Bachiatari ai

On reste dans le sérieux avec une death fic' ... Tuer Suzaku-kun m'a vraiment fait mal au coeur puisque c'est un personnage que j'adore et dont je suis probablement aussi fan qu'Akihito. Encore un chapitre où les interventions d'Aki et les autres dans la note ne se prête pas vraiment ... Donner un côté comique à la note me donnerait l'impression de ne pas respecter Suzaku, j'aurais plutôt tendance à vouloir faire une minutes de silence. Je me souviens que j'ai eu du mal à écrire le début mais, à partir du moment où Suzaku a découvert l'identité de Zero, tout s'est enchainé tout seul, sans que je me pose de question. Parfois, je me demande si c'est réellement moi qui écrit ... Pour la fin ... j'hésitais entre deux formules ... "Même si elle avait coûté la vie à son meilleur ami", qui a été choisi, et "après tout, elle avait coûté la vie à son meilleur ami", qui aurait sous entendu que, comme Suzaku a sacrifié sa vie pour la révolution de Lelouch, il ne peut désormais plus revenir en arrière sans risquer de déshonorer son ami. J'ai orthographier le prénom de la soeur de Lulu "Nanaly" et pas "Nunnally" parce que, lorsque j'ai écrit, j'avais le permier orthographe en tête, j'essayerais de changer.

BACHIATARI NO AI

- Soldat Kururugi ! Au vu de votre comportement lors de la dernière bataille, nous n’avons pas d’autre choix que de vous suspendre momentanément de vos fonctions.

Suzaku n’écouta même pas le reste du discours moralisateur que ses supérieurs étaient en train de lui faire. Il n’arrivait tout simplement pas à comprendre ce qui s’était passé durant le combat … Il avait abandonné son poste en insultant à tout va ceux qui lui donnaient des ordres … Voilà qui n’était pas dans ses habitudes … Pire encore … Il n’avait aucun souvenir d’avoir faire une chose pareil alors qu’un enregistrement prouvait le contraire … Il avait bien entendu sa propre voix crier qu’il voulait vivre … Alors qu’il se souvenait encore de sa détermination à accomplir sa mission … Peu lui importait de mourir du moment qu’il emportait Zero avec lui … Zero était l’ennemi de l’empire … L’ennemi de l’armée … Son propre ennemi … Zero était la personne qu’il détestait le plus au monde. Zero agissait sans se préoccuper des victimes … Zero était responsable de la mort de nombreuses personnes innocentes qui n’avaient jamais souhaité la guerre … Zero était son ennemi ! Et il l’avait laissé échappé … Préfèrent vivre plutôt que de se débarrasser de l’ennemi public numéro 1, le responsable de la mort du père de Shirley. Suzaku n’arrivait pas à croire qu’il ait pu faire une chose pareille … Et pourtant, il en avait entendu la preuve. Il avait réellement refusé l’ordre au dernier moment, perdant ainsi la chance de tuer Zero … Son ennemi …

