Hisshi : Epilogue

Et bien voilà l'épilogue, finalement. Et ensuite, je n'aurais plus à me casser la tête "Hisshi du haut ou hisshi du bas" quand je posterais. Le bonheur \o/. Sinon et bien ... Aujourd'hui, il y a de l'orage chez moi. Mais c'est étrange parce qu'il n'y a que les éclairs. Résultat, c'est presque plus inquiétant parce que le seul moyen de l'ignorer serait de se mettre dans une salle sans fenêtre (ce qui est le cas de la salle de bain mais on y a une mauvaise connexion). Bref, je suis obligé de supporter ça et de sursauter continuellement. Très désagréable. Mais bon, y'a pire ... Le tonnerre par exemple, je déteste ça, ça me fait super peur. Je n'y peux rien, c'est maladif ! Enfin non, absolument pas. Mais on dira que si. BREEEEF ! Place à l'épilogue avant que je me fasse luncher par Makoto u_u [Mako : Comprenez moi, deux ans que je meurs dans cette histoire. Qu'elle finisse enfin u_u] Bref, let's go !

Epilogue : 3 ans plus tard, « Grâce à vous, j’ai compris le sens du mot aimer ».

Akira était allongé sur son lit en train de rêvasser. Trois ans étaient passés depuis le jour où il avait regardé pour la première et la dernière fois un coucher de soleil avec Makoto mais, maintenant encore, il ne pouvait pas empêcher ses larmes de couler lorsqu’il voyait le soleil se coucher. C’était dans ses moments là en particulier qu’il réalisait à quel point l’adolescent lui manquait, même aujourd’hui, même après plusieurs années. Il voulait désespérément revoir le petit Makoto qui ne savait rien à la vie moderne et avait pleuré dans ses bras lorsqu’ils étaient dans les toilettes … Tous les souvenirs qu’il avait avec lui, il ne pouvait pas les abandonner.

La nouvelle de son décès avait rapidement fait le tour de l’école et les élèves de sa classe avait soudain regretté le comportement puérile qu’ils avaient souvent eu avec lui … Oui, contrairement à ce qu’ils pensaient, Makoto était réellement malade. Bien sur, c’était un peu tard pour le réaliser mais ils s’étaient tous sentis vraiment honteux de ne pas avoir essayé de se rapprocher un peu de lui … De rendre ses derniers jours heureux. L’avait il était ? Makoto n’était pas le genre de personne qui montrait ses sentiments. S’il ne souriait pas, il était impossible de savoir s’il était heureux et, parfois, Akira se demandait si leur présence l’avait aidé à se sentir un peu mieux dans sa peau. Shinichi, Mizuki … Tous les deux aussi avaient été touchés par cette mort d’un garçon qu’ils considéraient comme un ami précieux, même si ils l’avaient su longtemps à l’avance. Mais, en réalité, c’était Akira qui avait eu le plus de mal à s’en remettre. La semaine qui avait suivit l’annonce du décès du jeune blond, il avait refusé de sortir de sa chambre et le mois qui avait suivit n’avait pas été beaucoup mieux … Il ne mangeait presque plus et sans Shinichi et Mizuki, il n’aurait certainement pas survécu. Oui, peut être que tout cela était abusé … Il était quelqu’un de fort et n’avait jamais pleuré, quel que soit la situation mais là … C’était plus qu’il ne pouvait supporter. Il avait réellement aimé le petit garçon, sa tête toujours mignonne même sans qu’il n’y fasse attention, ses regards qui semblaient chercher quelque chose à travers la fenêtre de la salle de classe. Il l’avait toujours regardé, probablement plus que l’adolescent n’avait dû le remarquer.

- Akira … La mère de Makoto est passée …

Akira débrancha les écouteurs de son Ipod qui faisait entendre une musique triste qui aurait fait pleurer n’importe quel humain normal … mais pas Akira. Il avait déjà usé toute sa réserve lacrymale. En entendant la voix de Mizuki, le garçon, âgé désormais de vingt ans, se précipita dans le salon de la maison où ils avaient tous continué d’habiter. A la fin du lycée, Mizuki avait quitté ses parents, trop occupé à se disputer pour le remarqué, et s’était installé avec eux …

En entrant dans le salon, Akira remarqua rapidement l’air solennel qui y régnait. Shinichi leva une enveloppe blanche où trois noms étaient écrits qu’une écriture un peu maladroite … L’écriture d’un enfant qu’il n’avait pas l’habitude, ni la force, d’écrire … Shinichi n’eu pas besoin d’expliquer de quoi il s’agissait, il l’avait compris seul, mais laissa quand même son frère parler.

- La dernière lettre de Makoto. Il voulait qu’on l’ait trois ans après sa mort.

