reposer …

 

L’adolescent se contenta de sourire en guise de réponse et sorti chercher une pile d’assiette. Il manqua de rentrer dans Katsuragi-san qui le rattrapa par le bras et il fut ravi de ne pas avoir réussi à prendre les assiettes. Il avait évité la casse au moins.

 

- Makoto,  il faudra mettre une assiette de plus pour Atsushi.

- Je vois … Bien Katsuragi-sama … Ce sera fait, répondit Makoto en se courbant, tout en cherchant des yeux l’escabot qui ne devait pas être bien loin.

- J’ai entendu dire que tu mangeais moins ces derniers temps Makoto … Continua l’homme en fixant le mur. Tu vas bien ? Tu n’es pas malade ?

- Ah … Non, tout va très bien, ne vous inquiétez pas. Je pense que ça doit avoir un rapport avec le froid … Mais je vais manger, je vous le promet !

 

Tout en disant ça, il avait essayé de sourire pour le rassurer … Ce qu’avait dit Atsushi était vrai … Il semblait essayer de le protéger … Mais pourquoi se conduisait il comme ça avec lui ? Au moment où il commençait à ce poser cette question, il entendit une voix venir de la pièce d’à côté … Atsushi semblait s’impatienter que son père revienne et ne lui pardonnait pas de ne pas lui accorder autant d’attention qu’il en aurait voulu … Katsuragi-san s’excusa alors et retourna dans le petit salon. Makoto en profita pour se ruer vers un tabouret qu’il avait aperçu qui allait lui permettre d’atteindre les assiettes blanches qu’on l’avait chargé d’installer à la table. Aujourd’hui, Kazuya avait son club … Il allait donc rentrer vers dix huit heures … Est-ce qu’Atsushi sera parti alors ? Il savait que Kazuya et son frère ne s’entendait pas et il n’avait pas envi qu’il se voit sinon … Il risquait de se disputer une fois de plus et leur dernière bagarre s’était fini par un gros bleu sur la joue pour Kazuya, son frère ayant la droite facile et l’ayant frapper de façon plutôt violente pour une dispute qui portait simplement sur la tenue la plus adaptée à faire porter à leur sœur pour le mariage du frère ainé.

 

- Tu parlais avec Makoto, ôtosan ?

 

A la voix d’Atsushi mentionnant son nom, le neko tressaillit et manqua de faire tomber les assiettes qu’il tenait entre ses mains. Il ne savait pas qu’on pouvait entendre les conversations du petit salon lorsqu’on était dans la grande salle à manger … Il avait l’impression d’espionner et s’en voulait un peu, même si il n’y pouvait rien.

 

- Pourquoi est ce que tu t’inquiètes toujours autant pour ce gamin qui n’est même pas un humain ? Demanda ensuite la voix du garçon qui se faisait moqueuse. Aurais-tu été incapable de faire un trait sur cette femme ? Okasan m’a raconter comment tu l’avais rencontré, tu sais … Et comment elle t’avait été volé par son mari alors que tu l’aimais …

 

De quoi était-il en train de parler ? Makoto n’était pas une femme alors … De qui pouvait il bien s’agir ? Une femme que Katsuragi-san aurait aimé … ça devait probablement être la maîtresse de maison mais il semblait que c’était elle qui avait raconté cette histoire à Atsushi.

 

- Okasan m’a tout raconté quand j’ai commencé à m’intéresser de plus près à ce gamin, continua Atsushi. Elle m’a tout dit parce que je ne parvenais pas à comprendre ce qui te motivais quand tu avais proposé de t’occuper du gosse … Et pourquoi tu avais caché à tout le monde que c’était toi qui avait demandé à avoir sa garde.

- Atsushi, je crois que ça suffis, le coupa son père, toujours très calme.

- Non, ça ne suffis pas. Tu étais déjà marié à Okasan à l’époque … Votre mariage avait été décidé par vos familles et vous n’éprouviez pas réellement de sentiments amoureux tous les deux, même si ça ne vous avait pas empêcher d’avoir plusieurs enfants, dont moi d’ailleurs …

- Atsushi, je t’ai dit que j’en avais assez entendu ! La voix de Katsuragi-san semblait plus menaçante.

- Comme Okasan et toi n’étiez pas amoureux, tu lui a parler de ton amour pour cette femme … Est-ce que tu as raconté à Makoto ? Que tu étais amoureux de sa mère ?