Il avait été suspendu pour une durée d’une semaine. Une semaine durant laquelle il se contenterait d’aller à l’école, comme n’importe quel adolescent de son âge. Au moins, cette semaine pourrait lui permettre de s’y retrouver un peu dans ses sentiments. Ses pensées auraient probablement dû aller vers la princesse Euphémia dont il était devenu le chevalier mais elles se tournèrent tous naturellement vers Lelouch, son ami d’enfance … Pourquoi ? Il n’en avait pas la moindre idée mais son cœur commença à s’accélérer. Peut être qu’il aimait Lelouch … Peut être … De toute façon, depuis quelques temps, ses sentiments étaient devenus tellement insondables que lui-même s’y perdait. Il avait l’impression d’éprouver quelque chose à la fois pour Euphie et pour Lelouch, même si son cœur battait toujours plus vite lorsqu’il pensait au prince déchu … Oui … Ce qu’il éprouvait à l’égard de Lelouch était loin d’être un sentiment banal d’amitié. Quand avait il commencé à éprouver cela ? Peut être quand ils étaient petits … Mais à cette époque, il était trop jeune pour réaliser les sentiments qu’il ressentait. De toute façon, à cette époque, il avait d’autre chat à fouetter mais désormais … Il avait envi de profiter d’avoir retrouvé son meilleur ami. Ils avaient été séparés durant sept ans. Ils avaient tous les deux grandis et leurs sentiments avaient évolué. Il ne savait pas ce que son ami éprouvait à son égard mais, néanmoins, il espérait qu’il comptait pour lui au moins autant que Nanaly …
Nanaly … La petite sœur de Lelouch semblait toujours heureuse malgré ses handicapes. Chaque fois que Suzaku la voyait, elle souriait. Pourtant, elle avait vécu tellement de choses traumatisantes … Sa propre mère avait été tué devant ses yeux, l’accident la rendant aveugle et incapable de se déplacer. Puis elle avait été envoyée au Japon, chez la famille Kururugi … C’était là que tout avait commencé entre eux trois … Cette histoire d’amitié qui persistait, aujourd’hui encore. Lelouch avait été le premier élève de l’académie Ashford à s’approcher de Suzaku et c’était grâce à lui qu’il avait pu s’intégrer dans l’école … Suzaku aurait voulu le remercier pour ce geste mais ne savait pas comment s’y prendre. Qu’est ce qui pourrait bien faire plaisir à un garçon comme lui qui semblait avoir tout ce dont il avait besoin ? En réalité, Suzaku avait parfois l’impression qu’il n’y avait que trois choses que Lelouch voulait. La première était de se venger de son père et de l’empire de Britannia. La seconde était de créer un monde meilleur pour Nanaly. Quand à la troisième … Il savait que Lelouch souhaitait qu’il quitter l’armé. Son ami n’avait pas caché sa joie en apprenant qu’il était suspendu durant une semaine. Suzaku pouvait comprendre ce qu’il éprouvait. Après tout, Suzaku faisait parti de l’armé qui protégeait l’empire qu’il détestait tant et qu’il désirait tellement détruire … Il était normal qu’il ait du mal à avaler la nouvelle. Mais malgré les multiples demandes de Lelouch, Suzaku ne voulait pas se retirer de l’armée. Combattre était le seul moyen qu’il avait de protéger les gens qui comptaient sur lui et de faire changer le Japon de l’intérieur. Cette petite phrase était presque devenu le credo de Kururugi Suzaku, qui n’avait pas hésité, à dix ans, à assassiner son propre père pour obtenir la paix qu’il désirait … Avec un tel passé, pas étonnant que Suzaku ait parfois des nuits agités … Il avait toujours été protégé et personne n’avait su que Suzaku était l’assassin de son propre père … On avait fait passer cela pour un suicide et l’adolescent n’avait jamais été puni pour son geste. Mais il savait qu’un jour, il faudrait qu’il s’explique à ce sujet et qu’un tel crime ne pourrait pas rester éternellement impuni. Il critiquait les agissements de Zero mais lui aussi était un assassin … Pour chasser ses idées noirs, il se dirigea vers le bâtiment où vivait Nanaly et Lelouch avec dans l’idée de demander à Lelouch si il désirait faire un tour en ville pour se changer les idées après les cours de rattrapage qu’ils avaient tous les deux eu à effectuer. Si il avait su ce que cette visite allait engendrer, peut être aurait il décider de se rendre dans la salle du conseil des élèves …