Il la tendit la son petit frère en disant qu’il estimait que c’était lui qui devait l’ouvrir, étant la personne la plus importante pour l’adolescent. Akira ne compris pas ce qu’on lui disait, il voulait juste lire … Savoir ce qu’avait pensé le jeune garçon …

Dans la lettre aussi, l’écriture était un peu maladroite et certains mots, pourtant basiques, étaient écris en hiragana. On reconnaissait bien là le Makoto qui n’écoutait rien en cours … Il leur avait expliqué un jour qu’il aimait beaucoup lire mais ne savait que très mal écrire. Sur la demande de Mizuki, Akira lu à voix haute ce qui était écrit, une boule dans la gorge.

Dear friends

Je ne savais pas comme commencé cette lettre … Après tout, c’est la première que j’écris … J’ai donc demandé à Kenji de m’aider à la rédiger et c’est lui qui à trouvé cette formule … Il parait que cela veut dire « chers amis » en anglais … Je ne suis pas doué en langue alors je lui fais entièrement confiance. Il connait mieux ses kanji que moi, après tout … Au fait … ne me demandez pas pourquoi j’ai décidé de ne pas vous laissez lire cette lettre avant trois, je crois que je ne le sais pas moi-même mais je suppose que je ne veux pas que vous l’ayez trop vite … Après tout, cela risque d’être dure pour vous de me lire et si vous abandonner en cours de route, ça ne me dérangera pas … De toute façon, je pense que, peu importe ce que vous allez faire à cette lettre, je ne m’en soucierais plus … J’ai bien promis à Kenji-kun de protéger sa mère mais je ne crois pas tellement qu’il y ait un monde après la mort en réalité … Enfin … J’essayerai quand même de tenir ma promesse …

Pour être totalement franc avec vous, je dois vous avouer que je ne sais même pas pourquoi je vous écris cette lettre. Avant tout, j’aimerais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi durant ces quelques semaines que l’on a passé ensemble. Vous avez été mes premiers amis et je dois avouer que j’ai vraiment aimé passé du temps avec vous. Grâce à vous trois, j’ai enfin compris le sens du mot ‘aimer’ … Je vous ai tous extrêmement aimé pendant tout le temps où nous avons été ensemble, sans me poser de question sur le pourquoi du comment, comme je l’avais toujours fait avant. Vous m’avez permis de changer et de ne pas mourir complètement seul avec juste ma mère près de moi … Grâce à vous, je suis sorti un peu de ma solitude et j’ai appris à être avec les autres, choses que j’avais toujours crus impossible avant.

Ce que je vais faire est peut être extrêmement égoïste mais j’aimerais pouvoir le dire au moins une fois … J’ai vraiment, vraiment, beaucoup aimé Akira … Je ne sais pas si c’était les mêmes sentiments que ceux de Mizuki pour Takaheuchi-san mais en tout cas, ils étaient vraiment très importants pour moi et je les chérirais toute ma vie. Merci Akira pour tout ce que tu as fait pour moi … Lorsque tu m’as passé de la musique, lorsque tu m’as serré dans tes bras … Je n’oublierais jamais tous les moments que nous avons passé ensemble … Le couché de soleil était beaucoup plus beau quand je le regardais avec toi.

Kenji est en train de se moquer de moi en disant que ma lettre se transforme en véritable déclaration d’amour et je pense qu’il a raison alors je vais arrêter de parler de tout et de rien … Mizuki, merci d’être venu me rapporter mon sac le jour de la rentrée … Si tu ne l’avais pas fait, j’aurais probablement décidé de rester seul jusqu’à ce que je doive retourné à l’hôpital … Mais au lieu de ça, tu es venu me voir, tu as pris de mes nouvelles et tu m’as même acheté à manger … Et surtout, tu ne t’es pas moqué de moi lorsque tu as appris que je ne savais même pas ce qu’était un ami, du haut de mes quinze ans. Je t’en suis reconnaissant.

Shinichi, toi aussi je tenais à te remercié … Je n’ai jamais eu de grand frère mais je pense qu’un grand frère, c’est comme toi. Tu es gentil et tu sais toujours trouver les mots pour répondre aux gens … Tu étais aussi bien plus malin qu’Akira-kun et vos constantes disputes me faisaient beaucoup rire … Même quand tu me faisais des reproches, j’avais encore l’impression que tu étais quelqu’un de profondément gentil et je suis persuadé que tu ne réprimande jamais les gens sans raison … Voilà que je me mets à utiliser des termes difficiles … Ce doit être l’effet des médicaments …

D’ailleurs, en parlant de cela, le médecin ne devrait pas tarder à arriver alors il va être temps pour moi de mettre un point final à cette lettre … Merci à tous les trois pour tout ce que vous avez fait pour moi tout aux longs de nos courts moments ensemble. Même si ça n’a pas duré très longtemps, ça a été les plus beaux moments de ma vie.

Je vous aime tous les trois du plus profond de mon cœur,
Votre éternel ami, Makoto.

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