 

Une pile d’assiette tomba bruyamment contre le sol …  Avait il bien entendu ? Katsuragi-san … Aimait sa mère ? La mère qu’il n’avait jamais connu ? Pourquoi ne lui en avait il jamais parlé ? Même si le neko ne l’avait jamais dit, il aurait bien aimé avoir des renseignement sur ses parents … Qui ils étaient, à quoi il ressemblait … Pourquoi est ce que le père de Kazuya avait cachait quelque chose d’aussi important ? Et sa gentillesse … N’était il que … Le substitut de sa mère pour cet homme ? Des larmes coulaient le long des joues du neko. Pourquoi pleurait-il ? Il ne savait pas. Tout ce qu’il savait, c’est que la personne qu’il avait le moins envi de voir à ce moment précis était juste devant lui, s’inquiétant pour la blessure qu’il s’était fait à la main lorsque la pile d’assiette avait explosé sur la table. La coupure était, certes, beaucoup moins grâce que celle dont il gardait encore la cicatrice, mais néanmoins assez grosse pour qu’elle doive être désinfecté … Mais Makoto n’en avait cure. Il ne pris même pas la peine de mettre un chapeau ou une casquette sur sa tête pour cacher ses oreilles de chat et il parti en courant sans savoir où il allait. La lycée de Kazuya … Oui … C’était à cet endroit qu’il voulait se rendre … Au lycée de Kazuya. Il voulait le voir …

 

Arrivé devant le grand bâtiment, ses larmes commencèrent à se calmer. Il ne savait absolument pas comment il était arrivé ici et ne savait pas comment il devait faire pour rentrer chez les Katsuragi … Il commençait à réaliser ce qu’il avait fait … Il était sorti alors qu’il n’en avait pas le droit après avoir cassé une pile d’assiette … Et il était maintenant dans le froid avec ses oreilles à la vue de tous et le sang continuant de couler du dos de sa main … Il entendit du bruit venir de l’école … Des gens venaient vers lui … Par reflexe, il mit ses mains sur ses oreilles pour les cacher, bien conscient que ça ne marchait absolument pas.

 

- Ah … Qu’est ce que tu fais là petit ? Commença un premier garçon aux cheveux décolorés. Tu es perdu ? Le collège s’est plus loin …

 

Le neko secoua la tête de gauche à droite, les larmes aux yeux … Il avait peur … Il n’avait jamais parlé à d’autre gens que ceux qui vivaient dans la maison Katsuragi. Un autre garçon, plus petit que les autres et aux cheveux teints en châtain clairs, s’avança à son tour, un sourire aux lèvres.

 

- Tu es peut être venu voir quelqu’un … Quoi qu’il en soit, ta main saigne, tu devrais aller à l’infirmerie.

- Pourquoi tu t’inquiètes pour lui Yuki-kun ? Rigola le premier garçon qui avait parlé. Ce petit te plait tant que ça ? C’est vrai que les oreilles qu’il essaye désespérément de cacher sont mignonnes. C’est quoi ? Un jeu ? Un gage que t’ont donné tes amis ? Tu dois venir jusqu’ici avec un serre-tête spécial cosplay ?

- Ferme là Takashi, répondit d’une voix glaciale celui qui avait été appelé Yuki. Continues comme ça et je t’éclate la tête ! Tu lui fais peur ! Baaaka !

 

Les garçons derrière le dénommé Takashi retinrent avec peine un petit rire … Visiblement, ce garçon qui avait semblé si doux aux yeux de Makoto ne devait pas faire tant que ça dans la dentelle puisque celui qui venait de recevoir des insultes, et qui faisait pourtant au moins deux fois la taille de « Yuki » s’était reculé d’un pas au lieu de s’approcher pour répliquer. Le garçon eu un sourire satisfait et se retourna de nouveau vers Makoto en sortant un mouchoir en tissus de la poche de son uniforme qu’il mit sur la blessure du jeune neko, après lui avoir pris sa main de force.

 

- Tu n’as pas répondu … Pourquoi est ce que tu es là ? Demanda-t-il avec une voix douce.

- … Kazuya … Je veux voir Katsuragi Kazuya !

 

Le dénommé Takashi sursauta de nouveau et le « Yuki » sourit de plus belle en faisant un nœud au mouchoir pour qu’il en s’en aille pas.