Suzaku courait pour échapper à ce qu’il venait de voir. C’était tout simplement impossible ! Il avait obligatoirement rêvé … Ce qu’il avait aperçut ne pouvait pas être vrai ! C’était forcément un mauvais rêve, il n’y avait pas d’autre solution ! Le soldat trébucha sur une caillou et la douleur de sa chute prouva au pilote du lancelot que tout était bien réel … Ce qu’il avait vu dans la chambre de Lelouch n’était malheureusement pas juste une illusion, tout était bien vrai … Des larmes de rage avaient commencé à couler sur les joues du pilote qui ne savait pas où se réfugier pour oublier cette vision. Il n’arrivait pas à le croire … Cela ne pouvait pas être la réalité sinon … Sinon il ne pourrait jamais s’en remettre …

*flash back*

- Bonjour Suzaku, il est rare de te voir ici …
- Je suis désolé de te déranger Nanaly … Je voulais juste invité Lelouch à sortir faire un tour en ville avec moi. Cela fait tellement longtemps que nous n’avons pas discuter tous les deux …
- Je vois … répondit la jeune aveugle avec un sourire espiègle. Tu es nostalgique du temps où tu avais nii-san pour toi tout seul …

Les joues de Suzaku s’embrasèrent à cette remarque. Cela était peut être vrai mine de rien. Peut être désirait il avoir Lelouch pour lui, ce qui expliquait qu’il soit aussi jaloux de le partager avec tous les autres élèves de l’école. Mais une fois de plus, la clairvoyance de la jeune handicapée le mettait mal à l’aise et il ne savait absolument pas quoi répondre à ça. De toute façon, si il paraissait gêné, sa voix le trahirait. Nanaly était capable de comprendre les sentiments des gens à l’intonation de leur voix, comme elle l’avait fait lorsque Arthur avait volé quelque chose à Lelouch. Comprenant qu’il n’avait aucune solution pour couper cour à la conversation, le pilote du Lancelot garda le silence et la princesse repris :

- Nii-san c’est enfermé dans sa chambre et je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il peut être en train de faire mais je pense que ça ne le dérangera pas si tu montes le voir … Nii-san aussi a de bon souvenir de l’époque où vous étiez enfants …

Suzaku eu un petit soupir en repensant à cette époque bénit de l’enfance, lorsque tout était simple. A l’époque, il était juste le fils du premier ministre du Japon et Lelouch était un prince de l’empire Britannia qui avait servit de « monnaie d’échange », avec sa sœur. C’était avant que Suzaku ne tâche ses mains du sang de son père et qu’il ne devienne un meurtrier. Avant même qu’il ne rentre de l’armée … Avant l’annexion du Japon. Tous ces souvenirs étaient tellement lointain maintenant qu’il lui faisait presque mal … Mais il continuait à aimer Lelouch … Il ne savait pas si ce qu’il éprouvait était réellement de l’amour. Après tout, ils étaient deux hommes. Après tout, ils étaient amis d’enfance. Mais que pouvait il faire pour combattre tous ces sentiments qui s’insinuaient en lui lorsqu’il pensait au prince déchu ? Lelouch était le seul qui faisait battre son cœur de cette façon et il n’y avait pas trente six milles façons d’interpréter cette joie qui s’emparait de lui lorsqu’il voyait le visage de son ami … Il aimait Lelouch, cela ne faisait aucun doute.
Arrivé devant la porte, Suzaku pris une grande inspiration. Il allait juste l’invité à faire un tour en ville pour discuter de lorsqu’ils étaient enfants … Essayer d’oublier la guerre qui faisait rage et le fait qu’ils n’étaient pas d’accore sur de nombreuses choses au sujet de cette guerre. En effet, Lelouch semblait plutôt soutenir Zero, même si il ne le montrait pas, et Suzaku était le chevalier de la princesse Euphémia, le pilote du Lancelot, l’ennemi de Zero … Mais ils étaient amis, peu importait leur divergence d’opinion, certaines choses ne changeaient jamais. Il frappa trop petit coup à la porte et s’annonça. Il n’eu pas le temps de prendre en compte le « attends, n’entre pas tout de suite » affolé de Lelouch. Et il vit ce qu’il n’aurait pas dû voir … Le casque noir de l’ennemi de l’empire entre les mains de la personne qui comptait le plus pour lui …

*fin du flash back*

« Lelouch est Zero ! » Cette pensée frappait l’esprit de Suzaku alors qu’il courait sous le soleil puissant. A mesure qu’il glissait, tombait, se redressait, des larmes de rage, d’impuissance et de tristesse coulait le long de ses joues, ne lui laissant aucun répit pour reprendre son souffle normalement. Il n’arrivait tout simplement pas à croire ce qu’il avait vu. Il avait toujours su que Lelouch désirait détruire Britannia … Il le lui avait dit lorsqu’ils avaient dix ans. Mais de là à devenir à terroriste ! Pire encore … Tout cela était de la faute du jeune soldat. La première apparition de Zero avait eu lieu lorsqu’ils s’étaient retrouvés à Shinjuku. A ce moment là … Si il avait obéi aux ordres et tué son ami, Zero n’aurait jamais fait autant de victime. La mort du père de Shirley (1), la mort de toutes les personnes qui avaient été tué pour les plans de Zero … Il en était responsable ! Tout comme lorsqu’il avait tué son père … Pourquoi est ce qu’il ne réussissait pas à faire autre chose qu’à provoquer la mort ? Alors qu’il faisait tout son possible pour créer un monde de paix ! Le destin de Kururugi Suzaku était il de semer la mort derrière lui par ses actions irréfléchis ? Il aurait mieux fait de ne pas désobéir aux ordres lorsqu’il avait eu l’occasion d’éliminer, enfin, Zero ! Peu importait le fait qu’il serait mort avec lui (2) … Mais pourquoi était il parti ? Il avait entendu sa propre voix dire qu’il désirait vivre alors que l’homme qui avait enlevé Nanaly à l’académie Ashford lui avait dit le contraire … Il lui avait dit qu’il espérait mourir au combat pour laver ses pêchers … Mais maintenant, il ne pouvait plus se permettre de mourir et de laisser le Japon dans un tel embarras à cause de ses actions … Mais il aimait Lelouch et il était désormais incapable de tuer Zero en sachant de qui il s’agissait en réalité … A force de courir, il était arrivé devant le quartier général … Pourquoi était il venu ici alors qu’il était suspendu pendant encore une semaine ? Il devait être vraiment stupide n’est ce pas … Pourtant, à la vue du bâtiment, ses larmes se calmèrent. Il n’avait pas le droit de se mettre dans un état pareil … Lelouch n’était pas Zero ! Lelouch était Lelouch, peu importait qu’il ait une, deux ou même trois identités, il restait Lelouch. Son ami d’enfance, son meilleur ami, la personne qu’il aimait le plus sur cette terre. La personne qu’il avait protégé de la mort quelques mois plus tôt sans se douter que cela causerait la mort de nombreuse personne et la naissance d’un terroriste beaucoup plus dangereux que tous les autres assemblés. Zero était son ennemi mais Zero était Lelouch … Il comprenait maintenant les demandes répétées de Zero pour qu’il se joigne à l’ordre des chevaliers noirs. Maintenant qu’il savait la vérité, il avait presque envi de reconsidérer sa requête et d’accepter sa proposition. Mais il ne le ferait pas. Par contre, il allait essayer de faire changer d’avis Lelouch. L’adolescent n’avait pas l’habitude de l’écouter mais il essayerait, juste pour avoir l’impression d’avoir fait quelque chose de bien, pour une fois.