 

- Et bien ça tombe bien … Je devais voir Katsuragi-san au sujet du club …

 

Hééé !!! Juste un moment … Il voulait voir Kazuya au sujet du club … Et il s’était fait appeler « Yuki » … Alors c’était lui le Takamura Yukito dont il avait plusieurs fois entendu parlé par Kazuya ? Ce garçon était en troisième année de lycée et avait dix huit ans ? Il avait du mal à le croire … Mais ça devait être vrai … Il avait entendu par Kazuya qu’il était le capitaine du club dont il faisait parti et aussi le seul membre de troisième année qui n’avait pas arrêté de venir lorsqu’il avait fallut commencé à préparer les examens d’entrée au lycée …

Il fit un signe de tête à Makoto pour l’inciter à le suivre. Makoto n’eu pas besoin de beaucoup de temps pour se rendre compte que les regards se tournaient sur lui à son passage. En même temps, il n’était pas vraiment le genre de personne qu’on ne remarquait pas et en plus, il était escorté par une bande plutôt effrayant … Et il ne portait pas d’uniforme … Et il y avait, bien sur, le problème de ses oreilles … Enfin « Yuki » s’arrêta devant la porte d’une salle de classe qu’il fit coulisser sans frapper. C’était la pause déjeuné et ils n’interrompirent donc aucun cours. Un garçon aux cheveux noirs assit à côté de la porte se mit presque au garde à vous en voyant le troisième année entrer dans la salle.

 

- Je cherche mon adorable kohai si possible …

- Katsuragi-kun ? Répondit l’autre garçon en souriant. Il me semble qu’il est là … Ah oui, il es revenu … Katsuragi ! Visite pour toi. Takamura-senpai …

 

Katsuragi leva la tête du livre qu’il était en train de lire et s’approcha de la porte en grimaçant.

 

- Si c’est au sujet du fait que le club est annulé ce soir, on m’a déjà prévenu senpai, bougonna t’il. Et si c’était juste pour me voir, tu aurais pu t’abstenir.

- En réalité, répondit Yukito avec un sourire d’ange qui sonnait faux, je suis venu livré un paquet qui t’attendais devant la porte du lycée …

 

Il s’écarta d’un pas pour laisser apparaitre l’adolescent aux oreilles de chat. Kazuya eu besoin de plusieurs secondes pour réaliser ce qu’il avait sous les yeux.

 

- Makoto … Qu’est ce que tu fais ici ? Et sans ta casquette … Tu devrais être avec Tomoyo …

- Kazuya !!! Cria le jeune garçon en fondant en larmes et en serrant l’adolescent contre lui. Kazuya, Atsushi-sama … Katsuragi-sama … Ma mère … Atsushi-sama a dit des choses bizarres … Je …

- Makoto, calmes toi, je ne comprend rien à ce que tu racontes … Qu’est ce que mon frère vient faire là dedans ? Cela fait trois ans que je ne l’ai pas revu … Attends un moment avant de continuer …

 

Kazuya retourna à sa place et pris une casquette qu’il avait dans son sac qu’il posa sur la tête de l’adolescent de façon à cacher ses oreilles. Il eu ensuite un regard à la blessure qu’il avait à la main.

- Tu es blessé ? On va aller à l'infirmerie pour soigner ça avant que ça ne s'infecte. Je ne voudrais pas que tu sois de nouveau malade. Tu me raconteras en route ...
- Je viens aussi, je dois changer le pansement que j'ai au bras, informa Yukito avec un sourire encore plus grand. Et cette histoire m'intéresse ... « Katsuragi-sama » ? C'est qui ce garçon à la fin ?
- Makoto est un domestique de la famille Katsuragi ! Répondit le jeune garçon en reniflant.

La main de Kazuya finit sur son propre front ... Il avait fait ce geste sans le réaliser mais il le remarqua rapidement à la douleur qui lui élança la tête. Makoto était décidément impossible à gérer. Déjà, tout le monde s'était rapproché de l'adolescent.

- Laissez-le, il plaisante. Kazuya essayait de noyer le poisson. C'est un peu comme mon petit frère ... Il est ami avec ma sœur ... Ce sont des enfants ...

Sur cette phrase, ô combien positive pour le garçon qui n'avait qu'un an de moins que lui, il se retira suivit de « Yuki » qui souriait maintenant de toutes ses dents en disant que la situation était de plus en plus intéressant, pendant que Makoto essuyait avec sa main intacte les traces humides