Une heure et demi était passé depuis le moment où Suzaku s’était enfuit de la maison de Lelouch. Traînant dans les rues, il se demandait si Nanaly avait la moindre idée de l’identité de Zero … Probablement que non … Lelouch agissait sûrement pour protéger sa petite sœur du monde extérieur mais ne lui avait certainement pas dit la vérité sur l’identité de Zero … Il devait savoir que la jeune fille s’opposerait à de telles méthodes comme Suzaku passait déjà son temps à le faire. Il avait tant de fois critiqué Zero devant lui … Qu’avait il dû penser durant tout ce temps … Il devait ne rien en avoir à faire. Suzaku avait toujours eu l’impression que Lelouch se moquait de ce qu’il pensait …
Le soldat s’arrêta devant l’écran de télévision de la boutique de multimédia qui était en train de diffuser les nouvelles. Un moment, il avait eu l’impression de voir le masque de Zero mais il n’en voyait plus aucune trace désormais … Peut être que tout cela était juste son imagination … Il devait trop penser à Lelouch si bien qu’il avait l’impression de le voir partout … Mais au moment où l’adolescent commençait à penser cela, Zero apparut de nouveau à l’écran. Le pilote du Lancelot regarda vaguement les sous titres qui parlaient d’une nouvelle attaque des chevaliers noirs dans la banlieux de Tokyo … Suzaku avait l’impression d’avoir déjà entendu parlé d’une telle mission … Soudain, cela lui revint. Il s’agissait d’essayer de faire sortir Zero de son trou pour s’en débarrasser une fois pour toute. Il avait vaguement entendu cela lorsqu’il avait quitté la base la veille. Lelouch était un fin stratège mais dans cette situation, il ne pourrait pas avoir le dessus et ne pourrait probablement pas s’en sortir ! Et comme par hasard, c’était maintenant qu’il n’avait pas le Lancelot ! Il allait devoir prendre les transports en commun, comme tout le monde … Et c’était long ! Il n’arriverait jamais à temps de cette manière … Sauf si …

- Excusez moi, je voudrais réquisitionner votre véhicule … Suzaku avait pris un ton poli par s’adresser à un jeune homme qui passait à ce moment là en moto. Rivalz était, en général, toujours dans le coin mais aujourd’hui, il n’en voyait même pas la trace.
- Comment ça ?! C’est une blague ! Répondit le passant qui semblait irrité.
- Je suis Kururugi Suzaku (3) et j’aurais besoin de votre véhicule pour vous protéger des attaques terroriste ! Alors, vous allez me le donner oui !

Cette fois, le soldat avait totalement perdu son calme habituel et n’avait pas hésité à crier sur le pauvre passant qui tendit à l’adolescent la moto, les clés et même son propre casque en le priant de faire ce qu’il voulait avec … Il s’en rachèterait une. Le pilote du Lancelot s’en voulait de s’être énervé contre cet homme qui n’avait rien à voir avec ses problèmes mais il était vraiment pressé maintenant, si il voulait arrivé avant que le piège ne se referme sur son ami … Mais qu’est ce qui lui prenait … Quelques heures avant, il ne rêvait que de capturer Zero et maintenant qu’il savait qu’il s’agissait de Lelouch, il se mettait en tête de le protéger … il éprouvait des sentiments étrange qu’il ne contrôlait absolument pas et qu’il n’avait pas l’habitude d’éprouvait. Il ne voulait pas qu’il arrive quoi que se soit à Lelouch, même si il était un traître. Désormais, le fait qu’il soit Zero ne lui importait plus car, même si il était Zero, il était toujours et avant tout Lelouch Vi Britannia, son ami d’enfance et son premier amour … Alors il voulait le protéger, c’était normal et parfaitement compréhensible. Mais Suzaku se maudissait pour ça.


Il arriva enfin sur les lieux de la bataille au moment où il pensait faire demi tour à cause du trafic intense. Zero/Lelouch était là … Comme toujours, il semblait sur de lui alors qu’il était tombé dans les filets installés par Cornélia. Suzaku assistait, impuissant, à ce qui n’allait pas tarder à être la défaite et l’exécution de Zero. Un détail lui revint en mémoire … Cornélia était la sœur de Lelouch … Comment allait elle réagir en voyait qu’elle venait de donner l’ordre d’assassiner son petit frère ? Suzaku n’aurait pas l’occasion de le savoir … Parce qu’au moment où les armes allaient tirer sur son ami, dans un sursaut de conscience et peut être dans le désire de racheter toutes les fautes qu’il avait fait durant sa vie, il se jeta sur le Britannien en criant « Lelouch, attention ! ».
Les armes tirèrent malgré tout, prises au dépourvu. Le corps de Suzaku s’écroula à côté de celui de Lelouch qui était tombait à terre lorsque son ami l’avait poussé. Lelouch avait dû comprendre ce qui s’était passé car il s’approcha doucement du corps immobile de son meilleur ami, retira le casque de Zero et murmura d’une petite voix, quelque peu étouffé par les larmes qui commençaient à couler le long de ses joues : « Suzaku … »

- Je suis désolé Lelouch, je voulais juste te protéger …
- Tu as toujours été tellement bête Suzaku … Arrêtes de parler, je vais chercher un médecin …

Suzaku aurait voulu rire mais dans sa position, il ne pouvait même plus. Lelouch était plus intelligent que lui d’habitude. Il devait se douter qu’un médecin ne servirait à rien … Le soldat fut ravi de voir que, du côté de l’armée, Euphémia avait arrêté l’action militaire. Au moins, il pourrait dire correctement « adieu » à Lelouch, sans craindre que les armes blessent le prince.

- Lelouch, je crois … murmura le pilote du Lancelot avec les forces qui lui restait, je crois que je t’ai toujours aimé.

Il eu l’impression que Lelouch répondait quelque chose du genre « je savais » mais sa voix ne lui parvenait plus … Des larmes que le soldat ne pouvait retenir coulaient le long de ses joues mais cette fois, elles étaient totalement dépourvu le haine ou de colère. C’était juste des larmes de soulagement … Le soulagement d’avoir, au moins, réussi à protéger son ami … Il ne voyait plus son visage ni plus rien autour de lui mais il avait le sentiment d’avoir fait quelque chose de sa vie … Mine de rien, il n’aura pas juste été une erreur …

Suzaku Kururugi tenta de murmurer quelque chose avec ces dernières forces … Une dernière parole à son amoureux de toujours … Une petite phrase du genre « je t’attendrais » … Mais il n’arriva même pas à prononcer le premier mot. Lelouch regardait, sans comprendre et impuissant, son ami d’enfance. Normalement, le geass qu’il avait utilisé sur lui aurait dû le protéger … Il n’aurait pas dû pouvoir mourir … « Vis » … C’était l’ordre qu’il lui avait donné … Alors pourquoi était il mort pour lui ? On pouvait résister au geass ? Voilà qui serait une information utile à savoir pour la bataille finale mais en pensant au prix qu’il avait dû payer pour la connaître, une dernière larme roula le long de sa joue. Dans la mesure où le dernier geste de Suzaku avait été de le protéger, lui, Zero, il allait être considéré comme un traître … Il ne pouvait pas laisser son corps ici … Il ne lui restait plus qu’une solution. Utiliser le geass sur les gens présents ici pour qu’ils le laissent partir avec Suzaku. Même si, pour cela, il devait perdre la possibilité d’obtenir des informations sur la mort de sa mère par Cornélia. Après ce que Suzaku avait eu le courage de lui dire, il ne pouvait pas l’abandonner ici … Lelouch activa son geass … La partie n’était pas encore finie, même si elle avait coûté la vie de son meilleur ami.
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(1) --> Je ne me souviens pas si le père de Sheiley est déjà mort à ce moment là en réalité mais il me semble que oui ...
(2) --> Le plan concistait en effet à utiliser Suzaku pour couper toute retraite à Zero mais il aurait été tué avec Lelouch. Je crois d'ailleurs c'est pour cette raison que Lelouch lui a demandé de vivre à ce moment là ...
(3) --> Non, il n'a pas la grosse tête. Il donne son nom parce que Suzaku est un peu devenu l'icone de l'armée Britannienne.

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